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«La vitesse n’est pas faite pour les routes»

Simulation d’accident en guise de sensibilisation

Claude Thibodeau par Claude Thibodeau
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Article mis en ligne le 20 mai 2009 à 14:04
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«La vitesse n’est pas faite pour les routes»
Une simulation pour sensibiliser les jeunes aux dangers de l’alcool et de la vitesse au volant.
«La vitesse n’est pas faite pour les routes»
Simulation d’accident en guise de sensibilisation
«Les routes ne doivent pas devenir des pistes de course. La vitesse n’est pas faite pour les routes», a lancé le coureur automobile Bertrand Godin aux élèves de cinquième secondaire invités à la simulation d’un accident mortel, mercredi avant-midi, au Colisée Desjardins de Victoriaville.
L’invité spécial parle par expérience, lui qui a mis en pièce son tout premier véhicule, une Plymouth 1977. «À 15 ans, on rêve d’avoir notre permis et ensuite d’avoir notre première voiture pour avoir du succès avec les filles. Avec ma première voiture, j’ai voulu épater la galerie, j’ai circulé à 170 km/h dans un chemin de campagne. Je pensais bien pouvoir négocier le virage à droite. Mais il y a eu un tête-à-queue et des tonneaux. Mon passager n’a pas été blessé. On a été chanceux de s’en sortir vivant, a raconté Bertrand Godin. Mon véhicule était une perte totale. Ce fut toute une leçon.»

Le coureur automobile ne veut pas susciter la peur, mais bien une prise de conscience. «Ça peut vous arriver. À vous de prendre vos responsabilités. Soyez attentifs, sobres et éveillés quand vous démarrez votre voiture», a-t-il lancé.

Entre 500 et 600 élèves des écoles secondaires de la MRC d’Arthabaska ont assisté à cette simulation, une activité de sensibilisation en lien avec la tenue prochaine des bals de finissants.

«Le but est de sensibiliser les jeunes aux dangers que représentent la vitesse et l’alcool au volant de façon à rendre nos routes plus sécuritaires. On essaie de se rapprocher de la réalité avec la simulation qui implique les policiers, les pompiers, les techniciens ambulanciers paramédics, le remorqueur et même le salon funéraire», a expliqué l’agent Yannick Connolly de la SQ de la MRC d’Arthabaska, principal organisateur de l’activité.

En s’adressant aux jeunes installés dans les gradins, l’agent Connolly leur a rappelé leur responsabilité de rendre les routes sécuritaires. «La simulation vous montre les conséquences de l’alcool au volant, de la conduite dangereuse et de la vitesse. Des comportements susceptibles d’entraîner des poursuites criminelles», a-t-il souligné.

Un reconstitutionniste de la SQ, Renaud Béland, a pris également la parole pour préciser son travail et expliquer les différentes méthodes utilisées pour déterminer la vitesse des véhicules au moment de l’accident.

Tour à tour, les représentants du Service de sécurité incendie de Victoriaville, d’Urgences Bois-Francs et de la SQ prenaient le micro pour expliquer le travail qu’effectuaient devant les élèves les intervenants d’urgence.

Quatre jeunes comédiens, Félix Labonté-Chabot, Noémi Drolet, Joannie Fournier et Gabriel Lainesse ont joué le jeu, l’un faisant la victime, l’autre le conducteur ivre et une autre la jeune fille coincée dans un véhicule. La jeune Maly, elle, campait le rôle d'une fillette blessée dans un véhicule.

Il s’agissait d’une deuxième simulation du genre à Victoriaville. «Difficile de donner des pourcentages, mais je crois qu’une activité du genre produit des résultats chez les jeunes», a confié le policier Connolly.

La Sûreté du Québec rappelle que les accidents de la route tuent, avec les suicides, le plus de jeunes âgés de 16 à 24 ans et 80% des accidents sont attribuables à une erreur humaine et pourraient ainsi être évités.

Titulaires des permis de conduire dans une proportion de 10%, les jeunes de 16 à 24 ans sont pourtant impliqués dans 24% des accidents avec blessés.

L’inexpérience et la témérité constituent les causes principales d’accident.

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