Articles à vendre | Vente aux enchères | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne | Weblocal
La Nouvelle / L'Union
actualité
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Couleurs et saveurs… d'intégration

De nouvelles mesures pour accompagner les élèves immigrants

Hélène Ruel par Hélène Ruel
Voir tous les articles de Hélène Ruel
Article mis en ligne le 2 avril 2009 à 16:44
Soyez le premier à commenter cet article
Couleurs et saveurs… d'intégration
Geneviève Pinette et Alain Rayes en compagnie de trois élèves, Mai-Al-Reem Hussain (originaire d'Irak) Anthony Karagi (République démocratique du Congo) Jeiny Marcela Cordoba (Colombie)
Couleurs et saveurs… d'intégration
De nouvelles mesures pour accompagner les élèves immigrants
La première dégustation internationale organisée jeudi par le Comité d'accueil international (CAIBF) des Bois-Francs à la polyvalente Le boisé faisait partie des activités d'intégration de ces jeunes élèves immigrants, venus de Colombie, d'Irak, du Congo, dans leur nouveau milieu scolaire. «Certains arrivent parfois d'une école de village et se retrouvent ici dans une grosse école de 2 400 élèves. S'ils ont l'obligation de s'intégrer, on a le devoir de leur offrir de l'accompagnement», dit Alain Rayes, directeur de l'École secondaire Le tandem boisé.
Depuis janvier, grâce à une aide financière de 15 000 $ du ministère de l'Éducation, la Commission scolaire des Bois-Francs (CSBF), a créé une sorte de «CAI jeunesse», recrutant l'intervenante sociale, Geneviève Pinette à raison de deux jours par semaine.
Une agente de liaison
Postée à la polyvalente, Mme Pinette est chargée d'une double mission, faciliter l'intégration des jeunes immigrants et servir d'agente de liaison entre eux et leurs pairs, entre eux et le personnel scolaire, même entre l'école et leurs parents.
Comme au Comité d'accueil international où elle travaille habituellement, Mme Pinette répond à toutes sortes de demandes des jeunes élèves immigrants. L'un a besoin d'obtenir son numéro d'aide sociale. L'autre voudrait bien pouvoir s'expliquer avec un prof avec qui il vit un conflit. Un autre vit des difficultés d'ordre familial et a besoin d'une écoute. L'agente joue parfois un rôle de médiatrice.

«On s'est rendu compte que le Comité d'accueil international ne pouvait rendre service aux élèves parce qu'ils sont captifs dans leur milieu scolaire, accaparés par leur cours. C'est une façon pour nous d'aller vers eux.»

Ce projet, les activités d'intégration qui se développent, la récente entente entre la CSBF et le CAIBF pour la rémunération des services d'interprètes, s'implantent progressivement dans le milieu scolaire et favorisent non seulement l'intégration, mais aussi la réussite des élèves, dit Alain Rayes.
Difficile, l'intégration
Les mesures étaient dictées par une série de constats.
«On observait que l'intégration des élèves immigrants – ils sont une soixantaine – était difficile et qu'ils avaient plutôt tendance à se regrouper entre eux, surtout qu'ils restent au moins un an en classe d'accueil et de francisation. Nos enseignants, parfois dépassés, avaient également besoin d'un soutien», note le directeur.

M. Rayes parle, par ailleurs, de ces parents immigrés qui, jusqu'à l'année dernière, ne se présentaient généralement pas aux rencontres avec le prof de leur enfant, faute de comprendre ce que celui-ci avait à leur dire. «Les trois quarts ne venaient jamais. Ils viennent presque tous maintenant», se réjouit encore le directeur d'école.

Depuis le début de l'année scolaire, l'institution s'organise pour offrir aux élèves et à leurs parents immigrants une traduction des règlements de l'école, histoire de situer immédiatement le nouveau contexte dans lequel ils auront à évoluer.
Francisation intensive
L'augmentation des heures de cours de francisation devrait également contribuer à favoriser l'intégration des élèves.
Depuis tout récemment, explique l'une des deux enseignantes Réjeanne Lepage (Émilie Doucet étant l'autre) les jeunes nouveaux arrivants baignent cinq jours par semaine dans leurs cours de francisation avec quelques pauses pour des arts plastiques et de l'éducation physique. «Auparavant, et le programme était déjà bonifié, ils avaient huit cours de une heure et quart tous les neuf jours.»

La plupart des élèves arrivant ici parlent l'espagnol, l'arabe. Même les jeunes en provenance de la République démocratique du Congo – qui parlent français - passent par les classes d'accueil et de francisation. «Comme au Québec, tous les jeunes n'ont pas les mêmes capacités d'apprentissage et n'en sont pas tous au même niveau. Certains arrivent ici au secondaire incapables d'écrire dans leur langue maternelle», mentionne Alain Rayes.

Il faut, en moyenne, une bonne année à un adolescent nouvellement installé au Québec pour maîtriser la langue et se joindre à une classe «régulière». «Mais même s'ils sont encore en classe d'accueil et de francisation, on souhaite qu'ils commencent à se mêler aux autres», dit le directeur.
Un festival de saveurs
Jeudi dernier, la dégustation internationale a pris l'allure d'un festival de couleurs, d'arômes et de saveurs. On avait demandé aux parents des élèves en francisation de cuisiner un mets typique de leur pays d'origine. @R:Le buffet était somptueux, garni de biryani et de

kofta
d'Irak, d'empanadas de Colombie, de causa rellena péruvien (sorte de tourtière), de bananes plantains à la mode congolaise. Le Québec était aussi représenté par la soupe aux légumes racines. Même la Chine avait sa soupe won-ton, l'Italie sa pizza et la Finlande son breuvage de cassis.

Quelque 150 élèves, parents, amis et invités représentant la CSBF la Ville de Victoriaville, la Sûreté du Québec, les organismes partenaires ont pris part à la fête animée de musique et de petits spectacles.

La prochaine activité, une cérémonie d'accueil, aura lieu le 26 mai au Pavillon Arthabaska.

Tant du côté de la polyvalente que du CAI, on espère pouvoir continuer à offrir les services d'intégration. Mme Pinette mentionne qu'il serait aussi pertinent d'en offrir dans certaines écoles primaires de Victoriaville, l'école Sainte-Famille, par exemple, où débarquent régulièrement plusieurs écoliers venus de différents coins de la planète.

Ces articles pourraient également vous intéresser

Affichage des photos

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


Chez nos voisins


La question du net

  • Êtes-vous en faveur du projet d’un train rapide entre Québec et Windsor?
  • Oui
  • Non