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Après le Mexique, le Japon pour Chantal Brulotte

Claude Thibodeau par Claude Thibodeau
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Article mis en ligne le 12 août 2008 à 21:51
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Après le Mexique, le Japon pour Chantal Brulotte
L’artiste et son œuvre (photo : Danielle Brulotte)
Après le Mexique, le Japon pour Chantal Brulotte
Revenue à la mi-juillet du Mexique où elle y a présenté son exposition Espèces fragiles, l’artiste Chantal Brulotte de Saint-Christophe-d’Arthabaska s’apprête à s’envoler à destination de l’Asie pour démontrer son art aux Japonais à l’occasion du Aizu art college performance festival. Un événement regroupant une cinquantaine d’artistes, du 4 au 7 septembre, à Aizu-Mishima, une localité située à 600 km au nord de Tokyo.
«C’est une amie mexicaine, vivant au Japon, qui m’a invitée à soumettre ma candidature. Et j’ai reçu une invitation officielle», raconte Chantal.

L’artiste quittera le Québec le 29 août en soirée pour arriver au Japon le 31. «J’arrive à l’avance parce que mon installation requiert beaucoup de temps de préparation», dit-elle.

Chantal Brulotte offrira au Japon une adaptation de son exposition, celle-là même qu’elle a proposée au Mexique et ici, à Victoriaville, en début d’année.

«À partir d’un poème que m’a écrit Jean-Guy Lafrance en 2006, je découpe des mots que je vais flotter dans les airs. Le poème se lit comme s’il était dans un livre dans l’espace», explique-t-elle.

Pour cette exposition, l’artiste sylvifranche utilise le quart du poème. «J’ai choisi les parties les plus significatives pour moi et qui touchent un peu plus les étrangers», note-t-elle.

Chantal Brulotte proposera aussi Cocon (génèse), une vidéo témoignant d’une performance réalisée en 2004 avec sa fille qui l’enveloppait avec des couches de cellophane. «Ça traite des relations filiales et maternelles. Ça parle également des dépendances qui s’inversent avec le temps», précise l’artiste.

Un troisième élément marquera le passage de Chantal Brulotte en sol japonais, une action interactive. «J’inviterai les artistes et le public à fabriquer de petites embarcations. Le but, l’idée, c’est l’échange et c’est laisser quelque chose de tangible aux participants, c’est laisser des traces», signale-t-elle.

Il s’agira de la première visite de l’artiste des Bois-Francs au Japon. «J’espère que ça ne sera pas la dernière», confie celle dont la feuille de route est fort garnie, cumulant de nombreuses expositions individuelles et collectives et des participations à plusieurs événements spéciaux.

Son art l’a également mené en Bulgarie.

Depuis 2006, Chantal Brulotte enseigne les arts plastiques au cégep de Sainte-Foy, boulot qu’elle reprendra à son retour du Japon le 8 septembre.

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