La Ville s’apprête à encadrer l’installation des enseignes sous forme de représentation.
Pas de permis, pas d’enseigne en 3D!
Jusqu’ici tolérées par la Ville de Victoriaville, les enseignes sous forme de représentation seront bientôt encadrées tant par le règlement de zonage que par les dispositions du PIIA (Plan d’implantation et d’intégration architecturale).
Le conseil municipal devrait adopter toutes les dispositions relatives à ce genre d’enseigne à la suite d’une consultation publique le 6 avril, consultation précédant la séance mensuelle ordinaire.
Désormais, quiconque veut installer une enseigne en trois dimensions devra respecter ces normes édictées par la Ville de Victoriaville. La requête fera aussi l’objet d’une analyse du Comité consultatif d’urbanisme.
De façon globale, la Ville veut s’assurer que ces enseignes ne deviennent pas des «nuisances visuelles». Elle en réglemente l’emplacement, la hauteur et, pour ainsi dire, l’apparence, les souhaitant esthétiques, durables, originales et bien intégrées à leur environnement.
Ce genre d’enseigne sera interdite au centre-ville, dans un secteur d'Arthabaska (rue Laurier et sur une portion du boulevard des Bois-Francs) ainsi que dans les zones à prédominance résidentielle.
Une seule enseigne sous forme de représentation par terrain, ne dépassant pas deux mètres de hauteur, sera autorisée. Si cette enseigne est installée de façon temporaire (moins de 90 jours), elle ne sera cependant pas comptabilisée dans le nombre maximal permis par la Ville.
En janvier dernier, la Ville de Victoriaville avait reporté l’adoption de l’ensemble de ses nouveaux règlements, le temps d’entendre les commentaires du créateur Steve Angers qui a fait de ces sculptures sa marque de commerce.
Toutes les entreprises et commerces ayant installé ce genre d’enseigne sont invités à se conformer aux nouvelles dispositions réglementaires. Sans permis, elles sont illégales et la Ville pourrait exiger qu’elles disparaissent du décor.
La séance de consultation publique du 6 avril portera sur d’autres dispositions au règlement de zonage, notamment sur les éoliennes domestiques. La Ville s’apprête à en autoriser l'implantation dans les cours des établissements scolaires, mais toujours pas en milieu résidentiel.