Dans l'ordre habituel, Luc Couture, Mélissa Caron et Sonia Dumoulin
MRC d’Arthabaska : entre élevage et culture
Le paysage agricole et agroalimentaire de la MRC d’Arthabaska se distingue à plusieurs égards. Si son industrie laitière a conservé sa notoriété, les producteurs et le bétail étant moins nombreux mais beaucoup plus productifs qu’auparavant, l’agriculture d’ici a su se diversifier au fil des ans. D’ailleurs, la grande force de la MRC d’Arthabaska réside dans cet équilibre entre les productions végétales et animales, a indiqué Luc Couture, directeur régional du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ).
Depuis un peu plus de deux semaines, M. Couture, accompagné de la conseillère en aménagement du territoire et développement rural, Sonia Dumoulin, et de la conseillère en communications, Mélissa Caron, va à la rencontre des acteurs du développement économique de chacune des cinq MRC du Centre-du-Québec pour présenter les portraits de l’activité agricole et agroalimentaire de leur territoire.
Il y a longtemps que ces secteurs ne s’étaient pas fait tirer le portrait. Depuis dix ans, en fait, à peu près au moment où naissait la région Centre-du-Québec (en 1997), a précisé M. Couture.
Quelques données
La MRC d’Arthabaska abrite 936 entreprises agricoles (dont 40 pour la transformation) générant des revenus de 264,3 millions $. Les propriétaires des entreprises de ce secteur ont versé 14,3 millions $ en salaires au cours de l’année 2006, ce qui correspond à 575 emplois à temps plein rémunérés au salaire de 25 000 $ par année.
La production laitière caractérise encore la MRC d’Arthabaska qui, malgré une diminution du nombre de ses fermes (de 800 à 315 au cours des 25 dernières années) et une diminution de 28% de son cheptel, a pourtant crû de 39%.
La production porcine ainsi que la production avicole avaient pris de l’ampleur pour, ensuite décroître au cours des dernières années. Quant à la production bovine, elle croît depuis 25 ans, le cheptel d’ici représentant 28% de la totalité des vaches de boucherie produites dans la région.
C’est, par ailleurs, dans la MRC d’Arthabaska que paissent la plus forte proportion de moutons, cette production ayant connu la plus forte expansion de la région. On sent également que la production caprine prend du galon.
La MRC d’Arthabaska détient également le titre de capitale provinciale de la culture de la canneberge, avec ses 15 entreprises cultivant 630 hectares pour une production d’une valeur de 16,2 millions $.
«C’est un beau succès d’affaires», a dit Luc Couture parlant de cette industrie. Ce succès, il l’attribue au fait que les producteurs et les transformateurs se parlent directement entre eux.
Au-delà des statistiques
En traçant ces portraits, le ministère voulait faire bien plus que comptabiliser le nombre de vaches, de porcs ou de poulets qui s’élèvent sur le territoire, comme l’a dit Mme Dumoulin, mais circonscrire la place significative qu’occupe cette industrie dans le tissu économique des MRC, répondre à des inquiétudes et se projeter dans l’avenir.
«Il s’agit de se donner une vision renouvelée des enjeux, des défis, des occasions à saisir, du potentiel à développer», a expliqué le directeur régional.
Avec les élus, les gens de la MRC d’Arthabaska, du Centre local de développement, les échanges sur ces portraits ont fait ressortir certaines préoccupations.
Le transfert d’entreprises agricoles d’une génération à l’autre ou encore d’un propriétaire à l’autre fait partie de ces dossiers auxquels on voudrait travailler, ici comme ailleurs dans les autres MRC.
Dans Arthabaska, on souhaiterait favoriser une meilleure cohabitation entre les néo-ruraux et les agriculteurs, même qu’on envisage le projet d’un «contrat social» à faire signer aux nouveaux arrivants qui débarquent à la campagne. On veut également s’assurer que l’industrie de la canneberge se développe en toute harmonie avec l’environnement.
Au
www.mapaq.gouv.qc.ca on peut trouver toutes les données du portrait de la MRC d’Arthabaska et des autres MRC du Centre-du-Québec.