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Les vétérans quittent le cœur gros

Pierre-Olivier Girard par Pierre-Olivier Girard
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Article mis en ligne le 30 mars 2009 à 2:36
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Les vétérans quittent le cœur gros
Pier-Antoine Guillemette
Les vétérans quittent le cœur gros
Quoi de plus difficile à accepter pour un athlète que de terminer sa carrière junior sur une mauvaise note. Dominés en finale par le Cyclone de Saint-Cyrille en cinq rencontres, ils sont quatre joueurs du V. Boutin, âgés de 21 ans, qui devront accepter à jamais ce triste dénouement, qui forgera certainement leur caractère et leur désir de vaincre pour les prochaines années.
L’un d’entre eux qui brillera par son absence lors des prochaines saisons est certainement le cerbère Pier-Antoine Guillemette. Après deux ans à défendre la cage, le Plessisvillois avait leur cœur gros à savoir qu’il venait de disputer son tout dernier match devant ses partisans. «Ça fait très mal, car je nous voyais vraiment avec la bannière de la Coupe Dodge. C’est dur à accepter émotivement. Malgré tout, je suis content d’avoir eu la chance de porter l’uniforme du V. Boutin, une équipe qui est à jamais tatouée sur mon cœur. Je suis heureux de tout ce que j’ai accompli et d’avoir prouvé à certains que j’étais capable de me rendre aussi loin.»

Considéré par plusieurs comme la principale raison des succès de la formation plessisvilloise, Guillemette admet qu’il gardera de beaux souvenirs de cette grande expérience.

«Pendant ces deux années, j’ai eu la chance de côtoyer des coéquipiers incroyables qui sont devenus comme des frères pour moi. Aussi, le fait d’avoir gagné deux années consécutives le Tournoi de hockey provincial midget-junior de Dégelis est un grand exploit.»

Concernant son avenir, le cerbère était encore dans l’incertitude à savoir s’il accroche ses jambières ou non. «Pour l’instant, je n’ai reçu aucune offre. Il faut comprendre que j’ai une blonde et ma vie est ici, alors je ne sais pas si je serais prêt à tout chambarder. Par contre, si je me fais approcher, c’est certain que je vais étudier les possibilités», a-t-il conclu.

À l’attaque, la troupe de Stéphane Boulanger aura une énorme perte à combler, alors que l’un des meilleurs attaquants du circuit, Hugo Roy, en était aussi à sa dernière campagne.

«On ne s’est pas présenté comme le V. Boutin était capable de le faire. On a causé plusieurs revirements à la ligne bleue et le Cyclone en a profité. Il faut donner crédit aux joueurs adverses, qui ont travaillé plus fort que nous. Ils méritaient de repartir avec la victoire.»

Victime d’une blessure à un doigt en fin de saison, Roy admet qu’il n’était pas au sommet de sa forme lors de la finale. «J’étais rétabli à environ 70%. De plus, c’était difficile de renouer avec l’action après deux mois d’inactivité.»

Ce dernier a de grands projets pour l’année prochaine, puisqu’il envisage de poursuivre sa carrière de l’autre côté de l’océan Atlantique. «J’ai plusieurs contacts en France où j’aimerais bien poursuivre mon développement. Je viens tout juste de lâcher mes études, alors c’est mon plan de me tailler un poste dans la division un ou deux.»

Un autre pilier, cette fois-ci dans la brigade défensive, doit maintenant tourner la page après quatre ans de dévouement dans l’uniforme du V. Boutin, soit Tommy Desjardins.

«On a affronté un adversaire qui a travaillé plus fort que nous. Pourtant, je suis convaincu que tout le monde y a cru jusqu’à la toute dernière seconde, mais le Cyclone a toujours réussi à nous faire mal.»

«Il ne faut pas oublier que nous avions cette année une équipe assez jeune, alors c’était difficile pour plusieurs de garder le focus en tirant de l’arrière 3 à 1 dans la série. Trop souvent, on a préféré frapper l’adversaire au lieu de jouer tout simplement au hockey.»

Aussi, le vétéran soutient que l’arrivée de plusieurs recrues a quelque peu effacé toute l’histoire passée dans la rivalité avec le Cyclone.

«Pendant mes quatre années, on a toujours réussi à éliminer la formation de Saint-Cyrille lors des séries éliminatoires. C’est pour cette raison qu’il fallait s’attendre à ce que cette troupe soit gonflée à bloc. Il aurait fallu se rentrer cela dans la tête dès le premier match. Pour gagner, il faut détester l’adversaire et avoir le couteau entre les dents à tous les matchs.»

Pour expliquer les succès de son équipe, Desjardins croit que le tournant a eu lieu lors du Tournoi à Dégelis. «Cette compétition a permis de nous rassembler et de souder les liens pour les séries. C’est ce qui nous a permis d’éliminer les Frontaliers de Coaticook.»

Âgé de 21 ans, Bobby Houle gardera également de bons souvenirs de son séjour avec le V. Boutin.

«Malgré les pointages élevés, je crois que l’on a offert une bonne opposition à Saint-Cyrille. Tout s’est joué dans les dernières minutes de jeu, surtout dans les deux dernières rencontres. Malgré cela, j’ai adoré mes deux années avec le V. Boutin, surtout lorsque nous avons gagné à Dégelis. C’est certain que je vais toujours m’en rappeler.»

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