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Les ouvriers du ministère des Transports en colère

Article mis en ligne le 2 avril 2009 à 10:23
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Les ouvriers du ministère des Transports en colère
Des ouvriers du ministère des Transports (MTQ) de la région Centre-du-Québec – Estrie - Mauricie ont manifesté devant les bureaux du député du comté de Drummond, Yves-François Blanchet, au 228, rue Hériot, Drummondville.
La cinquantaine de manifestants ont demandé au député que l’Opposition officielle rappelle au gouvernement libéral de respecter ses engagements à leur égard et d’arrêter de mettre des bâtons dans les roues.

Rappelons que lors de la dernière négociation du secteur public, le gouvernement s’était engagé à conclure un accord avec le Syndicat de la fonction publique du Québec (SFPQ) afin de mettre de l’avant des solutions qui permettraient de réaliser, en régie interne, des travaux actuellement confiés à des sous-traitants. D’après cet engagement pris en 2005, le gouvernement avait convenu de conclure ledit accord dans un délai de douze mois.

Quatre ans plus tard, le dossier est bloqué autant par le ministère des Transports que par les représentants du Conseil du trésor. Selon le SFPQ, l’employeur ajoute des nouvelles conditions dans leur proposition à la table qui n’ont jamais fait l’objet de nos discussions dans le cadre de la lettre d’entente.

«Nous mettons beaucoup d’effort pour en arriver à une solution gagnante pour tout le monde, mais le ministère des Transports et le Conseil du trésor ne font qu’à leur tête, explique Luc Légaré, président régional du SFPQ. Les ouvriers du MTQ en ont marre d’attendre la décision finale afin que soit régularisé un certain nombre de postes d’ouvriers saisonniers et occasionnels.»

La dégradation des infrastructures routières est une conséquence directe, selon le SFPQ, de la négligence du Ministère à réaliser l’entretien responsable de ses routes, viaducs et ponts par ses employés qui sont de moins en moins nombreux. «La réalité c’est que l’avidité constante du Conseil du trésor à réduire les emplois dans la fonction publique a un impact sur le ministère des Transports qui néglige ses responsabilités depuis de nombreuses années et s’est vidé de son expertise et de ses ressources les plus précieuses, c’est-à-dire ses employés», explique le porte-parole régional du SFPQ.

Selon le Syndicat, le ministère des Transports accorde de plus en plus de contrats à des sous-traitants, ce qui réduit d’autant le nombre de semaines travaillées par ses ouvriers. «Ainsi, pendant que les budgets alloués aux ressources humaines diminuent, les budgets pour la sous-traitance explosent. Il n’y a donc pas d’économies pour les contribuables, bien au contraire. Il y a surtout une perte d’expertise pour le MTQ et une dépendance accrue face au secteur privé», précise la vice-présidente nationale du SFPQ, Denise Boileau.
Lettre d’entente numéro 14
Le syndicat a expédié, dernièrement, une lettre à la directrice des ressources humaines du ministère des Transports et au Conseil du trésor où le syndicat fait part de ses désaccords et rappelle les conditions qui doivent être mises de l’avant afin que les discussions reviennent sur la bonne voie.
«Les membres syndicaux du comité conjoint se sentent floués et demandent de revenir à l’essence de la lettre d’entente no 14. Si, comme nous, ils veulent négocier, nous leur demandons de retirer les conditions exigées et de garder le cap sur les éléments discutés», de conclure la représentante nationale.
Portrait régional
Le Syndicat de la fonction publique du Québec (SFPQ) représente régionalement un peu plus de 4 000 membres, couverts par 10 contrats de travail différents, et l’entente dont il est ici mention pourrait toucher un peu plus de 50 ouvriers dans la grande région Centre-du-Québec – Estrie – Mauricie sur un total de 524 ouvriers à l’échelle provinciale qui travaillent à l’année, souvent depuis plusieurs années, sans sécurité d’emploi.

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