Bianca Nadeau et Jessy Robichaud posant avec leur bouc champion.
Chèvrerie Le Petit Prince : une passion pour Bianca et Jessy
Princeville
Le travail d’un jeune couple de Princeville qui se spécialise dans l’élevage de chèvres Boer commence à rapporter des dividendes. Après avoir remporté plusieurs prix l’an dernier, voilà que la saison estivale 2008 est déjà bien amorcée pour la chèvrerie Le Petit Prince qui vient de rafler un autre prix fort convoité lors de l’exposition agricole tenue à Montmagny il y a quelques semaines.
«C’est de bon augure pour les expositions de Saint-Hyacinthe et de Québec qui auront lieu au mois d’août», d’indiquer Bianca Nadeau et Jessy Robichaud qui ont lancé leur petite entreprise il y a huit ans maintenant.
«Sugarfield Renoir», un bouc de deux ans et demi, a en effet remporté le titre de champion senior et de grand champion de réserve lors de l’exposition de Montmagny tenue au début de l’été. La belle bête de 350 livres se place donc en bonne position pour répéter son exploit de l’an dernier alors qu’elle avait été couronnée championne senior et grande championne du Québec lors de l’exposition de Québec. «Nous étions seulement le troisième éleveur à s’infiltrer dans le rang des champions de l’expo de Québec».
«C’est gratifiant et valorisant pour notre entreprise que de mériter de tels prix», de déclarer Bianca et Jessy dont l’objectif est de fournir au marché, encore peu développé au Québec, des chèvres performantes. «Nous ne commercialisons pas la viande. Notre but est de faire du pur sang».
La Chèvrerie Le Petit Prince est née de leur passion. Fait inusité ni l’un ni l’autre des propriétaires ne provient d’un milieu agricole. Tous deux proviennent de la ville. «Quand nous avons acheté notre maison à Princeville, nous avions décidé d’essayer l’élevage de poules pondeuses pour notre plaisir. Puis, nous avons fait l’acquisition de trois chèvres Boer et nous sommes tout de suite tombés en amour».
Depuis ce temps, Bianca, qui est designer chez Jeans Warwick, et Jessy, qui est soudeur-monteur chez Métallurgie des Appalaches à Plessisville, investissent leurs économies dans leur chèvrerie qui compte maintenant 40 têtes. «Nous produisons entre 75 et 80 chevreaux qui se vendent entre 300 $ et 500 $ mais ce n’est pas suffisant pour en vivre», de faire savoir Jessy qui ne laisserait toutefois pas aller son grand champion pour 5 000 $. «Il est notre avenir», ajoute-t-il lui qui s’était procuré la fameuse bête d’un producteur ontarien en juillet 2006.
Les derniers prix remportés sont toutefois bons pour la notoriété de leur entreprise qui fournit des mâles de bonne génétique et des femelles de relève pour des élevages au Québec mais aussi en Saskatchewan et au Nouveau-Brunswick. «Nous avons aussi des projets d’exportation pour Cuba et l’Afrique du Sud avec le gouvernement du Canada qui veut y faire la promotion de la chèvre canadienne».
Au cours des prochaines semaines, le jeune couple début trentaine mettra beaucoup de temps et d’efforts à préparer son bouc champion en prévision des expositions de Saint-Hyacinthe et de Québec. «Nous mettrons beaucoup d’emphase à renforcer sa musculation«, ont-ils indiqué.
La chèvre Boer a été introduite au Canada en 1993. Elle est reconnue non pas pour son lait mais pour sa viande.