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«Le 14 octobre, il faut voter pour l’avenir!»

Hélène Ruel par Hélène Ruel
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Article mis en ligne le 7 octobre 2008 à 8:15
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«Le 14 octobre, il faut voter pour l’avenir!»
Stéphane Ricard
«Le 14 octobre, il faut voter pour l’avenir!»
Estimant que depuis 25 ans, alternativement, les gouvernements libéraux et conservateurs ont fait «régresser» le Canada, le candidat néodémocrate Stéphane Ricard a incité les électeurs à choisir sa formation politique le 14 octobre. «Il faut voter pour l’avenir, pour un environnement viable et une économie fiable».
Ce message, M. Ricard l’a répété à de nombreuses reprises au cours de sa rencontre d’une heure avec les collégiens venus, assister, lundi, à ce quatrième et dernier midi politique.

Il a souhaité que le NPD, «enfin», fasse élire plusieurs députés au Québec. Seul son parti a le «pouvoir» de changer les choses, a-t-il prétendu.

Il a laissé entendre que si Jack Layton ne devenait pas le premier ministre, il faudrait au moins que le NPD devienne l’opposition officielle à Ottawa. «Parce qu’il serait une opposition efficace», a-t-il précisé.

Dans plusieurs cas, a-t-il expliqué, les libéraux et les bloquistes ont voté avec le gouvernement du Parti conservateur. «Jack Layton a été le premier à dire non aux coupures dans la culture», a-t-il donné comme exemple.

À l’instar du candidat conservateur, Éric Lefebvre, Stéphane Ricard s’est aussi engagé à devenir l’«l’employé» des électeurs de la circonscription de Richmnd-Arthabaska. «Je serai votre employé qui travaille pour vous et qui offrira le même service à tous, qu’ils soient ou non membres du NPD. Ça sert à ça un député, vous écouter et travailler pour vous.»

Natif et résidant de Sainte-Clotilde, le jeune homme de 35 ans, papa d’un enfant, a, lui aussi, étudié au cégep de Victoriaville. En soins infirmiers. «J’ai été victime du déficit zéro», a-t-il dit. Et parce qu’il n’y avait que trop peu d’heures de travail pour lui, il a changé de domaine, s’achetait une compagnie de transport qu’il a finalement revendue en 1999. Il a, par la suite, créé sa compagnie d’importation et de distribution de «super fruits».

Il a affirmé qu’il «faisait de la politique pour de vrai», choisissant le Nouveau parti démocratique pour toutes ses propositions dans les domaines de l’économie, de l’environnement, des familles, des programmes sociaux et d'éducation. «Le 15 octobre, a-t-il dit, ou on avance, ou on recule!»

Non, a-t-il répondu à un collégien, Jack Layton n’est pas «tout seul dans son autobus». «Il a une équipe derrière lui, des candidats qui ont travaillé fort pour le devenir et surtout une plateforme électorale complète», invitant les collégiens à la consulter sur le site Internet du NPD.

Et c’est en en lisant de larges extraits qu’il a répondu à l’une des trois questions du comité organisateur du midi politique, celle portant sur l’environnement. Tant sous le gouvernement libéral que sous le gouvernement conservateur, a indiqué Stéphane Ricard, les politiques fédérales n’ont fait qu’aggraver les problèmes environnementaux. Avec le NPD, non seulement le Canada s’engagerait à respecter les ententes de Kyoto, mais il alimenterait un programme pour «l’après-Kyoto». Le candidat a donné une «couleur locale» à son discours en faisant état du problème de ces 400 municipalités du Québec qui n’assainissent pas leurs eaux. «Venez voir la rivière à Sainte-Clotilde, Saint-Albert, Saint-Samuel!», a-t-il dit, préconisant que le fédéral transfère de l’argent aux provinces pour soutenir des travaux d’infrastructures dans les municipalités.

Au chapitre économique, le candidat du NPD a indiqué que son chef avait été le premier à exercer des pressions pour que soit créé un organisme indépendant pour contrôler les prix du pétrole. Passant en revue diverses propositions du NPD, Stéphane Ricard a parlé de cette volonté que les institutions bancaires réduisent leurs frais aux guichets automatiques, abaissent le taux d’intérêt des cartes de crédit, augmente de 100 $ à 400 $ par mois et par enfant les allocations pour les familles, rembourse les frais d’études des infirmières et des médecins prêts à s’engager à travailler en région durant dix ans, exonère d’impôts les aînés gagnant moins de 20 000 $ par année.

«Mais où prendre tout cet argent?», a demandé une étudiante.

«Cet argent, il existe à Ottawa, a répondu Stéphane Ricard. Mais, actuellement, le gouvernement de Stephen Harper met cet argent au profit des pétrolières et des grandes entreprises.»

Et sur la politique extérieure du Canada, Stéphane Ricard a dit que seul son chef s’était «levé debout» à la Chambre de communes pour réclamer le retrait immédiat des troupes canadiennes en Afghanistan. «Le NPD a demandé le retrait sécuritaire de nos troupes. Ce n’est pas une mission de guerre que le Canada doit soutenir».

Le programme du NPD, axé sur l’environnement viable et l’économie fiable, conviendrait bien, selon lui, à une circonscription comme Richmond-Arthabaska qui abrite plus de 2 000 fermes et une municipalité comme Victoriaville, le berceau de «l’économie verte».

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SYLVAIN MARTEL, ASBESTOS

Commentaire mis en ligne le 8 octobre 2008
Intéressant comme article, nous en apprenons un peu plus sur le programme du NPD, qui ma foi ne me laisse pas indifférent du tout. Je penses que le 14, je vais avancer avec M. Ricard, je suis tannée reculer.

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