Julie Charest et Marie-Pier Boucher
Un retour aux sources pour Julie Charest
Après avoir quitté Victoriaville durant près de six ans, la réputée gymnaste Julie Charest est de retour au bercail. Depuis une semaine, le personnel d’entraîneurs du Club de gymnastique des Bois-Francs l’accueillent dans leur équipe.
Première victoriavilloise à compétitionner au niveau national, Julie s’est vue obliger, en 2002, de quitter son nid parental afin de poursuivre ses études. «J’ai obtenu mon baccalauréat en enseignement de l’éducation physique à Trois-Rivières. J’ai commencé à faire du remplacement, tout en entraînant les jeunes gymnastes», explique la huit fois médaillée aux Championnats canadiens.
Cependant, l’ennui de son petit chez-soi a commencé à hanter de plus en plus ses pensées. «J’étais loin de mes amies et de ma famille. Également, Marie-Pier Boucher m’a contacté pour savoir si j’étais intéressée à joindre l’équipe de Victoriaville», raconte-t-elle.
De plus, un poste de remplacement s’est ouvert dans son ancienne ville, un scénario parfait que Julie n’a pas pu refuser. «Le Club de gymnastique des Bois-Francs semble très heureux de mon retour. C’est plaisant de se sentir appréciée!», admet la quintuple médaillée aux Jeux du Québec.
Depuis son arrivée à Victoriaville, Julie s’étonne de voir autant de potentiel à travers les murs du Centre communautaire. «Les gymnastes sont très avancés sur le côté technique. Également, le club axe beaucoup sur la formation des entraîneurs. Ainsi, les jeunes sont à l’affût des plus récentes techniques», se réjouit-elle.
Le Club de gymnastique des Bois-Francs compte désormais deux entraîneurs de niveau 3, soit de niveau national. «Je connaissais Marie-Pier de vue puisqu’on se parlait lors des compétitions. Dès mon arrivée, on a développé une belle chimie. On se complète vraiment bien», soutient Julie.
Un honneur bien mérité
Le Club de gymnastique des Bois-Francs a reçu le titre de haute performance relève par la Fédération de gymnastique du Québec. À travers les 40 clubs de gymnastique au Québec, seulement cinq ont droit à cet honneur. «C’est très motivant pour nous. L’excellente performance de Jade Vaillancourt cette année nous a donné un gros coup de pouce pour l’obtenir», souligne Marie-Pier Boucher.
Dorénavant, le Club de Victoriaville pourra accéder à des compétitions hors du pays. «On a été invité à aller à Orlando. Vu que cela implique d’importants frais, on ne sait pas encore si nous allons y participer», explique-t-elle.
Quoi qu’il en soit, cet honneur prouve que les jeunes peuvent réussir à l’école malgré les nombreuses heures investies dans la gymnastique.
«Les filles pratiquent environ 15 heures par semaine. La gymnastique aide beaucoup pour la concentration, la discipline et le respect. Même les parents sont surpris de ce que ce sport apporte à leur enfant», confie l’entraîneur.