Festival jeunesse : un retour plutôt calme
Après une année d’absence, le 13e Festival jeunesse de Victoriaville était de retour, du 21 au 23 août, avec une programmation chargée à bloc. Prestations de groupes amateurs, compétition de planche à roulettes et réalisation d’une murale de graffitis par des artistes, ce n’est pas le choix qui manquait pour les 2 000 adolescents qui se sont déplacés pour l’occasion.
Ayant fracassé des records d’assistance, il y a deux ans, avec 4 000 visiteurs, la directrice de l’évènement, Marie-Pierre Vincent, assure que ce n’est pas une raison de voir ce retour comme un échec.
«Cette année, le Festival a eu lieu dans la même semaine que le début des cours au Cégep de Victoriaville. C’est certain que cela a affecté l’achalandage», soutient-elle.
Ne pouvant pas mettre le blâme sur Dame nature qui a été clémente durant toute la durée des festivités, Mme Vincent pointe plutôt du doigt la saison estivale en général.
«C’est la troisième fin de semaine de tout l’été que l’on a aucune pluie. Plusieurs personnes, qui n’ont pas encore eu la chance d’en profiter, vont à leur chalet ou décident de partir en voyage en famille», explique-t-elle.
Par contre, elle assure que la raison d’être de l’évènement est toujours aussi bien fondée qu’en 1994, date de la création du Festival.
«Avec une vocation socioculturelle, on valorise les jeunes avec leur participation en leur donnant une confiance en soi. Ce sont eux qui sont les maîtres de notre programmation, contrairement aux autres festivals qui vont chercher eux-mêmes les artistes. C’est tout le temps une surprise, car on ne sait jamais d’avance qui s’inscrira», soutient la directrice.
En plus d’une vingtaine de groupes de musique, allant du style jazz au black metal, les jeunes artistes en herbe ont pu faire valoir leurs talents dans différents domaines, présentés un peu partout sur le site du Colisée Desjardins.
«Nous avons les arts visuels avec des peintres, un souffleur de verre, un portraitiste et les arts de la scène comprenant des performances de Break dance. De plus, nous avons les arts de la communication avec une Radio-Festival animée par des jeunes qui ont eu envie de vivre l’expérience. Ils devaient préparer une émission avec une thématique qui touche les adolescents», raconte-t-elle.
Dans les nouveautés cette année, la compétition de planche à roulettes à l’intérieur a été grandement appréciée, mais d’autres activités originales ont su attirer les plus curieux, raconte Mme Vincent.
«Nous avons eu l’iPod Battle, une compétition encore peu connue au Québec, mais qui est très populaire en Europe. Des personnes montent sur la scène avec leur iPod et ils doivent choisir la meilleure chanson qui représente un thème choisi par les juges. Le gagnant est déterminé par les cris de la foule. Également, une discothèque a été aménagée sur le site», souligne-t-elle.
Aussi, la mauvaise réputation que quelques personnes ont sur le Festival est vraiment insensée et sans fondement, explique Marie-Pierre Vincent. «Les gens croient que les jeunes viennent ici pour se battre ou faire du mal. C’est décevant, car il n’y a jamais eu ou presque d’incidents. C’est un grand rassemblement autour des arts où les gens ont la chance de se dépasser en défiant leur gêne. On leur offre la chance de se faire valoir, chose qui est de plus en plus difficile de nos jours», conclut-elle.
Lynn Champagne
Commentaire mis en ligne le 24 août 2008Le festival jeunesse est un évènement très enrichissisant pour tous c'est une façon de faire connaître leurs aptitudes aux gens. Ma fille y a participé 2 années consécutives (quand le festival était au mont St-Michel ''la croix''.
Félicitation à tous les participants. Je déplore toutefois le vandalisme que j'ai eu dans mes salles de bains. Des graffities, c'est pas si facile à nettoyer.