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Un système de bibliothèque à deux vitesses ; ici à Victoriaville?

Article mis en ligne le 1 décembre 2008 à 16:09
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Un système de bibliothèque à deux vitesses ; ici à Victoriaville?
L’accessibilité universelle et égale pour tous en ce qui concerne nos organismes publics sont la base de notre société. Surtout lorsque l’on parle d’accessibilité à nos services municipaux.

Il existe une situation, ici à Victoriaville, que je trouve très déplorable. C’est la situation de notre bibliothèque municipale où, pour 5 $, les gens mieux nantis ont accès à ce que l’on appelle «les titres à succès» sans avoir à faire la file ou plutôt être sur une liste d’attente pour avoir accès aux mêmes titres.

Je n’ai jamais compris pourquoi très peu de citoyens et citoyennes n’ont pas dénoncé ce système et surtout pourquoi certains organismes communautaires qui défendent et représentent la population moins nantie n’aient pas soulevé ou questionné cette situation que je juge inacceptable. Ça semble avoir été bel et bien accepté par notre administration municipale!

Y'a-t-il un lieu plus privilégié où la promotion du libre accès et de la promotion de la liberté intellectuelle est plus importante? En gros, les enfants des plus nantis ont accès à la littérature la plus populaire s’ils viennent d’une famille plus privilégiée.

À première vue, plusieurs penseront que ce n’est pas là une situation alarmante. «C’est quoi 5 $?». Sauf que le questionnement doit aller plus loin. Pour ceux et celles qui suivent ce genre de dossiers d’administration publique, c’est le plus bel exemple de ce que l’on appelle communément un système à deux vitesses. Un terme que l’on reconnaît normalement au système de santé. Et en général, c’est un début pour l’imputation future d’autres frais.

Ce n’est pas pour le 5 $ que je dénonce cette situation, mais plutôt pour le simple principe.

À mon humble avis, c’est pas très cohérant et va, en quelque sorte, à l’encontre de politiques municipales familiales ou politique de ville en santé!

5 $ pour une famille qui à peine à boucler ses fins de mois et qui doit payer les frais scolaires d’école publique que je trouve exorbitants à Victoriaville, c’est 5 $ de trop!

Yves Ross

Victoriaville

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L. Viger

Commentaire mis en ligne le 23 décembre 2008
Je suis totalement en accord avec les points de Monsieur Ross. Égalité d'accès aux services pour tous.

Ève Lavoie

Commentaire mis en ligne le 18 décembre 2008
Très bon débat, mais ceci étant dit, je dois me ranger du côté de Monsieur Ross, surtout avec les derniers points soulevés.

Et pour Monsieur Amaral, une relecture rapide aurait peut-être évité la dizaine d'erreurs apparaissant dans votre texte.

Yves ROSS

Commentaire mis en ligne le 17 décembre 2008
En réponse à Monsieur AMARAL,

Merci pour votre réponse et contribution au débat.

J'ai comme philosophie que quand on soccupe des petits irritants, on prévient les gros irritants plus tard!

Et si la ville de Victoriaville offrait la possibilité d'aller déblayer certaines rue de la ville en priorité avant les autres rues, si les contribuables de cette rue payaient 5$ pour ce droit exclusif?

Ça commence toujours par des petits frais innocents, pour éventuellement s'appliquer à d'autres ervices. C'est du moins ce que l'expérience du passé nous démontres en ce qui concerne l'administration de nos services gouvernementaux. Que ce soit provincial et/ou municipal.

Mais dans toutes bonnes démocracie, si la population l'accepte, c'est que c'est correcte!

