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«On s’est regardé dans le blanc des yeux»

par Pierre-Olivier Girard
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Article mis en ligne le 23 juillet 2008 à 10:50
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«On s’est regardé dans le blanc des yeux»
Jonathan Camiré
«On s’est regardé dans le blanc des yeux»
Jonathan Camiré, du Laurier senior BB, a récolté sa première victoire de la saison, mardi soir, contre la formation de Sainte-Foy, au compte de 7 à 1. Il a permis à son équipe de se retrouver au trône du classement général, à égalité avec ce dernier adversaire.
«C’est une grosse victoire pour l’équipe et pour moi. En échappant ce duel, on oubliait la pole position. C’est certain que ça nous donne confiance pour le dernier droit», soutient-il.

De la confiance, le Laurier en a certainement besoin. Depuis le début de la saison, la majorité des joueurs n’ont pas répondu aux attentes, connaissant de sérieux problèmes au bâton.

«En gagnant le championnat la saison dernière, on s’est peut-être assis sur notre jeu. On pensait que tout était gagné d’avance et on est arrivé sur le terrain plus smooth!», explique Camiré, essayant de trouver une raison à cette période creuse.

Cependant, les joueurs étaient conscients que les déboires offensifs ne pouvaient pas continuer ainsi, et ce, à l’aube des séries éliminatoires. «Après notre défaite contre la formation de Charny, le 15 juillet, on s’est regardé dans le blanc des yeux et on s’est dit les vraies choses», confie-t-il.

Heureusement pour la formation victoriavilloise, les lanceurs ont sauvé la saison, permettant à l’équipe de se maintenir dans les premières positions du classement. Une réalité qui a de quoi faire craindre les équipes adverses, soutient Camiré.

«On est resté au deuxième rang même si on ne jouait pas à la hauteur de notre talent. Si notre attaque débloque et que nos lanceurs continus sur leur lancée, on s’en vient en force pour le reste de la saison. Watch out!», promet-il.

Cependant, le joueur polyvalent reste distant face à la probabilité que le Laurier remporte le championnat de la saison régulière.

«Si on arrive premier, c’est un petit velours. Cependant, lorsque tu obtiens un laissez-passer, tu as une pause de deux à trois semaines. Cela peut jouer contre nous», souligne l’athlète de deuxième but.

Aussi, il rappelle qu’il reste encore cinq matchs à la saison et que rien n’est gagné. «Il faut garder en tête qu’on a rien d’acquis. Il y a une grande parité entre les quatre premières positions et la compétition sera féroce jusqu’à la fin. On a été les chasseurs et maintenant, on est les chassés», soutient-il.

Bref, si tout se déroule comme prévu, Camiré est confiant que son équipe a les bons éléments pour défendre dignement son titre.

«On a toujours crié haut et fort que nous avons l’attaque la plus dévastatrice. Également, notre défensive n’a aucune faiblesse grâce à nos joueurs polyvalents. Au monticule, on a quatre des sept meilleurs lanceurs de la ligue», décrit l’athlète de six pieds.

Pour la ronde éliminatoire, Camiré espère que le Laurier gagnera tous ces matchs, et rien de moins

«Au début d’une série, je veux tout le temps qu’on gagne nos trois matchs. Si je prédis qu’on gagne la série en quatre rencontres, cela signifie que je souhaite une défaite de mon équipe. C’est inconcevable pour moi», explique-t-il.
Un manque de constance
Avec une excellente moyenne au bâton de .367, le deuxième meilleur frappeur du Laurier, Jonathan Camiré, estime qu’il pourrait faire encore mieux. «Je suis déçu de mon inconstance au bâton. De plus, je me suis fait confier le rôle de premier frappeur alors je dois me concentrer davantage pour me rendre sur les buts. J’ai toujours été quelqu’un d’exigeant», constate-t-il.

Au monticule, il admet qu’il était temps que cette première victoire survienne. «C’était frustrant, car j’ai toujours bien lancé lors de mes présences au monticule, mais on n’arrivait pas à gagner. Ça fait doublement du bien!», conclut le lanceur droitier.

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