Le VIH toujours bien présent dans la région
Dans la région, l’infection par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) est une réalité. D’après l’information obtenue dans le Programme de surveillance de l’infection par le VIH au Québec, depuis avril 2002 au 30 décembre 2007, 82 personnes ont eu un résultat qui s’est avéré positif en Mauricie et au Centre-du-Québec.
Au Québec, le problème touche au quotidien des milliers de personnes. Selon les dernières données disponibles, on estime qu’environ 17 000 personnes vivent avec le VIH. Environ 1 000 personnes ont contracté le VIH au cours de l’année. Rappelons qu’une centaine de personnes meurent du sida annuellement. Malgré l’accès au test de dépistage du VIH, beaucoup de personnes ne passent pas le test. On estime que près du tiers des personnes infectées ignorent qu’elles sont séropositives.
La Journée mondiale sur le sida est soulignée depuis 20 ans et, à cette occasion, la Direction de santé publique rappelle l’importance de la prévention.
Se responsabiliser, un des thèmes de la campagne mondiale 1988-2008, a été retenu cette année pour la région. Se responsabiliser comme citoyen en évitant de juger et en adoptant une attitude positive envers les personnes porteuses du VIH. Se responsabiliser comme individu en adoptant des comportements préventifs.
Malheureusement, les personnes atteintes continuent de subir de la discrimination et les préjugés sont encore très présents. Ceux-ci ont un impact négatif sur les efforts de prévention. D’une part, les personnes qui ont des comportements à risque hésitent à se faire dépister. D’autre part, il s’avère très difficile pour les personnes séropositives de dévoiler leur état par peur d’être jugées et rejetées par leurs proches et leurs amis, de perdre leur emploi et leur logement. Moins on juge, mieux on aide les personnes qui vivent de l’exclusion comme les personnes qui sont porteuses du VIH. Parmi ces personnes, les hommes qui ont des relations sexuelles avec d’autres hommes comptent pour près de 34 % des cas d’infection par le VIH dans la région.
Rappel de la transmission
Rappelons que le VIH est transmis principalement lors de relations sexuelles sans condom et lors du partage de matériel d’injection. Une mère infectée par le VIH peut transmettre le virus à son bébé pendant la grossesse, au moment de l’accouchement et, plus rarement, durant l’allaitement. Toutefois, il existe un traitement qui diminue le risque de transmission du VIH de la mère à l’enfant à naître.
Le VIH ne se transmet pas dans les activités de la vie quotidienne, comme partager un repas, boire dans le même verre, serrer quelqu’un dans ses bras, parler, travailler avec une personne qui a le VIH. De même, un éternuement ou la toux ne transmettent pas le VIH.
L’importance de passer des tests de dépistage
Toutes les personnes qui ont des comportements à risque devraient passer des tests de dépistage du VIH et des autres infections transmissibles sexuellement et par le sang (ITSS). Il s’agit du seul moyen qui permette de détecter la présence du VIH ou d’une ITSS, l’infection par le VIH et les ITSS étant souvent asymptomatiques.
Le nombre d’ITSS demeure élevé
Depuis janvier 2008, la Direction de santé publique a reçu 1 060 déclarations de cas d’ITSS (912 cas de chlamydiose génitale, 30 cas de gonorrhée, 7 cas de syphilis infectieuse, 13 cas d’hépatite B, 98 cas d’hépatite C) comparativement à 903 déclarations de cas d’ITSS l’an passé.
La prévention est le seul moyen de prévenir la transmission du VIH et des autres ITSS
Il n’existe, à l’heure actuelle, aucun vaccin pour prévenir et aucun traitement pour guérir du VIH. En utilisant un condom, en ne partageant pas de matériel d’injection et en passant un test de dépistage à la suite de comportements à risque, chacun peut jouer un rôle primordial afin de briser la chaîne de transmission de ces maladies.
Actions préventives régionales
Plus que jamais, les efforts de prévention du VIH/sida et des ITSS doivent être poursuivis. Il s’agit d’une priorité pour la Direction de la santé publique. Celle-ci s’implique, en collaboration avec ses partenaires, dans la promotion de comportements sécuritaires et d’actions préventives :
• par l’accessibilité à des tests de dépistage dans tous les centres de santé et de services sociaux (CSSS) ;
• par l’offre de dépistage et de traitement aux partenaires des personnes infectées. Cette intervention est offerte dans tous les CSSS ;
• par l’accessibilité à du matériel d’injection stérile pour les personnes utilisatrices de drogues injectables (UDI) dans tous les CSSS, les organismes à vocation sida et de travail de rue et certaines pharmacies ;
• par l’accessibilité aux condoms distribués gratuitement à certaines clientèles à risque;
• par son soutien à des projets de prévention dans les territoires des CSSS • par les différentes formations offertes aux intervenants.