Jacques et Julie proposent une grande variété de transplants à la population pour aider au financement de leur stage à l’international l’an prochain.
Agriculture bio : deux passionnés offrent les fruits de leur travail
Elle est originaire de Montréal, lui des Îles-de-la-Madeleine. Julie Raymond et Jacques Gaudet étudient tous deux en gestion et exploitation d’une entreprise agricole au cégep de Victoriaville. Et ils ont choisi, comme spécialisation, la culture légumière et fruitière biologique.
Pour aider au financement d’un stage en sol étranger, ils proposent les fruits de leurs efforts à toute la population en organisant une vente de transplants biologiques.
Une grande variété de produits s’offre aux citoyens. «On en a fait une grande variété pour offrir une sélection intéressante aux clients», mentionne Julie.
Qu’on parle de légumes (tomates, laitue concombre, choux, brocoli, poivron…), de fines herbes (basilic, thym, persil, lavande et autres) ou de plantes médicinales et fleurs comestibles, les intéressés y trouveront leur compte.
La population pourra s’en procurer en se rendant dans les serres du Cégep le dimanche 24 mai, de même que les samedi et dimanche 30 et 31 mai entre 9 h et 16 h.
On peut aussi en réserver à l’avance, d’ici le 23 mai. On s’assure ainsi d’un plus grand choix. En communiquant par courriel à l’adresse phytophiles@hotmail.fr, Julie et Jacques feront parvenir aux demandeurs de la documentation et les bons de commande.
Leurs produits, cultivés de façon biologique, ont obtenu d’ailleurs la certification Éco-serre.
Les deux étudiants, qui entament la troisième année de leur programme, comptent effectuer leur stage vers l’été 2010.
Si Jacques lorgne vers la France, Julie compte bien se diriger vers un pays du continent africain pour collaborer à un projet pouvant, l’espère-t-elle, favoriser la sécurité alimentaire chez des moins bien nantis. «J’aimerais travailler sur un projet axé sur le développement agricole, développer un modèle en banlieue d’une ville, auprès de gens pauvres, selon les besoins des paysans. Un projet qui aurait pour mission de promouvoir la sécurité alimentaire de femmes et d’enfants», explique-t-elle.
Jacques, lui, ira en stage dans une ferme faisant office de centre de recherche et de formation où l’on enseigne aussi la traction animale, à cheval. «À mon retour aux Îles-de-la-Madeleine, après ma formation, je pourrai mettre en pratique mes connaissances et m’adonner peut-être à l’enseignement», note-t-il.
L’étudiant et l’étudiante apprécient la formation qu’ils reçoivent au cégep de Victoriaville «J’ai choisi Victo pour le programme. C’est le seul programme technique concernant l’agriculture biologique au Québec», signale Jacques Gaudet.
L’aspect biologique attirait aussi Julie Raymond, une diplômée en horticulture ornementale. «Quand j’ai vu que ça se donnait ici, je n’ai pas hésité», affirme celle qui aimerait bien s’établir dans la région, une fois les études terminées.
La formation, dit-elle, se veut très complète. «On apprend la soudure, à couper du bois, bref c’est très stimulant», commente-t-elle.
En troisième année, on axera davantage sur la gestion, les finances, l’établissement d’un plan d’affaires. «Le but, c’est qu’une fois la formation complétée, nous soyons en mesure de gérer et d’exploiter une entreprise agricole», souligne-t-elle.
La spécialisation biologique dans laquelle évoluent Julie et Jacques compte une douzaine d’étudiants et une dizaine d’enseignants. Le programme Gestion et exploitation d’une entreprise agricole regroupe, au total, une quarantaine d’étudiants.
Le professeur Yves Auger a de bons mots pour ses élèves, saluant notamment leur autonomie. «Ils sont autonomes, ils prennent en charge leur production. On peut se fier à eux, comme s’ils étaient des employés», observe-t-il.
Le projet qu’ils ont entrepris exige beaucoup de temps. «Et ils le font en dehors des heures de cours», précise-t-il aussi.
«On a commencé cela il y a 15 semaines et nous arrivons à l’achèvement», constate Julie. Pour elle, c’est le plus beau travail qui soit. «C’est la plus belle «job», il y a toujours des défis, toujours des remises en question et on est en harmonie avec la nature», ajoute-t-elle.
La réussite dans le domaine biologique, explique Jacques, requiert certaines dispositions. «D’abord la prévention, prévenir les problèmes en créant un milieu favorable, avec une bonne température, une humidité adéquate. Il faut faire appel à des prédateurs pour contrôler les indésirables, les ravageurs. Mais on recherche un équilibre. Il ne faut pas tout éliminer. On tolère, on établit certains seuils», explique-t-il.
Pour la fertilisation, évidemment on évite les engrais pour utiliser plutôt du compost fabriqué au Cégep même.
«Tout le travail demande également beaucoup d’observation», mentionne le jeune homme. «Il n’y a pas de recette toute faite, renchérit Julie. Ça se bâtit avec le temps.»
«On doit toujours s’adapter, ajoute l’enseignant Auger, car on travaille avec du matériel vivant.»
Le public pourra donc constater tout le travail accompli par les deux élèves et les encourager en achetant leurs produits. «Les gens ne doivent pas s’attendre à un méga centre jardin. Mais on y a mis tout notre cœur et notre âme», conclut Julie.
Vivianne Gagnon
Commentaire mis en ligne le 25 mai 2009Bravo pour le beau travail
J'aimerai recevoir une liste de choix a faire sur vos plans de fruits et légumes ainsi que les prix
merci!