Articles à vendre | Vente aux enchères | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne | Weblocal
La Nouvelle / L'Union
actualité
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Prix de l’essence : la population dort-elle au gaz?

Claude Thibodeau par Claude Thibodeau
Voir tous les articles de Claude Thibodeau
Article mis en ligne le 10 mars 2009 à 10:36
Réagissez à cet article
Prix de l’essence : la population dort-elle au gaz?
L’auteur Frédéric Quintal s’adressera au public le 31 mars au cégep de Victoriaville
Prix de l’essence : la population dort-elle au gaz?
L’auteur du livre L’essence à juste prix, Frédéric Quintal, s’amène à Victoriaville le 31 mars pour prononcer une conférence intitulée «Faire le plein ou dormir au gaz», proposée par différents organismes à l’occasion de la Semaine québécoise des adultes en formation.
«La conférence s’adresse à tous les consommateurs de produits pétroliers», indique, d’emblée, le conférencier qui s’intéresse, depuis 2000, à l’actualité pétrolière.

Au fil des ans, Frédéric Quintal a participé à plusieurs commissions parlementaires sur le sujet, a pris part à plusieurs conférences de presse, a mené différentes recherches. «J’ai dénoncé et critiqué à plusieurs reprises», rappelle-t-il.

Puis, en octobre 2005, il publie son livre qui lui a permis de gravir les échelons et de devenir une référence de choix pour les médias. «Mais, à un moment, j’ai pris une sabbatique des médias et refusé les entrevues. Oui, c’est exaltant les médias, mais ce n’est pas payant et ça brise une journée en deux», observe-t-il.

Inspiré par Al Gore et son documentaire, influencé aussi par un bonhomme comme Richard Desjardins, Frédéric Quintal entreprend, en octobre 2006, l’écriture de son documentaire qu’il présente finalement sous forme de conférence. «Le vocal et le visuel permettent de donner des explications claires, facilitant la digestion de la matière», explique le détenteur d’un baccalauréat en marketing.

«J’occupe toujours un emploi de croupier au Casino de Montréal. C’est juste la curiosité et les recherches qui m’ont mené là où je suis», dit-il.

Avec sa conférence du 31 mars, 19 h 30, au Grand auditorium du cégep de Victoriaville, Frédéric Quintal expliquera notamment les grands mythes et «c’est quoi se faire tromper durant des années». «Les propos peuvent choquer, ils portent à réfléchir. Ça va réveiller. J’ai une grande liberté éditoriale. Il n’existe aucune barrière entre moi et le public», précise-t-il.

Sa conférence comporte trois volets : les mécanismes du prix de l’essence, le jeu des communications et des interventions politiques et le manque de curiosité des consommateurs. «D’autres pays se lèvent pour dénoncer…», note le conférencier.

«Je veux susciter un éveil, expliquer les vraies choses. Nous, on laisse passer des choses, on manque de curiosité. Par exemple, on nous privatise la santé en pleine face et on ne réagit pas. Les décideurs jouent avec l’information et les relations publiques», ajoute-t-il.

Frédéric Quintal parcourt le Québec depuis un an avec sa conférence d’une durée d’environ 90 minutes. «La conférence évolue sans cesse en fonction de l’actualité, souligne-t-il. Je privilégie une interaction avec les gens, je pose des questions, j’aime faire parler les participants. Le but, c’est d’amorcer et d’améliorer leur compréhension, comprendre la base de certaines choses.»

L’accès à la conférence est gratuit, mais les intéressés doivent se procurer un laissez-passer pour obtenir l’une des 450 places disponibles. On peut le faire en contactant Éduco-Pop des Bois-Francs (819 758-5239), l’AGÉPA (819 795-4441) et au SASEC du Cégep (819 758-6401, poste 2465).

L’organisme Éduco-Pop profite, comme l’an dernier, de la conférence pour tenir une cueillette de livres pour les enfants âgés de 0 à 5 ans.

Les bouquins qu’apporteront les visiteurs seront remis aux CPE La Girouette et Fleur de Soleil de Plessisville et de Lyster, à deux garderies en milieu familial de Saint-Pierre-Baptiste et à la bibliothèque de Laurierville.
Le cartel
Frédéric Quintal dit avoir appris en même temps que tout le monde la mise au jour d’un cartel fixant le prix de l’essence dans la région des Bois-Francs.
«Cela a démontré les limites du Bureau de la concurrence. Il a fallu une délation, l’obtention d’un mandat d’un juge pour effectuer de l’écoute électronique. Les seules observations sur le terrain ne suffisaient pas», déplore-t-il, soutenant que le Bureau de la concurrence devrait bénéficier de plus grands pouvoirs pour déclencher une enquête.

L’auteur estime que le jeu des marges serrées peut avoir contribué à la collusion. «Si l’environnement avait été plus sain, peut-être que cette idée de manipuler les prix ne se serait pas concrétisée. Il serait intéressant d’en connaître l’origine», fait-il remarquer.

Ces articles pourraient également vous intéresser

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


Claude Beaulé, ing. Vertal inc.

Commentaire mis en ligne le 10 mars 2009

Je suis tout à fait d'accord, on dort au gaz et nous sommes endormis dans une vaste doudou médiatique qui nous distrait. Quand on est distrait par les potins télévisés en tout genre, on a tendance à oublier qu'on vit en société. N'importe quel groupe comme celui des pétrolières à l'agenda commercial serré peut nous en passer des belles sans que nous ne réagissions. Ils peuvent aussi mesurer l'état quotidien du sommeil général des consommateurs par des sondages d'opinion et des publicités tendancieuses du genre "On surveille les prix pour vous". Sous-entendu: ne vous occupez pas des prix des carburants, on les surveille pour vous, comme si on pouvait faire confiance au renard pour garder le poulailler.

Pour ma part, j'ai réagi de façon draconienne: transport en vélo, en train, en métro et en bus font parti de mon quotidien. D'ailleurs un vrai boycott des compagnies pétrolières prendrait forme par une adoption généralisée des modes de transport alternatif et par une interruption de la consommation de carburant, pas par un boycott d'une marque au profit d'une autre. Le but c'est de couper notre dépendance au pétrole, pas de changer de fournisseur. Mais j'oubliais, les gens sont endormis au gaz, il me faut donc parler plus fort pour les réveiller.

Claude Beaulé, ing.

Vertal inc.

Chez nos voisins


La question du net

  • Mangez-vous régulièrement des fruits et des légumes?
  • Oui
  • Non