Le directeur du scrutin, Jacques Alie, a accueilli, jeudi, le bulletin de candidature du candidat néo-démocrate Stéphane Ricard.
Le néo-démocrate Stéphane Ricard prédit une «lutte à trois»
Le néo-démocrate Stéphane Ricard est convaincu de s’engager dans une «lutte à trois», les électeurs de Richmond-Arthabaska ayant à choisir entre le NPD, le Bloc québécois et le Parti conservateur. «Pourquoi? En raison de mes appuis, de l’offre de mes bénévoles et parce que je peux faire avancer la circonscription.»
Rencontré à la sortie du bureau d’Élections Canada où il a déposé, jeudi, son bulletin de candidature, M. Ricard était accompagné de son agent officiel, Patrick Boivin, du président de l’Association du Nouveau parti démocratique (NPD) dans Richmond-Arthabaska, Jason Noble (qui avait été candidat au scrutin de 2004) et de deux supporteurs, Martin Allard et Brigitte Bouchard.
Le jeune importateur et distributeur de fruits exotiques, résidant à Sainte-Clotilde, amorce sa deuxième campagne électorale, s’étant présenté dans la région de Gaspésie où il habitait lors du dernier scrutin fédéral en 2006.
Selon lui, le NPD se soucie du sort des travailleurs et des familles et il peut prendre le pouvoir, contrairement au Bloc. Le NPD propose des «changements», a-t-il ajouté. Lesquels? «Il faut s’occuper de retirer nos troupes d’Afghanistan. Ottawa a de l’argent ; il doit le redistribuer en éducation, en environnement et aux personnes âgées. Le Parti conservateur ne fait que couper… pour soutenir les grandes pétrolières.»
Entre le parti de Gilles Duceppe qui ne peut prendre le pouvoir et le Parti de Stephen Harper, «dont on ne sait jamais sur quel pied il va danser», c’est le NPD avec Jack Layton qu’il faut choisir, a affirmé le candidat de 35 ans.
Stéphane Ricard dit qu’il mènera une campagne «active» et «propre».
Il doit tenir une rencontre «d’urgence» avec son monde pour fignoler le programme électoral qu’il défendra pour Richmond-Arthabaska.
Il ne louera pas de local électoral, mais quadrillera la circonscription pour bien faire connaître sa formation politique.
En déposant son bulletin de candidature presque au terme de la deuxième semaine de campagne électorale, il ne considère pas avoir pris du retard.
Au déclenchement de la campagne, il était à l’extérieur du pays, en voyage d’affaires.
Son équipe était, de toute façon, sur le qui-vive, a-t-il laissé entendre. «N’eut été de l’appui du Bloc québécois à deux reprises au gouvernement conservateur les élections auraient été déclenchées.»
La piètre performance néo-démocrate aux dernières élections fédérales dans Richmond-Arthabaska ne mine pas le candidat Ricard. Il prédit que tant ici que dans l’ensemble du pays, le parti de Jack Layton connaîtra une «campagne historique». Il a fait l’éloge de son chef, rappelant qu’il était Québécois d’origine et qu’il connaissait très bien la circonscription.
«La palette de couleurs»
Stéphane Ricard a bien précisé que ce n’était pas le conseiller municipal de Victoriaville Alexandre Côté qui présidait actuellement l’Association néo-démocrate de Richmond-Arthabaska, mais bien Jason Noble.
M. Côté aurait été président pendant un an, mais n’aurait pas vraiment joué ce rôle, selon Jason Noble, qui a tenté de le joindre à plusieurs reprises le mois dernier pour la tenue d’une réunion.
Le candidat Ricard a rappelé que M. Côté avait été candidat néo-démocrate dans Mégantic-l’Érable en 2004 et qu’il avait brigué l’investiture en 2006. «Il n’avait pas retiré sa candidature, il avait choisi de m’appuyer. Je lui avais demandé de se départir de sa carte de membre du Parti conservateur.»
«Je ne connais pas sa palette de couleurs», a déclaré M. Ricard, parlant du fait que M. Côté a signé le bulletin du candidat conservateur, s’est retrouvé le mardi soir au local du député bloquiste sortant… pour ensuite, dit-il, prêter main-forte à l’organisation néo-démocrate pour installer des affiches à Windsor.
«Cela prouve peut-être qu’il n’est pas mûr pour faire de la politique!»
Stéphane Ricard aurait préféré qu’on n’aborde pas le sujet.
«Tout cela, c’est de la politique municipale. Ça ne m’intéresse pas ce qui se passe entre le maire de Victoriaville et ses conseillers pas plus que ce qui ce qui peut se passer entre M. Côté et ses amis du Bloc.»
Stéphane Ricard dit s’engager résolument dans une campagne électorale fédérale d’où il entend sortir gagnant.
Francis
Commentaire mis en ligne le 18 septembre 2008Une lutte à trois avec les 3 derniers partis,c'est-à-dire le parti vert, le parti libéral et les néo-démocrate