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Quatre entreprises sur dix vivent uniquement de la sous-traitance

Dans l’Érable

Carol Isabel par Carol Isabel
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Article mis en ligne le 3 juillet 2008 à 10:41
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Quatre entreprises sur dix vivent uniquement de la sous-traitance
Le commissaire industriel Dany Caron a déjà visité 85 des 200 entreprises du territoire de l’Érable pour mieux cerner leurs besoins et leur offrir les services du CLD de l’Érable.
Quatre entreprises sur dix vivent uniquement de la sous-traitance
Dans l’Érable
Environ 40% des entreprises manufacturières de la région de l’Érable vivent à 100% de la sous-traitance, une solution facile mais qui pourrait être risquée dans le contexte économique actuel avec le taux de change et avec l’émergence des pays asiatiques.
Cette statistique, c’est le commissaire industriel du CLD de l’Érable, Dany Caron, qui l’a cumulée lui-même en visitant quelque 85 des 200 entreprises manufacturières du territoire de la MRC de l’Érable depuis son entrée en fonction, il y a maintenant près de dix mois.

«C’est beaucoup pour une région. Une économie ne peut pas vivre que de sous-traitance car elle se rend trop vulnérable. Il ne s’agit pas d’être alarmiste non plus parce que plusieurs de nos entreprises ne font que de la sous-traitance depuis 30 ans et qu’elles ont toujours bien réussi à s’en sortir. Tant que le monde t’envoie de l’ouvrage, il n’y en a pas de problème», d’indiquer M. Caron.

«Mais mon travail à titre de commissaire industriel est de faire en sorte que nos entreprises développent des produits de niche. Je veux les pousser en ce sens pour diminuer leur dépendance à la sous-traitance. Tantôt, nous ne parlerons pas seulement de la Chine mais il y aura l’Inde aussi. C’est pourquoi j’aimerais que l’on créé le plus possible de donneurs d’ordre dans la MRC de l’Érable», ajoute-t-il.

M. Caron a aussi noté que parmi le 60% d’entreprises qui fabriquent un produit de niche, 40% d’entre elles font aussi de la sous-traitance, ce qui vient encore augmenter cette dépendance qui n’est pas sans inquiéter le commissaire industriel.

Dans sa tournée des entreprises (il en a déjà visité au moins une dans chacune des 11 municipalités du territoire), M. Caron a tout de même constaté que 38% des entreprises se disent en croissance et que 37% sont stables mais qu’il y a près de 25% des entreprises qui ont subi une baisse de leur chiffre d’affaires. «Cela signifie que nos entreprises, dans l’ensemble, réussissent à bien réagir au contexte économique actuel. Mais au cours des prochains mois, je vais mettre beaucoup d’énergie à travailler avec nos entreprises, qui sont en perte de vitesse, à retrouver le chemin de la profitabilité. Elles peuvent bénéficier de nos services-conseils pour se réorienter sans oublier les programmes d’aide financière à leur disposition».

Au cours de sa présente tournée, M. Caron a aussi noté un manque au niveau de la formation chez les dirigeants d’entreprises. «Il faudra voir pour les former à innover mais dans plusieurs cas, c’est toute la procédure de productivité en général qui est à revoir en incluant la gestion à l’interne jusqu’aux achats. Il y a un paquet de petits gestes à poser qui peuvent influencer la marge de profit brut. Il y a d’ailleurs une formation qui a été offerte avec Emploi Québec sur le coaching en approvisionnement. Une entreprise qui réussit à réduire le coût de ses matières premières va faire déjà plus de profits sans avoir à changer son prix de vente. Il faut travailler sur tous ces petits détails».

M. Caron est satisfait à date de l’accueil des entrepreneurs de la région. «Au début, ils me perçoivent comme le fonctionnaire qui va leur faire perdre du temps mais quand ils comprennent que je suis là pour les aider, on passe à un autre niveau de discussion. Ce qui est plaisant, c’est quand mon téléphone sonne à la suite de l’une de mes visites et qu’on me parle de projet, de financement, de services-conseils ou de ce que je pense de telle ou telle situation. C’est là que je sais que j’ai fait mon job et actuellement la moyenne du retour est bonne», de conclure M. Caron.

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