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Pacte de l'emploi : le ministre Hamad annonce un investissement supplémentaire de 47,4 millions $

Au Centre-du-Québec

Lise Tremblay par Lise Tremblay
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Article mis en ligne le 11 septembre 2008 à 13:03
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Pacte de l'emploi : le ministre Hamad annonce un investissement supplémentaire de 47,4 millions $
«Nous allons aussi tendre la main aux femmes monoparentales et aux personnes handicapées et les aider à se replacer sur le marché du travail», a dit Sam Hamad, ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale, Sam Hamad. (Photo : Ghyslain Bergeron)
Pacte de l'emploi : le ministre Hamad annonce un investissement supplémentaire de 47,4 millions $
Au Centre-du-Québec
Le ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale, Sam Hamad, a annoncé, ce matin, un investissement additionnel de 47,4 millions $ sur trois ans afin d'accroître la participation au marché du travail et de rendre la main-d'œuvre et les entreprises plus productives. Québec veut notamment réduire de 1100 le nombre de prestataires de l'assistance-emploi au Centre-du-Québec.
C'est qu'en matière de main-d'œuvre, le Centre-du-Québec devra relever d'importants défis au cours des prochaines années : 23 500 postes seront à combler d'ici 2011, selon les analyses ministérielles.

«Le Québec de demain ne manquera pas de travail, mais de travailleurs. Paradoxalement, on estime à 10 000 le nombre de personnes disponibles au travail au Centre-du-Québec. On a besoin de ces gens. Avec le Pacte pour l'emploi, nous accompagnerons ces gens comme jamais un gouvernement ne l'a fait auparavant au point de vue des ressources, des moyens et de la mobilisation», a affirmé le ministre Hamad, en conférence de presse.

De façon concrète, avec le déploiement de ce Pacte en région, le gouvernement entend réduire de 1100 le nombre de prestataires des programmes d'assistance sociale; augmenter de 1800 le nombre de personnes desservies par les services publics d'emploi dans leur démarche d'insertion ou de formation; soutenir 200 entreprises additionnelles pour répondre à leurs besoins de formation et leur recherche d'une plus grande productivité et, enfin, rejoindre 12 000 travailleurs en entreprises pour le rehaussement de leurs qualifications ou la reconnaissance de leurs compétences.

«Notre objectif est simple, nous voulons accroître la richesse de la région puis rendre le travail attrayant et payant, a précisé Sam Hamad. Nous allons aussi tendre la main aux femmes monoparentales et aux personnes handicapées et les aider à se replacer sur le marché du travail. Depuis quelques mois, le prix du pétrole, le dollar canadien et la compétition mondiale exercent une pression importante sur les entreprises québécoises et nous devons les aider et répondre à leurs besoins en main-d'œuvre».
Des millions de dollars
Afin de les soutenir dans leur quête à la productivité, un montant additionnel de 47,4 millions $ sera investi sur trois ans, dont 24,3 millions $ provenant du gouvernement du Québec et 23,1 millions $ du secteur privé.
Déjà, un comité régional, présidé par Normand W. Bernier (cégep de Drummondville), a été mis sur pied afin d'identifier différentes problématiques propres à la région centricoise.

Sept ont été identifiés. D'abord, le comité souhaite supporter des projets à l'intention des prestataires de l'aide sociale de longue date, des jeunes décrocheurs et des femmes immigrantes et monoparentales des MRC de Drummond, d'Arthabaska et de l'Érable, et ce, en favorisant l'acquisition de compétences de base. Il souhaite aussi répondre aux besoins de main-d'œuvre qualifiée en santé et services sociaux en augmentant l'offre de formation professionnelle.

«Nous devons également reconnaître les compétence des travailleurs expérimentés par l'attribution d'une attestation certifiée pour les normes professionnelles de peintre et d'enduiseur, du filage et de l'opération de machines à filer et répondre aux besoins de main-d'œuvre, dans les secteurs du transport, de l'agriculture et manufacturier», a ajouté M. Bernier.

Son comité espère également que deux formations de courte durée (en mécanique de remorque et en organisation du transport) puissent être proposées en région et que des projets pilotes de formation en entreprises soient accessibles pour les travailleurs désirant acquérir des compétences additionnelles pour occuper des postes en mécanique ou en soudure.

«Le Pacte pour l'emploi constitue une réponse concertée et adaptée aux besoins spécifiques de la région. Son succès repose sur une mobilisation de tous les acteurs socioéconomiques que sont les entreprises, les partenaires du marché du travail, le milieu de l'éducation, les organismes en développement de l'employabilité, les travailleurs et les personnes disponibles. Nous devons nous unir pour livrer un même combat», a conclu Sam Hamad.

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