En vue de leur congrès des 1er, 2 et 3 août à Sherbrooke, les Pierre-Olivier Lussier et Julien Gagnon de la Commission jeunesse du Parti libéral du Québec ont entrepris une tournée du Québec en vue de récolter les idées des jeunes membres… et de tous ceux qui ont envie d'exprimer leurs points de vue sur les changements à apporter aux modèles québécois.
Mardi, M. Lussier, coordonnateur de la Commission jeunesse pour l'Est-du-Québec et M. Gagnon, responsable de la thématique du congrès, «Le Québec : un travail d'équipe», se sont attardés à Victoriaville.
En rencontre de presse, le matin, Pierre-Olivier Lussier a rappelé l'importance de l'aile jeunesse pour le Parti libéral, détenant le tiers des voix dans toutes ses instances politiques.
La création d'un Fonds des générations, l'apprentissage de l'anglais dès la première année, les redevances sur l'eau, toutes ces mesures tirent leurs origines de ces annuels Congrès-jeunes, a rappelé le coordonnateur.
Comme ils l'ont fait à Drummondville, MM. Lussier et Gagnon se proposaient d'aller à la rencontre des jeunes libéraux des Bois-Francs pour les inviter à s'exprimer sur diverses questions.
D'ailleurs, pour la première fois cette année, tous sont invités à participer au forum des jeunes libéraux
www.congresjeunes.com) mis en ligne sur le site Internet de leur congrès.
Sans vouloir «restreindre» les débats, comme a précisé Julien Gagnon, la Commission jeunesse soumet quelques sujets à débattre pour «changer les modèles».
Par exemple, le financement universitaire reviendra à l'ordre du jour du congrès des 1er, 2 et 3 août. «Comment assurer un meilleur financement aux universités sans pour autant limiter l'accessibilité aux études?», demande Julien Gagnon.
L'organisation du travail constitue aussi un sujet à débattre aux yeux des jeunes libéraux. Des organisations syndicales, ils s'attendent, par exemple, à ce qu'elles «remettent le travailleur au centre de leurs préoccupations», à plus de transparence, à une plus grande «démocratisation».
Le bilinguisme, la réforme du mode de scrutin, sujet qui «soulève les passions surtout en région», pourraient aussi se retrouver au cœur des discussions lors du prochain Congrès-jeunes à Sherbrooke.
Pour l'instant, MM. Lussier et Gagnon ne pouvaient dévoiler les thèmes que les jeunes libéraux de Drummondville souhaitaient soumettre à la discussion à Sherbrooke, attendant que ceux des Bois-Francs se soient aussi manifestés (ce qui devait se faire mardi soir).
Ils ont laissé entendre que des résolutions portant sur l'agriculture pourraient bien émaner du Centre-du-Québec, dans la foulée du rapport Pronovost sur l'avenir de l'agriculture et de l'agroalimentaire.
Que la formation politique pour laquelle ils militent dirige un gouvernement minoritaire ne mine pas l'envie des jeunes libéraux de susciter des débats, de chercher de nouvelles solutions d'avenir pour le Québec. «C'est toujours mieux quand le gouvernement est majoritaire, mais cela ne nous rend pas inconfortables», a déclaré Julien Gagnon.
«Même si l'on parle d'un gouvernement de cohabitation, cela ne veut pas dire qu'il ne réalise rien et que c'est l'inertie», a renchéri Pierre-Olivier Lussier.
Du Centre-du-Québec, une délégation d'une vingtaine de jeunes membres (16 à 25 ans) devrait participer à la rencontre annuelle. La région 17 n'a plus de porte-parole régional, la représentante Marie-Pier Rousseau ayant dû quitter sa fonction… en soufflant ses 26 bougies.