L’agriculture et l’agroalimentaire au cœur de la MRC de l’Érable
L’industrie agricole et agroalimentaire est un facteur déterminant dans l’économie de la MRC de l’Érable. C’est ce que révèle la Direction régionale du Centre-du-Québec du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ).
Il a rendu public jeudi dernier le portrait de la MRC de l’Érable afin d’offrir à la population un outil de planification du développement dans ce domaine.
Selon le directeur régional du MAPAQ, Luc Couture, la MRC a grandement évolué au cours des 25 dernières années. «Comme partout au Québec, le nombre de fermes dans la MRC a diminué, mais inférieurement à la moyenne régionale. Cependant, les entreprises produisent plus, car elles ont développé de nouvelles techniques», constate-t-il.
La MRC de l’Érable regroupe 675 entreprises agricoles qui se partagent 74 000 hectares. «Cette MRC est la plus boisée du Centre-du-Québec avec seulement 23% du territoire utilisé par l’agriculture. Elle offre un grand potentiel d’expansion», remarque M. Couture.
Les portraits démontrent aussi que l’Érable abrite une intéressante diversité de productions même si le lait et le porc se maintiennent en tête. «L’acériculture vient au premier rang pour les productions végétales. La MRC de l’Érable occupe également le deuxième rang au Québec dans la culture de la canneberge», relate le directeur régional. Ce secteur représente 38% de la production biologique de la région.
L’agriculture a besoin de relève
L’un des objectifs principaux de ce bilan, fignolé depuis trois ans, vise à apporter aux jeunes une vision positive et prometteuse de l’agriculture. «On veut démontrer à la relève que l’agriculture est une industrie en santé avec un excellent avenir», soutient l’aménagiste, Sonia Dumoulin.
Depuis quelques semaines, les représentants du MAPAQ rencontrent les élus et les acteurs du développement économique de chaque MRC du Centre-du-Québec. Ces rencontres ont pour objet de susciter des discussions sur les enjeux et les possibilités de développement que comportent l’agriculture et l’agroalimentaire. «On offre un outil aux acteurs agricoles pour qu’ils puissent vivre de leur métier et donner aux gens le plaisir de consommer leurs produits», souhaite Mme Dumoulin.
Les représentants ont rappelé un point important ayant surgi des discussions avec les acteurs économiques de la MRC de l’Érable, dont celles avec la mairesse de la Paroisse de Plessisville, Berthe Marcoux. Elle aurait pointé du doigt le manque de valorisation des bons coups dans l’agriculture et l’agroalimentaire. Elle souhaite plus de visibilité pour ces nouvelles entreprises créatrices qui investissent et créent de l’emploi.