Adriano Amaral

Commentaire mis en ligne le 11 décembre 2008
En réponse à M Ross. Je crois que c'est louable de se lever contre des soit disant "frais" ou bien "une gestion a 2 vitesses" (cette expression utilise si souvent par plusieurs partis politiques).Mais il faut considérer que c'est aussi une façon d'avoir un plus grand nombre de documents disponibles à la population (qui sont fort manquants dans notre collection). Cela ne me dérange pas d'avoir à débourser extra pour certains titres si en contrepartie, j'aurais plus de titres en anglais (une lacune importante dans la collection) ou un nombre important de Best Sellers. En somme il faut aussi penser au grand nombre de personnes qui on un certain manque de savoir vivre, et qui gardent leurs prêts expirées parce que la pénalité de retard est minime. Je me demande si cela vous dérange de réserver une vidéo dans un club vidéo (on vous charge)? Il faut aussi prendre en compte que il n'y a pas de grand effort a inciter la population à la lecture (et nous voyons ceci au grand nombre d'erreurs de français).
M Ross, adressons d'abord nos soucis à une meilleure éducation, un meilleur enseignement du français, une meilleur éducation de la population (civisme, respect des institutions des lois et du trafique, respect de l'environnement) avant de critiquer un frais "volontaires" de certains individus de la population. C'est dommage que ceci puisse empêcher à certains moins nantis de notre population d'avoir accès plus rapidement aux nouveaux documents, mais malheureusement, je ne pense pas que ces mêmes personnes se rouent vers notre système de bibliothèques avec la même fureur qu'ils syntonisent "Star Académie" ou "Occupation Double".

Yves ROSS

Commentaire mis en ligne le 3 décembre 2008
Pour répondre au commentaire de Monsieur Roy, Directeur Service de la vie active et culturelle de Victoriaville.

Est-ce que oui ou nom, ceux qui paie le 3$ (J'avais dit 5$) on accès plus rapidement aux titres à succès ou bestsellers. Si oui, et bien par définition, on appelle cela un système publique à deux vitesses rien de moins.

Si jamais je me présentait en politique municipal en 2009, c'est là un dossier que je règlerais assez vite croyez moi! Une accessibilité égale pout tous aux livres de nos bibliothèques, incuant les titres à succès!

André Roy, directeur Service de la vie active et culturelle de Victoriaville

Commentaire mis en ligne le 3 décembre 2008
La collection documentaire d’une bibliothèque vise à répondre à la majorité des besoins de lecture d’une population. Les acquisitions sont équilibrées, tout en tenant compte de la popularité d’un titre, qui sera acquis à un plus grand nombre d’exemplaires, afin de répondre à la demande. D’ailleurs, le nombre de personnes qui réservent un titre est l’indicateur le plus fiable. La bibliothèque achète un exemplaire supplémentaire dès que le nombre de réservations du titre atteint dix. Il y a donc un plus grand nombre d’exemplaires sur les rayons pour l’emprunt régulier de livres.

La location des «titres à succès ou best sellers» est une formule qui vise à permettre à un plus grand nombre de personnes d’accéder simultanément à la lecture du roman de l’heure. Pour une somme minime, 3 $ en passant, le lecteur peut obtenir le roman plus rapidement. Retenons que le titre populaire a une durée de vie assez courte. En effet, plusieurs veulent le lire dès sa sortie et après quelques mois, la demande pour le titre baisse significativement, étant déjà remplacée par un autre titre qui vient de sortir. C’est ainsi, que plus de personnes, vraiment plus de personnes, peuvent lire le roman fraîchement publié, pratiquement dès sa sortie. Pas mal, non !

De plus, cette formule est répandue dans les bibliothèques publiques du Québec.

En résumé :
1. un roman populaire est toujours disponible pour l’emprunt régulier ;
2. selon la demande, nous ajoutons des exemplaires destinés à l’emprunt régulier ;
3. la location répond à un besoin momentanée d’un grand nombre de personnes à lire le roman fraîchement éditée ;
4. la location permet de désengorger la file d’attente à l’emprunt régulier sur un titre populaire, donc plus de personnes peuvent emprunter le livre, et ce, plus rapidement encore ;
5. la mesure est économique autant pour la bibliothèque que pour l’usager ;
6. et, la bibliothèque est satisfaite de cette mesure, par la popularité qu’elle suscite.

Voilà ! Avec toute l’information, c’est mieux !


André Roy, directeur du Service de la vie active et culturelle Victoriaville

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