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La Nouvelle / L'Union
Tribune Libre
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Je me souviens et j'aimerais vous faire rêver

Article mis en ligne le 15 mai 2009 à 8:41
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Je me souviens et j'aimerais vous faire rêver
Je me souviens d'un temps pas si lointain, 30 ans c'est vite passé, où les contribuables se faisaient tous un devoir de faire un terme au conseil municipal parce qu'ils s'intéressaient tous aux affaires qui les concernaient et qu'ils devaient s'assurer que leur argent durement gagné était bien utilisé pour la sauvegarde des acquis payés par eux, leur parenté et voisins, avec leurs taxes.

À cette même époque pas si lointaine, on côtoyait quotidiennement nos élus municipaux qui faisaient tous partie de notre quotidien : on pouvait alors leur parler à tout moment et, à cette même époque, chaque cent était divisé par quatre, car ils avaient à cœur de ménager en pensant aux contribuables qui croyaient en eux. On appelait ça gérer en bon père de famille.

Je me questionne en cette période où j'apprends que la dette d'Asbestos est de plus de 7 M $ et que je vois l'état des chemins et trottoirs où on risque de se ramasser par terre ou bien de briser notre véhicule au temps des belles saisons.

J'ai la nostalgie de ce temps béni où on pouvait s'exprimer et être écouté avec respect et intérêt, sans passer pour une menace sur l'ensemble du conseil que tu déranges et qui ne cherche qu'à te prendre en défaut pour te poursuivre à grands frais d'avocat pour conserver et protéger lsa puissance.

En novembre, cette année, y'a-t-il quelqu'un d'assez courageux pour nous faire rêver que les choses peuvent changer pour le mieux et dans le seul intérêt des contribuables qui n'en peuvent plus de supporter les extravagances de nos élus actuels?

C'est devenu un problème de conscience et détrompez-vous, si vous croyez qu'il faut des diplômes particuliers : il ne faut que du dévouement, du courage, de l'honnêteté et de la transparence. Le reste s'apprend facilement, croyez-moi et, surtout, il faut aimer sa ville et ses habitants et comprendre et s'inquiéter de l'état actuel des choses et vouloir redonner confiance qu'une gestion prudente serait de mise en ces durs temps.

Mireille Paquette

Asbestos

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