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Libération conditionnelle totale pour un meurtrier
Dans une décision rendue le 8 août, la Commission nationale des libérations conditionnelles a accordé une libération conditionnelle totale à Jonathan Mercier, un Victoriavillois d’origine, condamné à la prison à perpétuité pour le meurtre sans préméditation du dentiste Paul Dubé, commis en décembre 1996 à Lyster.
La Commission lui accorde cette libération conditionnelle totale, se disant convaincue que le risque qu’il représente n’est pas inacceptable pour la protection du public.
La libération est assortie de conditions spéciales qui, selon la Commission, s’avèrent nécessaires et raisonnables, étant directement reliées aux facteurs de risque de récidive et visant la protection de la société.
Pour éviter une rechute et un retour à un comportement nuisible, écrit la Commission, Jonathan Mercier, âgé de 32 ans, doit s’abstenir de fréquenter les personnes possédant un casier judiciaire ou reliées au milieu de la drogue.
Il lui est également interdit de fréquenter les débits de boisson et de consommer alcool et drogues.
Dans sa décision, la Commission indique que la consommation de drogues et d’alcool, la fréquentation de pairs négatifs et la gestion des émotions constituaient les principaux facteurs contributifs aux agissements criminels de l’individu.
Lors du meurtre du dentiste de 70 ans à Lyster, Jonathan Mercier avait consommé de l’alcool, sans être toutefois dans un état d’intoxication avancé, a rappelé la Commission.
S’étant introduit chez le septuagénaire, avec deux amies complices pour commettre le vol d’une importante somme d’argent, Mercier s’était retrouvé face à face avec la victime qu’il a frappée à quelques reprises derrière la nuque avec le manche d’un marteau.
Si les premières années d’incarcération de Mercier ont été cahoteuses, la Commission note que le détenu est ensuite devenu plus ouvert, complétant et réussissant certains programmes.
En juillet 2006, Jonathan Mercier obtenait une semi-liberté, moyennant des conditions, une semi-liberté prolongée à trois reprises.
Malgré une suspension de la semi-liberté pour bris d’une condition et une rechute de consommation de drogue en novembre 2007, Mercier a participé à un programme lié à la toxicomanie, démontrant, selon la Commission, une attitude positive.
Mercier complète aussi avec succès, en avril 2008, un programme de maintenance en toxicomanie. Un expert dans le domaine conclut qu’aucun indicateur ne pourrait laisser croire à un risque de rechute.
En juin, indique la Commission, un psychologue note que l’homme est moins vulnérable à l’influence extérieure, qu’il a augmenté sa capacité à communiquer ses sentiments à ses proches. Une démarche thérapeutique à poursuivre, suggère le psychologue.
Jonathan Mercier a réussi à se trouver un emploi et souhaitait cette libération conditionnelle totale pour s’établir avec sa conjointe qui représente, selon la Commission, une ressource positive pour lui. Le jeune homme peut aussi compter, a-t-on noté, sur le soutien de sa famille et de ses amis.
La Commision, bref, conclut que Jonathan Mercier a fait des progrès supplémentaires ces derniers mois et qu’il semble s’être pris en main.
helene st-louis
Commentaire mis en ligne le 23 août 2008je suis d;accord avec lucdans son commentaire.la justice n;est plus ce quelle etait .on fait trop confiance au psychologue.ca me decois de lire des choses comme je vient de lire.un meurtrierdemeurera toujours un meurtrier.quon le garde encore en prison.