Michel Levasseur a été sacré directeur artistique de l'année au gala des prix Opus.
Michel Levasseur sacré directeur artistique de l'année
Au gala des prix Opus
La douzième édition du gala des prix Opus, événement qui récompense les acteurs du milieu de la musique classique au Québec, a nommé comme directeur artistique de l'année, le directeur général et artistique du Festival international de musique actuelle de Victoriaville, Michel Levasseur.
Le récipiendaire du prix était sur place pour l'événement, même s'il ne s'attendait pas du tout à être récompensé. «On a usé de stratagème pour que je m'y rende», a-t-il expliqué au lendemain de la cérémonie qui s'est tenue à Montréal.
En effet, ni le FIMAV, ni les Disques Victo n'avaient proposé de candidatures de concerts ou de disques. «On m'a dit de venir pour garder contact avec le milieu artistique», a-t-il souligné.
Alors, Michel Levasseur a été bien surpris lorsqu'on l'a nommé directeur artistique de l'année. «C'est un beau prix. J'étais ému. C'est le premier prix d'importance reçu au niveau provincial et artistique», a-t-il mentionné.
Cette reconnaissance vient autant plus le toucher, en cette année où le conseil d'administration du FIMAV a décidé de prendre une pause, question de revenir sur des bases encore plus solides. «Ça vient toucher une corde sensible, cette reconnaissance artistique», ajoute-t-il.
Michel Levasseur a beaucoup apprécié l'accueil qu'on lui a fait lors de ce gala, et a avoué avoir ressenti beaucoup de sympathie et d'amitié de la part du milieu.
«Beaucoup de musiciens, qui sont déjà venus à Victoriaville sont venus me voir après», a-t-il mentionné. Cette remise de prix a permis à Michel Levasseur de rassurer les gens sur le retour, en 2010, du festival à Victoriaville. «Les gens espèrent beaucoup que le festival reviendra. Mais il y a toujours une certaine crainte lorsqu'on annonce un délai d'une année», a-t-il souligné.
Ce prix du Conseil québécois de la musique tombe à point alors que le directeur artistique présente des demandes de subventions. «Nous avons eu des rencontres de négociations avec les partenaires qui auront à statuer sur un plan triennal», estime-t-il. La reconnaissance artistique vient donc mettre du poids dans la balance, en faveur du FIMAV.
Actuellement, trois personnes travaillent, quatre jours par semaine, pour préparer le prochain festival. «Nous allons faire une mise en marché du prochain événement l'automne prochain dans le cadre d'une campagne de promotion», a-t-il indiqué. Ainsi, c'est à ce moment, et non au printemps comme il avait été mentionné précédemment, qu'un événement de musique actuelle, un avant-goût du 26e festival aurait lieu. «Nous avons trop de travail au niveau du financement. Nous souhaitons qu'en mai ou juin, les ententes soient conclues pour que l'année ait servi à quelque chose», estime-t-il.
Et ceux qui craignent que l'événement de musique actuelle ne revienne plus qu'aux deux ans, peuvent se rassurer. «Nous avons pris une pause cette année, mais l'objectif est de revenir ensuite annuellement. Un événement aux deux ans serait compliqué, pour le financement et les bénévoles», rassure Michel Levasseur.
C'est fort de ce prix que le directeur artistique continue le travail et espère que cette pause d'une année du Festival international de musique actuelle de Victoriaville aura comme effet de manquer aux gens. Cela permettra peut-être également de voir les impacts économiques de la tenue de l'événement dans la région. «Il y a le risque que les gens aillent voir ailleurs, mais pourquoi ne reviendraient-ils pas? Nous avons pris un risque calculé et cette pause était nécessaire», termine-t-il.