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Retour aux sources avec Julie Lambert
Native de Victoriaville, Julie Lambert, artiste en arts visuels, invite toute la population à participer à un «happening» dans le cadre de sa plus récente création le 10 août sur le mont Arthabaska.
À cette occasion, il y aura projection du documentaire La terre a une mémoire d’une durée de 15 minutes scénarisé et réalisé par l’artiste. Ce documentaire développe un discours humaniste qui va à contre-courant des valeurs habituelles véhiculées par la consommation excessive. Il met en parallèle les préoccupations d’une artiste en arts visuels (Julie Lambert), d’un militant écologiste enseignant au secondaire (Pablo Desfossés) et d’un enseignant en philosophie (Michel Dostie). Les trois sont des citoyens perplexes d’un monde menacé par ses propres abus et s’interrogent sur les valeurs qui orientent nos choix de société. Issu d’une certaine révolte, ce document original est destiné à «secouer les puces» des décideurs qui n’ont pas pleinement conscience des enjeux écologiques qui se jouent actuellement sur la planète. Le film montre que, malgré notre amnésie collective, l’art peut nous rappeler notre passé et véhiculer un message rassembleur et porteur d’espoir.
En plus du documentaire, il sera possible d’admirer l’installation à caractère environnemental qui a fait l’objet du film. Cette œuvre est composée de sept colonnes avec leurs chapiteaux aux reliefs d’argile et leurs figures provenant de l’histoire de l’art. À l’arrière de chacune d’elles, apparaissent des réflexions tirées d’articles de presse traitant de la fragilité des êtres et de la nature. Ces réflexions proviennent, notamment, des réalisations de deux hommes d’action de notre région soit Jean Lemire, biologiste et cinéaste et le regretté Normand Maurice, père du recyclage au Québec. «C’est d’ailleurs Normand Maurice qui m’a initié à la philosophie de la récupération en 1977 lorsque j’étudiais à la polyvalente Le Boisé. Si je me suis dirigée vers des études universitaires en biologie, c’est sans doute grâce à des professeurs comme lui qui avaient la capacité de soulever la passion chez leurs étudiants» de dire Julie Lambert.
C'est grâce à une bourse reçue du Conseil des arts et lettres du Québec (CALQ) et de la Conférence régionale des élus du Centre-du-Québec (CRÉCQ) que Julie Lambert, mieux connue pour ses créations d’argile et de bois de grands formats, a pu réaliser ce projet d’envergure qui touche autant les arts médiatiques que les arts visuels.
Ce court-métrage a fait partie de la sélection officielle et a été projeté lors de la 5e édition du Festival de films de Portneuf sur l’environnement (FFPE) en avril dernier. En plus du FFPE, le film a fait l’objet d’un «happening» en mai dernier dans la Forêt Drummond, un des lieux de tournage. Le documentaire et l’installation à caractère environnemental qui est en toile de fond ont aussi été exposés dans le hall d’entrée de l’Hôtel de Ville de Drummondville, lieu de diffusion singulier par lequel l’artiste a voulu interpeller le pouvoir politique. Pour clore la série de projections, le documentaire La terre a une mémoire sera présenté le 10 août prochain sur le mont Arthabaska à deux pas de la Maison des artisans du rebut global lors du Grand pique-nique vert.
L’événement aura lieu de 11 à 16 heures le 10 août et il y aura plusieurs projections au cours de l’après-midi.