Les organisateurs souhaitaient accueillir environ 500 personnes.
Les plus belles plumes se dévoilent à Victoriaville
Se voulant une vitrine inestimable pour les auteurs d’ici et une caverne d’Alibaba renfermant les plus beaux trésors littéraires pour les amateurs de lecture, le premier Salon du livre du Centre-du-Québec a enfin vu le jour à Victoriaville. Organisé à l’occasion de la Quinzaine des mots, ce rendez-vous des plus belles plumes de la région a accueilli une cinquantaine d’auteurs, dont plusieurs dévoilaient pour la toute première fois le fruit de leur talent à la face du monde.
Alors que le projet initial se voulait un petit rassemblement pour les artistes de sa maison d’édition, c’est finalement un évènement à caractère régional, et même provincial, que Manon Chillas a réussi à organiser en raison de la forte demande des écrivains. Le défi était encore plus périlleux pour la dame qui n’avait jamais planifié un tel évènement, alors que l’échéance restreinte ne laissait aucune place à l’erreur. «Nous avons eu seulement deux mois et demi pour tout organiser! Heureusement, j’ai eu la chance de compter sur une équipe formidable et sur une vingtaine de bénévoles qui ont fait un travail exceptionnel. En admirant le résultat de tous les efforts investis au cours des dernières semaines, on ne peut que se réjouir d’avoir décidé de se lancer dans ce projet!»
Afin d’offrir une vitrine, devenue de plus en plus rare, pour les auteurs qui en sont à leurs premiers pas dans ce métier, Mme Chillas a tenu à ouvrir la porte de son évènement aux auteurs moins connus, mais tout aussi prometteurs. «On aurait pu également nommer cette journée le Salon de l’auteur, puisque ce sont directement eux, et non les maisons d’édition, qui ont fait la démarche pour obtenir un kiosque. Aussi, ils n’ont pas eu à débourser des sommes astronomiques comme c’est le cas pour des Salons de grande envergure.»
En plus du passage du prolifique Alain M. Bergeron, écrivain de livres pour enfants, les visiteurs ont eu l’honneur d’admirer un chef-d’œuvre qui, malgré sa petite taille, n’a laissé personne indifférent. Écrit par G. Lévesque, ce livre intitulé Je ne le répéterai pas détient un record mondial (il ne contient aucune répétition du vocabulaire).
Que ce soit des verbes, adverbes, noms et adjectifs, cette obsession envers la répétition aura finalement permis à cet artiste d’utiliser 15 596 mots différents. «C’est vraiment un travail d’obsession textuel, a confié le principal intéressé qui était fier de présenter le résultat de ses trois ans de dur labeur. Je désirais créer quelque chose d’original et j’ai décidé d’y aller à partir de la matière première des romans, les mots. Ainsi, j’ai réussi à réaliser, avec beaucoup d’efforts et de maux de tête, quelque chose d’unique.»
Originaire de Charlevoix, résidant à Montréal, mais voyageur dans ses temps libres, M. Lévesque était très heureux d’être parmi les vedettes de cette grande première. «J’adore les Salons du livre, puisque c’est l’occasion de voir les gens se poser sur mes écrits. De plus, j’ai remarqué qu’il y a beaucoup d’intérêt et les gens sont allumés. Au lieu d’acheter les livres en librairie, ce genre de rendez-vous permet aux lecteurs d’échanger avec les auteurs et pour nous, de se faire connaître plus profondément et de créer des liens.»
Contrairement à la croyance populaire, plusieurs jeunes se sont assurés de ne pas rater ce rendez-vous, arborant leurs plus beaux sourires à la rencontre de leurs idoles. Certains d’entre eux ont même traversé de l’autre côté du kiosque en présentant leur tout premier livre en tant qu’artistes en herbe. «Il ne faut pas que la littérature meure avec le temps. À l’âge de 13 ans, je me suis dit que j’allais écrire mon premier livre et il a fallu que j’attende dans la trentaine pour réaliser mon projet de longue date. Dans le temps, j’étais une fille timide, mais mon rêve m’a permis de me tenir debout. Un salon se veut aussi l’occasion de partager nos expériences avec les jeunes en leur montrant que ça se fait un livre et que rien n’est impossible», conclut Manon Chillas.
Avec le succès connu, les organisatrices ont déjà confirmé avec enthousiasme que le Salon sera de retour l’an prochain.
David Martel, Artiste peintre
Commentaire mis en ligne le 26 février 2009Merci à Manon Chillas et son équipe pour la création de ce premier Salon du Livre du Centre du Québec. Très bonne organisation et avec des auteurs passionnants.
Merci à Pierre-Olivier de la Nouvelle/L'Union pour la couverture de l'événement.
Félicitations à tous les auteurs qui ont pris le temps de rédiger, de communiquer, de partager et de matérialiser leur pensée.
Signé: David Martel
Président d'honneur des 2 premiers Salon du Livre électronique en Estrie www.david-martel.com