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Quatre années ont passé : que sont-ils devenus ?

Article mis en ligne le 10 juillet 2008 à 8:02
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Quatre années ont passé : que sont-ils devenus ?
Anouk Thibault, directrice générale du CRÉER
Quatre années ont passé : que sont-ils devenus ?
Il y a quatre ans débutait pour le Centre de recherche et d’éducation à l’environnement régional (CRÉER) un vaste projet de protection et de conservation des milieux humides forestiers de la région du Centre-du-Québec.
Le projet consistait à rassembler des propriétaires autour de l’idée de conserver ces milieux fragiles, par un engagement fait sur l’honneur.

Le projet était, à ses débuts, financé par la Fondation de Faune du Québec. Il y a quatre ans, 31 propriétaires ont signé une déclaration d’intention de conservation et de protection d’un ou de plusieurs milieux humides forestiers.

Cette opération s’est répétée jusqu’à la fin de l’année 2007.

À présent, le CRÉER estime qu’un effort suffisant a été déployé dans le Centre-du-Québec, pour solliciter les propriétaires dont les milieux humides sont menacés de destruction, hébergent une espèce végétale ou animale spéciale, représentent un bon potentiel pour la reproduction des canards ou recèlent une biodiversité étonnante.

Un milieu humide peut être un marais, un marécage ou une tourbière. Ce sont ces types d’écosystèmes qui ont été visés par les recherches et les actions du CRÉER. La principale caractéristique d’un tel milieu est, bien entendu, que les racines des plantes baignent dans la nappe phréatique. En fait, ce milieu est en communication constante avec les nappes phréatiques, la protégeant contre la pollution ou contre les sècheresses.

Qu’est-il advenu des milieux dont les propriétaires ont promis sur l’honneur, la protection et la conservation?

Pour vérifier la qualité du service, le CRÉER est retourné là où un ou des propriétaires se sont engagés sur l’honneur, en 2004, à protéger et à conserver un milieu humide forestier leur appartenant.

Préalablement, l'organisme a contacté tous les propriétaires touchés par cette démarche et procédé à un petit sondage maison permettant d’évaluer la qualité de ses interventions.

À la suite du sondage, à partir des différentes réponses des participants, les employés du CRÉER prévoient aller visiter vingt-et-un milieux humides.

Il est bon d’expliquer que, des milieux humides retenus en 2004 pour interventions, plusieurs n’ont jamais reçu les services, en raison du refus catégorique du propriétaire ou parce que les coordonnées du propriétaire n'étaient pas disponibles.

Le sondage s’est effectué à l’automne 2007, afin de vérifier si l'intervention auprès des propriétaires a eu des répercussions dans le temps. Seulement 18 personnes sur 31 ont été rejointes.

Plusieurs des participants de 2004 ont vécu des situations de déménagement, de divorce ou parfois des décès. Ainsi, plusieurs adresses ne sont plus à jour et plusieurs lignes téléphoniques sont coupées. Les questions ont porté sur la sensibilisation des participants par rapport à l’environnement, la préservation de leur milieu après quatre années et leur intérêt à continuer de recevoir les informations et les visites du CRÉER dans un but de sensibilisation.

La plupart des participants disent avoir apprécié l'intervention et avoir trouvé intéressante la documentation fournie durant le projet. Les participants disent que la documentation est intéressante et même utile.

Depuis les interventions du CRÉER, cinq des sites visités ont subi des modifications qui varient selon l’importance.
Détérioration à Terre-des-jeunes
Citons ici l’état du marais du parc Terre-des-jeunes, à Victoriaville, qui s’est détérioré beaucoup au lieu de se conserver.
Pour un exemple plus positif, il faut se diriger vers le bras mort de la rivière Nicolet, à Saint-Albert, chez Justin Chabot et Marianne Goulet, a été conservé tel quel, permettant à la végétation de se développer davantage. Les propriétaires ont observé de nouveaux faits dont la présence du pygargue à tête blanche, oiseau protégé par les gouvernements fédéral et provincial, durant la migration printanière et automnale.

Au moins seize personnes sur dix-huit ont fait des aménagements afin de favoriser l’habitat de la faune. L’ensemble des participants affirme ne pas avoir besoin de plus d’informations ou d’être sensibilisé davantage pour mieux protéger le milieu. Mais malgré tout, ils conservent un intérêt pour continuer le processus, recevoir plus d’informations à propos du projet et de ses retombées dans la région.

Le CRÉER dispose de rapports plus importants sur ce sujet. Les travaux du CRÉER sont cartographiés et il est possible de visiter l’organisme afin de consulter ces documents. Le suivi des activités de sensibilisation devrait se poursuivre encore plusieurs années, afin de couvrir l’ensemble des travaux du CRÉER, effectués jusqu’à aujourd’hui dans ce domaine.

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