Les pompiers ont fait des simulations d’extinction d’un incendie.
«De la prévention, on n’en fait jamais assez»
Les professionnels en sécurité publique de la MRC de l’Érable ont tenu à souligner, à leur façon, la Semaine de la prévention des incendies au Québec. Des pompiers, des patrouilleurs de la Sûreté du Québec et ambulanciers, pour ne nommer qu’eux, se sont réunis à Lyster dans le cadre d’une journée de prévention auprès de la population.
«On veut faire connaître les services d’urgence offerts sur notre territoire, a confié le capitaine de la caserne de Lyster, Jean-Guy Hinse. Cela fait à peine trois semaines qu’on a eu l’idée d’organiser cette activité et nous avons l’intention de la refaire chaque année.»
Pour l’occasion, plusieurs ateliers ont été offerts sur différents domaines de la prévention. «Il y a une clinique de vérification de siège d’auto pour enfants, d’extincteurs et une autre concernant les avertisseurs de fumée. Encore aujourd’hui, je vois des maisons qui ont des avertisseurs qui ne fonctionnent pas ou qui n’ont pas de batteries. C’est vraiment inconcevable que des situations aussi dangereuses se déroulent encore en 2008», soutient-il.
Également, des apprentis pompiers ont pu réaliser leur rêve, en endossant un habit de protection incendie avant d’utiliser une lance d’extinction, sous la supervision d’experts en la matière.
Cette activité, qui se voulait une sortie familiale, a permis aux petits de s’amuser avec de vrais camions, alors que trois véhicules de pompiers ont été apportés sur place. Cependant, M. Hinse admet que les messages qui se dégagent des ateliers sont aussi valables pour les plus grands que les plus petits. «Souvent, ce sont les enfants qui rappellent à leurs parents de vérifier les batteries des avertisseurs. Quand ils ont une idée en tête, ils ne lâchent pas jusqu’au temps que cela a été fait. C’est pour cette raison qu’il faut faire de la prévention partout et surtout, dans les écoles», confie-t-il.
Pour les prochaines années, le capitaine assure que l’évènement ne se déroulera jamais dans la même municipalité, afin d’offrir à toute la population d’en profiter. «De la prévention, on n’en fait jamais assez et selon moi, il y a un grand manque d’information partout au Québec. Il y a certains élus qui ne voient pas la nécessité d’investir dans cela, mais il faut comprendre que les sommes qui sont dépensées dans la prévention sont rentables, car en plus de sauver des vies, il y a moins d’interventions, donc moins de dépenses», conclut-il.