Bonjour lecteurs et lectrices! Durant l’écriture de ma toute dernière chanson «Pour que jamais tu m’oublies», j’ai sorti des tiroirs un vieux truc de parolier qui consiste à bouturer un couplet.
Il s’agit tous simplement d’écrire un quatrain «Couplet de quatre vers» pour ensuite séparer les deux premiers vers des deux derniers. Il est préférable de n’avoir aucune rime blanche. Voici la première version du quatrain de ma chanson.
Je rampe sur ton corps
Telle une flamme de l’enfer
Je m’incarne en lézard
Sur ta peau en désert
Vous conviendrez que je pourrais très bien utiliser mon couplet de cette façon. Mais j’ai plutôt, opté pour la version suivante avec la technique que je vous présente cette semaine. Regardez ci-dessous…
Pour que jamais tu m’oublies
Parolier : Éric Leblond
Je rampe sur ton corps
Telle une flamme de l’enfer
J’te caresse de mes griffes
Dans la nuit au grand jour
Je m’incarne en lézard
Sur ta peau en désert
Que nos larmes jaillissent
Au grand jour dans la nuit
Vous voyez! C’est simple et très efficace. Bien sûr, il vous faut remplir les vers vacants causés par la séparation. L’avantage de ce petit truc demeure les possibilités d’aller plus en profondeur sur le sujet ou jeter l’encre… ailleurs.
J’aimerais pour terminer attirer votre attention sur l’extrait de mon texte. Toutes mes rimes se répondent seulement qu’au deuxième couplet. De plus, le dernier vers de chacun de mes couplets est le même, mais j’ai réalisé un «Chiasme». Ce qui veut dire que mes deux vers ont été placés en croisée. Pourquoi? Pour une raison de monotonie. Bonne écriture!
Dans ma chronique «Les chansons thèmes», une lectrice m’a demandé si je connaissais quelques concours de paroliers. Alors, voici pour vous Rose, trois concours très intéressants. Ils ont tous des volets parolier. J’encourage d’autres personnes à me poser des questions. Merci de me lire!
Victoriaville en chansons
Informations : 1-819-357-5792
En scène
Concours de chant et d’humour
www.enscenedrummondville.com
Le concours National des paroliers
Info@journééhymneprintemps.qc.ca
beatrice plisson
Commentaire mis en ligne le 29 juin 2009Bonjour,
Je trouve vos articles épatants.
J'ai deux questions un peu bêtes (tant pis, je me lance): si je décide d'envoyer des paroles que j'ai écrites à un interprète, les paroles se présenteront alors un peu comme un poème, non? Je veux dire il n'est pas nécessaire que j'y indique des césures ?...
Par ailleurs, est-ce que je prends un risque que mes paroles soient utilisées à mon insu (par cet interprète), dois-je protéger "mes droits d'auteur" ?
Merci d'avance.
Béatrice.