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Autour de 1 400 collégiens, il y a longtemps qu’on avait vu ça!

Hélène Ruel par Hélène Ruel
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Article mis en ligne le 20 août 2008 à 14:51
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Autour de 1 400 collégiens, il y a longtemps qu’on avait vu ça!
En soins infirmiers, la clientèle a heureusement augmenté. L'on se trouve ici, dans la classe de deuxième année de l'enseignante Chantal Verville.
Autour de 1 400 collégiens, il y a longtemps qu’on avait vu ça!
Mardi était jour de rentrée pour quelque 1 400 collégiens au cégep de Victoriaville. Une clientèle d’une telle ampleur, il y a longtemps que cela ne s’était pas vu chez nous! L’an dernier, au 30 septembre, le Cégep abritait 1 290 étudiants. «On s’attend, à ce que, le 30 septembre de cette année, la clientèle se compose de plus au moins 1 400 étudiants», observe, tout sourire, le directeur général, Vincent Guay.
Cette augmentation du nombre d’inscriptions avait déjà été pressentie par le spectaculaire bond printanier de 30% des demandes d’admission.

Les autorités collégiales n’ont pas encore suffisamment décortiqué les statistiques d’inscriptions pour déterminer d’où provient ce nouvel achalandage.

Au pifomètre, Pierre Leblanc, directeur adjoint aux études, responsable des communications, de l’organisation scolaire et du développement des programmes techniques, croit que le Cégep, a accru son pouvoir d’attraction dans son bassin naturel de clientèle, les Bois-Francs, l’Érable, le Centre-du-Québec.

Le directeur général, Vincent Guay, et le directeur des études, Daniel Mercier, renchérissent en disant que les efforts consentis au cours des dernières années commencent à porter leurs fruits.

L’image améliorée, la «bonne presse» du collège, ses efforts pour moderniser les locaux, les équipements destinés directement aux étudiants (salle de regroupement, département des sciences humaines, estrades, centre de documentation), notamment, auraient, selon eux, contribué à lui attirer plus de clientèle.

Encore cette année, souligne Vincent Guay, le Cégep a investi pour revamper locaux et équipements de deux programmes, soins infirmiers et langues modernes (voir autre texte), ce qui témoignerait de son souci de coller aux préoccupations des étudiants.
Des augmentations à peu près partout
La clientèle a augmenté à peu près dans tous les programmes offerts au Cégep, particulièrement en soins infirmiers, ce qui devrait réjouir les établissements de santé, les cohortes passées ayant été plutôt maigrelettes, 25 infirmières (parce que ce sont majoritairement des femmes) entamant actuellement leur troisième et dernière année de formation. Les autorités du collège s’attendent à ce que chacune reçoive des offres d’emploi.
Actuellement, 60 étudiantes amorcent leur formation en soins infirmiers, comparativement à 41 l’an dernier. De cette quarantaine d’étudiantes, 33 ont persisté pour une deuxième année de formation.

En agriculture, 22 étudiants se sont présentés au cégep de Victoriaville pour une première année d’études, comparativement à 15 l’an dernier.

Augmentation aussi en informatique, 31, plutôt que 19 étudiants, se sont présentés au Cégep.

Les clientèles seront probablement les mêmes que l'an dernier, en comptabilité et gestion – une soixantaine d'inscriptions – et en électronique industrielle (12, comparativement à 11).

Sauf pour les langues, où la clientèle paraît se maintenir, le Cégep afficherait aussi des augmentations pour les programmes préuniversitaires. En sciences de la nature, on enregistre 102 inscriptions en première année plutôt que 97 (en septembre 2007). Quant au programme de sciences humaines, il a été choisi par 27 étudiants de plus que les 200 de l’an dernier.

Il faut manier les statistiques avec prudence, prévient le directeur des études, Daniel Mercier. Parce que les statistiques d’inscriptions compilées le 12 août peuvent différer du nombre d’étudiants réels assis dans les salles de cours le 30 septembre prochain.

Quoi qu’il en soit, si l’on ne peut encore chiffrer avec exactitude le pourcentage de l’augmentation de la clientèle, elle reste indéniable.
La clientèle s’étiole pour le meuble
Indéniable aussi, la diminution du nombre d’inscriptions à l’École nationale du meuble et de l’ébénisterie, ce qui déçoit d’autant les autorités collégiales qu’elle constitue l’une des marques distinctives du cégep de Victoriaville, note le directeur général.
La moitié moins d’étudiants, 15 au lieu de 31, se sont inscrits à l’École pour leur première année du programme collégial. L’École se «meublera» surtout d’élèves du secondaire, 90 s’étant inscrits, comparativement aux 109 enregistrés au 30 septembre.

Par contre, à son centre montréalais, l’École nationale du meuble et de l’ébénisterie connaît une certaine augmentation de sa clientèle en première année, 43 inscrits, comparativement aux 37 de l’an dernier.

«Il y a au moins deux emplois pour un finissant», note Vincent Guay, toujours aussi convaincu qu’il y a de l’avenir pour l’industrie du meuble au Québec. Et comme l’an dernier, il répète que les entreprises d’ici savent que pour se démarquer de la concurrence asiatique, elles ont trois défis à relever : innover, produire en petits lots pour répondre aux besoins diversifiés du marché et livrer le plus rapidement possible.

Pierre Leblanc ajoute que l’École nationale pourrait s’attirer plus d’inscriptions si elle pouvait dispenser ce nouveau diplôme collégial en design du meuble, la demande étant toujours dans les officines du ministère de l’Éducation.

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