«Bon voyage!» De gauche à droite, le conseiller jeunesse, Éric Pinette, le directeur général du CJE, Luc Dastous, Jean-François Pépin, Karine Perron, Christine Côté, Virginie Pepin, Dominique Gagnon-Fournier, Marie-Pier Auger, Olivier Landry et la conseillère jeunesse Anne-Marie Vanasse.
Au Mexique... mais pas pour des vacances!
Sept jeunes, deux garçons, cinq filles et leurs deux accompagnateurs préparent leurs bagages en vue d'un séjour de trois semaines à Ecuandureo au Mexique. «Et pour ceux qui croient que nous partons en vacances, détrompez-vous!», a prévenu l'une des participantes, Christine Côté, résidante de Sainte-Anne-du-Sault.
À Ecuadureo, les jeunes travailleront six jours sur sept, à sept heures de la plage la plus proche, à construire des toits de maison, à confectionner des produits de nettoyage, à s'occuper d'enfants. «On a soif d'accomplir quelque chose de bien», a indiqué la jeune Warwickoise, Virginie Pepin.
Christine et Virginie, Karine Perron (Victo), Dominique Gagnon-Fournier (Victo), Marie-Pier Auger (Warwick), Jean-François Pépin (Victo) et Olivier Landry (Kingsey Falls) - accompagnés des conseillers jeunesse Anne-Marie Vanasse et Éric Pinette - partent le 17 juillet et reviennent le 8 août, quelques semaines avant de faire leur entrée au Centre d'éducation des adultes Monseigneur-Côté à Victoriaville.
Ils participent au projet El Paso («le passage», en espagnol), une initiative du Carrefour jeunesse emploi d'Arthabaska pour «raccrocher» ceux et celles qui, pour une raison ou une autre, avaient quitté les bancs de l'école depuis plus d'un an.
Le stage d'aide humanitaire constitue tout à la fois une «bougie d'allumage» qu'un «parachute pour atterrir», dit Luc Dastous, directeur général du Carrefour jeunesse emploi (CJE).
C'est la quatrième fois qu'un tel voyage s'organise, mais il s'agit du deuxième au Mexique, solidement soutenu par la Commission scolaire des Bois-Francs, Emploi-Québec et l'Office Québec-Amériques pour la jeunesse, ce dernier défrayant le coût des vaccins et des billets d'avion.
La perspective et les préparatifs du prochain stage mobilisent les jeunes depuis avril dernier, explique la conseillère jeunesse, Anne-Marie Vanasse.
Depuis trois mois, vingt-sept heures par semaine, les participants – ils étaient dix sur la ligne de départ – ont eu des cours de français, de maths, d'espagnol. Ils ont entrepris une démarche d'orientation, ont appris à travailler en équipe, à vivre en groupe, à résoudre des conflits. Leur stage devrait contribuer à révéler d'autres facettes de leur personnalité.
Il semble que le projet El Paso ait vraiment son effet «raccrocheur». Des dix participants de l'an dernier, quatre ont fini leurs cours au Centre d'éducation des adultes, trois y sont toujours inscrits, une autre a entrepris sa formation collégiale et deux occupent un travail à temps plein, a indiqué la conseillère jeunesse.
Les participants ont amassé au moins 5 000 $ des quelque 50 000 $ que nécessite le séjour au Mexique.