Cette mésaventure n’empêchera pas Laurent Thibault de voyager à nouveau à Acapulco. Il s’assurera toutefois de posséder son passeport.
Pas d’embarquement sans passeport
Un couple de Plessisville coincé sept jours au Mexique
Laurent Thibault, un entrepreneur en construction de Plessisville, et sa conjointe Manon Bernard, sont demeurés coincés au Mexique pendant sept jours parce qu’ils ne possédaient pas leur passeport leur permettant de reprendre l’avion pour rentrer au Canada.
C’est le Journal de Québec qui a d’abord rapporté la mésaventure du couple plessisvillois qui s’était fait dire par son agence de voyages de Victoriaville que le passeport n’était pas nécessaire pour Acapulco.
«Je n’ai d’ailleurs jamais eu besoin d’acheter de passeport pour Acapulco», de raconter M. Thibault lors de son passage à nos bureaux. «Ça fait 35 fois en 32 ans que je m’y rends sans problème. Encore pour ce voyage, j’avais fait affaire avec une agence de voyages pour ne pas avoir de problème et pour être sûr d’avoir les bons renseignements. Je m’étais informé si j’avais besoin d’un passeport et la réponse était négative. Le certificat de naissance accompagné de deux cartes d’identité avec photo était suffisant».
Même lors de son départ le 14 janvier dernier, personne à l’aéroport Pierre-Elliott Trudeau de Montréal ne lui avait indiqué que ça prendrait un passeport pour revenir au pays. Même chose pour sa conjointe qui l’a rejoint le 9 février.
«Nous avons fait un très beau voyage jusqu’au moment de notre départ le 25 février. Nous avons été très surpris d’apprendre par notre compagnie aérienne à l’aéroport d’Acapulco que nous aurions besoin de nos passeports pour rentrer au Canada. On nous a permis d’embarquer pour notre escale jusqu’à Mexico. Une fois sur place, la compagnie Mexicana nous a refusé l’embarquement vers Montréal sans nos passeports craignant pour son permis. Le seul moyen pour nous aurait été de nous procurer de nouveaux billets avec Air Transat ou Air Canada mais il n’y avait plus de place», d’ajouter M. Thibault.
«On nous a conseillé de nous rendre à l’ambassade canadienne de Mexico pour régulariser notre situation mais elle était située à une heure et demie de route en taxi et il était rendu 16 h et elle fermait à 17 h. Comme nous ne parlons ni anglais, ni espagnol, cela devenait trop compliqué pour nous dans cette grosse ville et nous avons plutôt choisi de prendre l’autobus et de retourner à Acapulco (située à six heures) parce qu’on y avait des amis qui pourraient nous aider. Nous avons reloué le même appartement où nous avions séjourné durant nos vacances», d’expliquer M. Thibault.
Le lendemain, M. Thibault affirme avoir communiqué de nouveau avec son agence de voyage de Victoriaville qui n’a finalement pu dénouer l’impasse.
«Durant la semaine, nous avons finalement pu obtenir des passeports temporaires à l’ambassade d’Acapulco et le 4 mars on pouvait rentrer chez nous avec la compagnie Mexicana qui nous a offert le vol entre Mexico et Montréal gratuitement nous laissant entendre que cette situation ne dépendait pas juste de nous autres. Nous avons cependant dû payer des frais pour le vol entre Acapulco et Mexico. À notre retour à Montréal, les douaniers ne comprenaient pas pourquoi la compagnie n’avait pas voulu nous embarquer avec notre certificat de naissance et nos cartes d’identité».
Cette expérience n’empêchera toutefois pas le couple de voyager à nouveau. Lui-même explique qu’il n’a jamais été inquiété de la situation. «Ma conjointe a été plus stressée et n’aurait pas voulu vivre ça toute seule. J’ai été chanceux d’avoir de l’argent sur moi et ma carte de guichet car la carte de crédit ne fonctionnait pas partout pour payer les courses en taxi ou encore les passeports temporaires à l’ambassade».
«J’ai toujours le goût de voyager à Acapulco», de dire M. Thibault. «Mais à l’avenir, je le ferai en m’assurant d’avoir mon passeport en mains».
Le couple entend maintenant poursuivre l’agence de voyages et la compagnie aérienne pour les frais occasionnés par ces désagréments qu’il estime à près de 2 000 $ ce qui inclut le billet d’avion entre Acapulco et Mexico, l’autobus, les frais d’hôtel et de téléphone ainsi qu’une semaine de travail pour la conjointe de M. Thibault et le coût des passeports temporaires.