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Le temps joue contre Stéphanie St-Pierre

Elle se remet d'une troisième opération au genou

Ghislain Chauvette par Ghislain Chauvette
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Article mis en ligne le 21 avril 2009 à 11:33
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Le temps joue contre Stéphanie St-Pierre
Stéphanie St-Pierre (photo d'archives)
Le temps joue contre Stéphanie St-Pierre
Elle se remet d'une troisième opération au genou
Les Jeux olympiques de 2010 à Vancouver figurent toujours dans la mire de Stéphanie St-Pierre, mais la bosseuse de 23 ans demeure également fort réaliste. Elle ne cache pas qu'elle n'a plus aucune marge de manœuvre, elle qui se remet présentement d'une opération au genou droit. C'est la troisième fois de sa carrière qu'elle doit subir une chirurgie à la suite d'une déchirure du ligament croisé antérieur.
Dans les faits, au cours des deux dernières saisons, elle s'est très peu entraînée sur les pentes de ski. Cette année, elle n'a pris part qu'à deux épreuves sur le circuit de la Coupe du monde avant de tomber au combat.

Elle a été opérée au genou droit il y a environ deux mois. «Ce n'est pas plus facile que la première fois. C'est long. Disons que ma patience est plus limitée, a confié la principale intéressée. Au cours des deux dernières années, mon physiothérapeute est devenu, ni plus ni moins, mon meilleur ami», a-t-elle ajouté à la blague.

Pour espérer représenter son pays à Vancouver, elle doit d'abord se qualifier. Elle n'aura que six compétitions de la Coupe du monde pour réussir l'exploit. Pour ce faire, elle devra recueillir quatre bons résultats.

Malgré sa blessure, son nom figure toujours au sein de l'équipe nationale. «Je vais tout tenter pour être à Vancouver, mais je ne compromettrai pas ma vie quotidienne. Dans les prochains mois, je devrai discuter avec mon équipe médicale et prendre une décision sur mon avenir. Je n'ai que 23 ans et je veux être encore capable de marcher à 40 ans», a-t-elle souligné.

Comme elle l'a toujours dit dans le passé, chaque athlète doit avoir un plan B. Elle est d'ailleurs inscrite à l'université, dans un baccalauréat en communication et marketing, avec une maîtrise intégrée en administration. D'ici la fin de l'été, elle complétera ses études collégiales.

«Si je continue sur le circuit de la Coupe du monde, je pourrais néanmoins commencer mes études universitaires, mais à temps partiel. D'autres athlètes le font présentement», a-t-elle conclu.

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