Alain Rayes dans la salle des pas perdus située tout juste à l'entrée de l'école
Plus de couleurs… et de surveillance à la polyvalente Le boisé
Alain Rayes, directeur de l’École secondaire Le tandem boisé, voudrait bien qu’en entrant au pavillon Le boisé, mercredi et jeudi, les 1 800 élèves s’écrient «Wow!». Parce que si l’extérieur est toujours le même qu’au moment de la construction de la «poly», à l’intérieur bien des choses ont changé.
La Commission scolaire des Bois-Francs (CSBF) a investi plus de 600 000 $ dans des travaux de rafraîchissement, son plus important chantier estival, si l’on excepte la rénovation de son Centre de formation professionnelle Vision 20 20.
À l'école Le boisé, les changements sautent aux yeux, dès qu’on passe les portes de l’entrée principale.
Les 1 024 casiers y sont toujours, mais on en a changé la disposition, de façon à créer une allée centrale et des aires de repos où les élèves pourront jaser entre deux périodes.
D’ailleurs, tant à la cafétéria – où du nouveau mobilier devrait aussi être livré d’ici Noël – que dans cette «salle des pas perdus», les élèves devraient mieux s’entendre, des tuiles acoustiques ajoutées au plafond et le nouveau vinyle «marmoléum» (remplaçant l'époxy) du plancher atténueront les sons, précise l'architecte Gilles Binette. La différence devrait se remarquer surtout aux «heures de pointe». Auparavant, même les conversations les plus normales devenaient vacarme assourdissant.
Et il y a de la couleur, des couleurs. Les casiers sont sortis de leurs quarante ans de grisaille pour passer au bourgogne, au rouge, au vert.
Le gris est décidément «out» dans cette école de béton construite en 1973, au temps, où, rappelle Alain Rayes, se construisaient des polyvalentes sans fenêtres et sans couleurs pour éviter de distraire les élèves de leurs études.
Tout l’été, et encore à la toute veille de la rentrée des élèves, les peintres ont travaillé dans les 82 locaux de l’école, n’oubliant pas les corridors. Pas un mur n’a échappé à leurs rouleaux et pinceaux.
Le bleu, le vert lime, le jaune, l’orangé s’agencent de différentes façons, en tandem, sur les murs des classes et des corridors. Certains locaux, comme celui du programme d’apprentissage par projets, arborent encore plus de couleurs.
En marchant dans les couloirs, Alain Rayes lève les yeux vers le plafond pour dire que, partout, on a aussi remplacé les tuiles. «C’est un peu comme si on avait désinfecté toute l’école!»
Ces travaux d’amélioration des lieux physiques constituent une première phase. On s’est d’abord attaché aux locaux que fréquentent les élèves. Dans une deuxième phase, d’autres travaux seront menés pour réaménager le secrétariat, refaire la toiture. L’embellissement de la façade extérieure devrait suivre, dans une troisième phase.
Bien plus qu’esthétique, ce vaste chantier prend une valeur pédagogique aux yeux des autorités de la CSBF.
Alain Rayes explique qu’on a voulu mettre de la lumière, de la bonne humeur dans l’école. «On voulait que les jeunes s’y sentent bien. On a aussi voulu créer un milieu qui reflète leur dynamisme, favoriser un sentiment d’appartenance et de fierté, inciter au respect de l’environnement», poursuit-il.
Et il parie que le rajeunissement de l’école contribuera à réduire l’absentéisme.
Deux fois plus de surveillance
Parce que, il l’admet, le taux d’absentéisme des élèves du pavillon Le boisé est plus élevé que dans les autres écoles secondaires de la CSBF. «Il se situe aux environs de 5%, 2% de plus qu’ailleurs. Notre emplacement géographique, à proximité des commerces et du centre-ville, y est pour quelque chose.»
Si les élèves remarqueront le changement des lieux physiques, ils ne mettront pas beaucoup de temps à constater que l’équipe de surveillance a doublé ses effectifs, passant de trois à six agents à temps plein.
D’autres changements surviendront au cours des prochaines semaines, compliquant les sorties non justifiées des élèves. Durant les heures de cours, il sera impossible aux élèves de rentrer à l’école sans passer par les portes centrales, toutes les autres portes de la polyvalente seront fermées et dotées d’un système d’alarme.
Les surveillants devraient également avoir les fumeurs à l’œil – élèves et membres du personnel – leur rappelant qu’il est interdit d'en griller une tant à l’intérieur qu’à l’extérieur sur les terrains de l’école. Une «escouade», comme l’appelle Alain Rayes, devrait aussi effectuer une tournée des classes pour la promotion d’un milieu de vie plus sain.
Avec la nouvelle politique alimentaire qui, l’an dernier, a évacué la malbouffe du menu des élèves, l’École secondaire Le tandem boisé a également adopté une nouvelle politique de récupération.
À partir du 8 septembre, précise le directeur, on réduira encore le volume des ordures en instaurant une collecte des matières compostables et de toutes les matières récupérables. Jusqu’ici, à Le Boisé, on ne récupérait que le papier et les canettes.
jessica
Commentaire mis en ligne le 5 septembre 2008barré les portes de l'extérieur est inutil les jeune veul sortir de l'école pour partir et non rentré.