Le deuxième Relais pour la vie de Plessisville a été dédié à la mémoire de deux disparus, Line Boisvert conjointe de Ronald Lamontagne, et, Stéphane Tardif conjoint de Sylvie Brisson. Sur la photo, les deux familles lors du lancement des colombes.
Le Relais dédié à la mémoire d’êtres chers emportés par la maladie
Ce deuxième Relais pour la vie à Plessisville a été dédié à la mémoire d’êtres chers qui ont été emportés par la maladie, notamment Line Boisvert, 52 ans, décédée le 15 mai dernier, et, Stéphane Tardif, 39 ans, décédé le 2 avril, tous deux de Plessisville.
«Quand l’organisation m’a contacté, ça m’a fait extrêmement plaisir d’accepter. La formule du relais et des luminaires est tellement magique», de confier Ronald Lamontagne qui a passé 35 ans de vie commune avec sa conjointe Line avant qu’elle ne soit emportée par la maladie.
Pour M. Lamontagne, c’était la troisième fois que le cancer frappait un de ses proches, sa sœur de 45 ans ayant succombé elle aussi à la maladie alors que sa belle-sœur réussissait à la vaincre. «Ce n’est pas de trop, une fois par année, d’applaudir ceux qui ont vaincu, d’encourager ceux qui sont touchés et d’honorer ceux qui ont perdu».
Accompagné par l’un de ses deux fils, l’autre étant à Vancouver, M. Lamontagne avoue avoir ressenti beaucoup d’émotion à l’ouverture du relais et lors du lancement des colombes.
«Il n’y a rien de plus terrible que l’annonce du médecin qui se dit impuissant. Le deuil commence à cet instant même si nous avions toujours espéré un miracle. Nous avons quand même eu de bons moments lors des six derniers mois», de dire M. Lamontagne qui a aussi éprouvé beaucoup d’empathie pour Mme Brisson et ses trois jeunes enfants.
Sylvie Brisson, et ses trois enfants, était fière d’être sur place pour rendre hommage à son conjoint disparu (Stéphane Tardif) et pour donner espoir à tous ceux qui n’ont pu venir marcher. «Stéphane était un gars plein de courage et il aurait voulu être là. Ça nous a fait du bien de dire combien on s’est tous battu contre la maladie», d’expliquer Sylvie quelques jours après sa participation à ce deuxième Relais à Plessisville. Tous les membres de la famille ont d’ailleurs porté un chandail identifié avec une photo de Stéphane auquel se greffait un petit mot se rattachant à lui et sur les raisons de leur marche.
Tant les familles de M. Lamontagne et de Mme Brisson se sont impliquées dans le Relais lors de cette deuxième édition et tous deux souhaitent que cette activité se poursuive pour donner une chance à la recherche.