La vie pourrait reprendre dans ses installations.
Un projet d’un demi-milliard pourrait ressusciter Magnola
La compagnie Arise décidera, d’ici quelques semaines, si elle implantera dans les installations de Magnola à Asbestos, une usine de purification de polysilicone, une matière destinée aux panneaux solaires que fabrique l’entreprise en Allemagne.
«C’est majeur, il s’agit d’un projet d’un demi-milliard de dollars et de création de 300 emplois», a fait remarquer le maire d’Asbestos, Jean-Philippe Bachand.
Mais tout n’est pas gagné. «Nous sommes en lice avec l’Ontario. L’entreprise doit prendre sa décision d’ici quelques semaines», a indiqué le maire d’Asbestos.
Des représentants de la compagnie ont visité les installations de Magnola à deux reprises. «Une visite a eu lieu l’an dernier et une autre cet hiver, a signalé Jean-Philippe Bachand. Alain Lemaire de Cascades nous a même permis une visite aérienne des lieux en hélicoptère.»
Le maire d’Asbestos précise que la compagnie Arise recherche un bâtiment existant pour implanter son usine. «Elle souhaite également s’impliquer dans la communauté et désire que son implantation puisse créer un impact important dans le milieu», a confié le maire Bachand.
Un autre point, pouvant jouer en faveur des installations de Magnola, réside dans la proximité de la matière première. «Elle provient de Bécancour», a-t-il dit.
De plus, le site de Magnola offre des possibilités d’expansion. «Le terrain et l’usine s’y prêtent et on se trouve loin des résidences», a fait valoir le maire d’Asbestos.
S’ils ne peuvent prédire le dénouement final, les intervenants de la région d’Asbestos assurent cependant qu’ils ont tout fait pour que le projet aboutisse. «Un travail du CLD et de la SADC avec la Ville d’Asbestos, en plus d’une belle collaboration du ministère du Développement économique du Québec», a signalé le maire Bachand.
Maintenant, a-t-il ajouté, la balle est dans le camp du gouvernement du Québec. «J’espère que le gouvernement sera sensible à l’importance d’un tel projet pour Asbestos et la région. C’est très important pour redynamiser le milieu.»
Québec doit négocier notamment la tarification d’électricité et discuter des programmes d’aide à la main-d’œuvre.
Au départ, quatre provinces, le Manitoba, les Territoires du Nord-Ouest-Labrador, l’Ontario et le Québec, étaient sur les rangs pour l’obtention de ce méga-projet.
«Nous sommes confiants, oui, mais il n’y a rien de gagné. Peu importe ce qui arrive, on aura le sentiment d’avoir fait tout ce qu’on pouvait. On n’aura rien à se reprocher», a mentionné Jean-Philippe Bachand.