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Tribune Libre
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Mme Coutel répond à M. Aubry

Article mis en ligne le 18 février 2009 à 21:48
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Mme Coutel répond à M. Aubry
En réponse à votre questionnement Monsieur Aubry : «Si vous aviez été élue, auriez-vous pu changer des choses?»

Monsieur Aubry,

Je me fais aujourd’hui un devoir de répondre à votre question, celle qui suit : «Si vous aviez été élue, auriez-vous pu changer des choses? À quand un gouvernement qui aura les couilles nécessaires pour s’attaquer aux vrais problèmes? Soit ceux de la classe moyenne, c’est-à-dire, les vrais payeurs de taxes, d’augmentations de toutes sortes, de tout bord tout côté. J’ai peine à croire que je verrai ça de mon vivant et je n’ai même pas encore 50 ans».

Je ne sais pas si vous avez pu me suivre ou me lire durant la dernière campagne électorale. Sans nous y ramener, je vais tenter de mieux vous définir ma vision d’un (e) élu (e).

Premièrement, je fais partie de la classe dite «moyenne» et je n’ai pas 50 ans. Je crois fermement qu’il nous appartient de faire changer les choses et non d’être fataliste devant l’avenir. C’est une des raisons primordiales qui me poussent vers la politique…

Je suis convaincue que le fait de se présenter en politique doit être porteur d’un état réel de convictions. Car que peut-on attendre d’un (e) candidat (e)? Est-ce d’avoir une vision de défense et de développement pour les gens de sa circonscription et d’affirmer des convictions solides? Ou bien encore, renier ces dernières? Ou en changer tous les jours au gré du vent ou de l’actualité? Je crois que la difficulté pour le citoyen est là, comment trancher entre les convictions profondes ou l’intérêt opportuniste d’un individu?

Être candidat (e) à une élection peut satisfaire l’ego le temps d’une campagne. La candidature est alors un prétexte pour satisfaire un intérêt personnel, pas nécessairement inavouable d'ailleurs, mais fondamentalement individualiste.

Mais si ce n’est que cela, le résultat ne peut s’inscrire dans un mouvement porté par et pour la population. C’est alors oublier l’essentiel de ce qui fait notre engagement. C’est pourquoi, j’ai toujours soutenu que «les bottines doivent suivre les babines»!

De se lancer en politique et ainsi être «au-devant», c’est d’accepter de n’être que cela, mais tout cela… C’est d’accepter aussi de s’effacer, de faire taire son ego pour se mettre au service de sa population et de n’être que cela… avec ses talents, ses qualités et sa détermination.

C’est être le porte-parole et l’exécutant du mouvement d’idées et d’aspirations des citoyens que l’on représente et qui nous ont élus. C’est de quitter son confort individuel pour les représenter. D’accepter de devenir la cible des coups bas assénés non pas tant pour ce qu’on est, mais pour les idées portées dans la défense de nos citoyens. Il en va de notre responsabilité à l’égard de ceux qui attendent de nous un changement profond, à l’égard de ceux qui croient en nous et qui espèrent de nous.

C’est aussi pourquoi je crois toujours à ce que j'ai dit pendant la campagne. Je comprends le rôle que je me dois de tenir auprès des citoyens d’Arthabaska. Je crois qu’il est inacceptable que le gouvernement actuel impose à la population des sacrifices qui, par ailleurs, ne s'appliquent même pas à lui-même, pas plus qu’à ses amis ni aux amis de ses amis.

Il faut se souvenir que derrière les chiffres sur l’économie lancés à tout vent par le gouvernement libéral pour se faire élire, il y a la réalité des femmes et des hommes qui en sont le fondement et qui sont et seront les plus touchés…! En fin de compte, avoir oublié dans la politique et dans l'économie la place des citoyens est une erreur fondamentale qui a si souvent fait échouer les réformes, fait obstacle au changement et nuit à l’avancement.

Alors, je répondrai dans un premier élan que si dans la majorité des circonscriptions du Québec les citoyens décident d’élire des personnes réellement prêtes à faire le travail attendu par et pour leurs électeurs avec la conviction de faire ce qu’il faut pour faire changer les choses, alors là nous aurons un gouvernement.

Pour conclure, ma grand-mère disait : «avoir des couilles, c’est avoir le courage de dire la vérité et d’assumer pleinement la défense de nos convictions». Alors, je réponds M. Aubry, malgré mon statut de femme, j’affirme avoir, comme vous dites, «des couilles»!

Merci de votre intervention,

Sincèrement, Catherine Coutel

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Commentaire mis en ligne le 20 février 2009
Madame,

Je suis entièrement d'accord avec vous. Je trouve que le gouvernement ambitionne vraiment quand il surtaxe ou il impose la classe moyenne comme il le fait.

Selon les statistiques, l'ensemble des impôts payés au Québec serait couvert par 60 % de population incluant les petites et moyennes entreprises qui n'ont pas les moyens de se mettre à l'abri avec les abris fiscaux.

J'ai comme vous hâte de voir à notre tête des dirigeants qui auront les couilles nécessaires pour rectifier cette situation?

C'est vraiment pas normal que 40 % de la population incluant les multinationnales ne payent une cent d'impôt. Le 40 % parce qu'ils n'ont pas assez de revenus imposables; les multinationnales parce qu'elles reportent leurs impôts à payer.


À agir comme cela, le gouvernement finira par épuiser et appauvrir la classe moyenne et l'ensemble des revenus nécessaires au maintien des services devra être réduit ou être payé par une plus petit nombre.

J'ai hâte que l'on mette des mesures pour récupérer les sommes reporté par ces compagnies. Saviez que des grandes compagnies comme Alcan et Pélado n'ont pas payé d'impôt depuis au-moins 10 ans. Et que cela, n'empêche pas Alcan de recevoir des subventions de notre cher gouvernement.

Franchement, mon mari aimerait mieux payé 29% d'impôt sur un salaire de 70 000$ par année que de payer 26 % sur un salaire de 40 000$ annuellement car il aurait plus d'argent pour couvrir ses besoins essentiels.

Quarante mille dollars pour faire vivre une famille en 2009, c'est pas le Pérou. Si le gouvernement continue dans cette même lancé, nous allons finir par nous retrouver en dépression économique tout comme l'Allemagne après la 2e guerre.

Chez nos voisins


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