Articles à vendre | Vente aux enchères | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne | Weblocal
La Nouvelle / L'Union
Vie communautaire
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Les restrictions à l’assurance emploi : l’antichambre de la pauvreté?

Article mis en ligne le 19 janvier 2009 à 18:35
Lisez les 3 commentaires à propos de cet article / Réagissez à cet article
Les restrictions à l’assurance emploi : l’antichambre de la pauvreté?
La contribution à l’assurance emploi est une obligation pour tous les travailleurs.
L’assurance emploi devrait donc être un filet de sûreté pour toute personne en difficulté d’emploi. Par contre, si nous prenons le temps d’analyser ce qui empêche les gens d’en bénéficier, nous verrons que le chômage et la pauvreté sont liés de près.

«Assurance», voilà le terme employé pourtant! Que dire alors d’une assurance qui pénalise les payeurs dès le dépôt de leur demande : deux semaines de carence sont imposées, deux semaines de néant, ce qui représente deux semaines sans aucune rémunération. Mais ce qui est le plus cruel, c’est que 54 % des travailleurs, plus de la moitié de tous les payeurs qui ont contribué à cette «assurance», n’y auront pas accès. Avec autant d’exclus, il est clair que les critères d’admissibilité sont exagérément restrictifs et qu’ils devraient être revus.

De plus, que dire du maigre niveau de prestations qui n’est que de 55 % du salaire gagné? Aide-t-il les gens qui gagnent un salaire moyen à rester la tête hors de la pauvreté? NON! Cette assurance que tous les travailleurs paient devrait donner droit à des ressources financières pour conserver leur qualité de vie.

Si seulement 46% des travailleurs qui cotisent à l’assurance emploi y auront droit, demandons-nous ce qui arrivera aux autres? La plupart devront se diriger vers l’aide sociale, d’autres seront carrément sans aucune aide, des «sans chèque»… C’est ici que la pauvreté s’installe.

Pour diverses raisons, des gens perdent leur emploi. Mais tous ne sont pas mis à pieds, certains quittent d’eux-mêmes un emploi. Malgré des conditions de travail difficiles, des inégalités, du harcèlement, ils sont tenus responsables de leur départ et jugés inadmissibles à l’assurance emploi. Les raisons sont rarement prises en considération. La loi s’applique! Et si la loi était trop sévère…

De plus, le retour dans un emploi où les conditions de travail sont abusives, inacceptables, devrait aussi être examiné car il n’aide sûrement pas les payeurs à se valoriser. Il est donc évident que le régime d’assurance emploi devrait reconsidérer l’admissibilité en tenant compte de la situation de chacun.

Le fait de quitter un emploi ou de le perdre et la non admissibilité aux prestations ne les aident sûrement pas à maintenir un niveau de vie normal. L’assurance emploi est une «assurance» que nous payons tous et qui a un taux d’admission trop sévère. Le fait que seulement 46% des payeurs pourront en bénéficier démontre que le chômage, et sa loi, font des victimes!

L’accroissement des problèmes liés à la pauvreté devrait nous inciter à réagir car l’assurance emploi n’évolue pas selon les réalités de la vie d’aujourd’hui. Que fait-on dans notre société pour clarifier ces situations?

Des regroupements, comme le Regroupement des sans-emploi de Victoriaville, existent pour aider les gens en difficulté, pour aider les gens à connaître leurs droits. Ils revendiquent des améliorations au régime de sorte qu’il offre une couverture à toutes les catégories de l’assurance emploi : temps plein, temps partiel, occasionnel, congé parental, congé de compassion, chômage maladie, etc.

Ils tentent de faire assouplir la loi sur les questions du nombre d’heure requises pour l’admissibilité, le nombre de semaines de prestations et la fin des exclusions de plus de six semaines.

Pendant une récession économique éminente, le besoin de se défendre est évident car le chômage n’offre pas le support espéré. Tous les travailleurs en chômage, pas seulement 46% d’entre eux, ont besoin de la protection de leur «assurance». Alors voyons-y, la pauvreté guette tout le monde!

Marlène McNeil

Regroupement des sans-emploi

Victoriaville

Ces articles pourraient également vous intéresser

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


Christian Beaurivage

Commentaire mis en ligne le 1er avril 2009
Le probleme n'est pas que les prestations sont trop basse si il sont trop haute ont a de la misere a se replacer car il y a juste des job a 9.00 Hrs 30 Hrs sem,il faudrait plutot qu'il nous paye des cours dans des domaines ou il y a pénurie ca ca nous aiderait nous les chomeurs,je suis un chomeur.

Joane Germain

Commentaire mis en ligne le 6 mars 2009
pour ma part il ne me reste que 1 semaine de chômage car j'avais le droit seulement a 23 sem.Je travaille dans une usine de rembourrage de bateau et ponton, il y a des couturières comme moi qui ont offert d'être en chomage pour faire travailler les plus jeunes, mais mon patron n'a pas voulu, ce qui fait que je vais me ramasser sans salaire et en plus j'ai 4 ans de travail a cet usine et je me vois obliger d'entreprendre des démarches d'un retour aux études et j'ai 52 ans et après les patrons disent qu'il n'ont pas de personnel qualifié.Le chomage devrait etre rallongé en semaine ca cela n'a pas de bon sang

Michelle Martineau

Commentaire mis en ligne le 27 janvier 2009
Tout à fait d'accord avec vous, si on considère que beaucoup de travailleurs ne gagne moyen ici en région excède rarement le 20 000$ par année et si on considère que le seuil de la pauvreté se situe autour de 18 000$.
Le gouvernement ne devrait pas être surpris que les chômeurs restent coincés dans la pauvreté, lorsqu'ils perdent 2 semaines de prestations, lorsqu'ils n'ont pas à attendre plus longtemps pour le premier versement, quand on réduit les semaines d'admissibilité au régime et que l'on leur remet que 55 % de leur pauvre revenu et même 50 % dans certain cas.

Chez nos voisins