Olivier Faucher
Olivier Faucher : une preuve de réussite
Membre de l’équipe canadienne de volleyball, Olivier Faucher a fait un retour aux sources le 5 juillet. Il a fièrement assumé le rôle de président d’honneur lors du Tournoi de golf de Plessisville au profit du hockey mineur.
«Ce fut une agréable surprise pour moi lorsque j’ai reçu l’invitation. Pouvoir redonner à sa communauté d’une manière différente que le volleyball, c’est vraiment une belle expérience», admet le joueur vedette de l’équipe du Rouge et Or de l’Université Laval.
Depuis quelques années, le Plessisvillois prouve qu’il est possible d’atteindre les hauts niveaux lorsqu’on croit en son potentiel.
«Il faut faire ce qu’on aime. Lorsque tu adores ton sport, tu travailleras toujours plus fort pour t’améliorer. Si tu le fais pour quelqu’un d’autre, tu lâcheras un jour ou l’autre», affirme le jeune homme de 23 ans.
Travailler fort pour réussir, Olivier sait ce que cela signifie. Il consacre au minimum 15 heures par semaine à son sport, et ce, sans oublier ce qu’exige la vie d’universitaire.
«Souvent, les gens se demandent comment je fais pour réussir. Cet entraînement fait partie de mon rythme de vie depuis sept ans. Ne vous inquiétez pas, j’ai une vie sociale bien active malgré tout!», assure-t-il du haut de ses 6 pieds et 3 pouces.
Bachelier en enseignement de l’éducation physique, Olivier amorcera en automne un certificat en relations industrielles afin de poursuivre au sein de l’équipe du Rouge et Or. Même si c’est sa dernière année d’admissibilité au camp universitaire, sa carrière au volleyball n’en est pas à ses derniers rebonds.
Deux scénarios sont sur la table pour le médaillé d’argent des Universiades d’été 2007, à Bangkok, soit de s’entraîner au Centre à temps plein de l’équipe Canadienne ou rejoindre les rangs d’une formation européenne.
Le passeur espère vraiment que la première option se concrétisera, mais il doit attendre que le téléphone sonne. «On doit recevoir une invitation afin de pouvoir s’entraîner à ce centre. Là-bas, je pourrais, pendant environ un an, développer davantage mon aspect physique et technique. Je reste confiant d’avoir une réponse», confie-t-il.
Si tout se déroule comme prévu, Olivier poursuivra ensuite sa carrière de l’autre côté de l’océan où la frénésie pour le volleyball est comparable à celle pour le hockey au Canada.
«Le volleyball est le sport le plus pratiqué à travers le monde après le soccer. En Europe, il y a plusieurs ligues et des joueurs de hauts calibres. Pour une personne comme moi désirant poursuivre dans le domaine, c’est presque inévitable de faire le tremplin», avance-t-il.
Cette triste réalité résulte de l’absence de ligues professionnelles et semi-professionnelles en Amérique du Nord, explique celui qui a été élu trois fois au sein de l’équipe d’étoiles de la Ligue de volleyball masculine universitaire du Québec.
«Le volleyball au Québec n’est vraiment pas en santé. Sans une ligue officielle, c’est impossible pour une discipline d’avoir de la visibilité», soutient-il.
Olivier n’a pas peur de se retrouver à des heures d’avion de son petit chez- soi. Au contraire, il n’a jamais craint les nouveaux défis.
«J’ai quitté ma famille à l’âge de 16 ans lorsque j’ai été recruté par l’équipe du cégep de Limoilou à Québec. De plus, mon réseau de contacts s’élargit un peu partout à travers le monde depuis que je compétitionne. Je ne me retrouverai pas seul là-bas», souligne-t-il.
Même si Olivier a un grand potentiel à l’excellence, il rappelle l’essentiel d’avoir un plan de secours, surtout dans le monde du sport. «À moins de faire partie de l’élite, il est difficile de gagner sa vie uniquement avec cette discipline. De plus, la majorité des joueurs arrêtent de jouer vers l’âge de 35 ans, car c’est très difficile physiquement. C’est important de ne jamais laisser tomber l’école», conseille l’athlète.
Pour ce faire, il confie que ses parents jouent un rôle inestimable depuis ses débuts. «Savoir qu’on n’est pas seul à travers toute cette galère, ça n’a pas de prix. Dans les moments difficiles, on a un entraîneur et douze joueurs qui te le rappellent. Lorsque tes parents sont toujours fiers de toi, il n’y a rien de plus motivant», conclut-il avec émotion.