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Le respect envers le drapeau : ma montée de lait de la semaine!
D’entrée de jeu, je veux admettre que je suis un fédéraliste. Et que l’article n’a absolument rien à voir avec un parti pris politique. J’admets aussi d’emblée que je suis l’un de ces fatigants qui amène à l’attention des responsables appropriés, des plaintes quant aux drapeaux de piètre qualité déployés au haut des mats.
Je l’admets, un drapeau à une grande importance pour moi. Je pense à ceux et celles qui ont soit perdu la vie ou qui ont travaillé valeureusement pour la défense de ce symbole.
Ceci étant dit, il n’y a rien qui m’insulte le plus que d’observer au haut d’un mat, un drapeau représentant un pays, une province voire même une cause, qui est dans un état déplorable. En mon humble opinion, c’est un manque total de respect. Ça m’insulte encore plus lorsque ce drapeau est déployé sur un édifice gouvernemental ou sous responsabilité gouvernementale.
Je suis encore plus insulté quand cet édifice est un lieu d’enseignement supérieur tel qu’un Cégep. Un endroit privilégié s’il en est un, lieu d’enseignement, où les valeurs, débats et échanges d’idées prennent place.
Voici un bel exemple (voir photo) et c’est au Cégep de Victoriaville que ça se passe. Ça fait longtemps que l’état du drapeau du cégep de Victoriaville me tracassait, mais j’avais espoir qu’éventuellement quelqu’un voire même un haut gestionnaire verrait à faire rectifier la situation. J’avais hâte de voir combien de temps ça prendrait. Comme vous pouvez le constater sur la photo, on ne parle pas d’un drapeau effiloché juste un peu. On parle d’un drapeau de très piètre qualité et un drapeau qui aurait dû être changé il y a plus de six ou sept mois.
Au cégep de Victoriaville, c’est une des premières choses que l’on peut constater en approchant l’édifice.
Et comme on dit et comme on enseigne, nos opinions sur une personne et une compagnie se décident en dedans de 30 secondes, soit par l’accueil à la réception, la qualité de l’environnement et des structures etc.
C’est dans les petites choses qu’on juge une personne, voire un organisme. En tant que président d’une compagnie, la dernière chose que je voudrais voir, c’est le drapeau de mon organisation être déployé dans un état lamentable. L’image de ma compagnie serait trop importante pour cela. Je pense que le principe s’applique aussi à un Cégep, non?
Yves Ross
Victoriaville
L’auteur a été fonctionnaire pendant plus de 25 années. Il est autodidacte et critique régulièrement les dossiers en matière de gestion publique, d’administration et sur certaines questions politiques.