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Plus de «mordant» au Bureau de la concurrence

Hélène Ruel par Hélène Ruel
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Article mis en ligne le 17 juin 2008 à 9:31
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Plus de «mordant» au Bureau de la concurrence
Le député André Bellavance
Plus de «mordant» au Bureau de la concurrence
Le député bloquiste André Bellavance le dit et le répète. Le gouvernement fédéral devrait donner plus de «mordant» à son Bureau de la concurrence, lui donner, dit-il, les mêmes pouvoirs que la police capable d'entreprendre une enquête sur la base de simples soupçons, plutôt que d'attendre le dépôt d'une plainte.
La mise au jour d’une collusion pour fixer les prix à la pompe n’a pas vraiment surpris le député André Bellavance. «On avait des soupçons qu’on se faisait voler. Mais c’est encore plus insultant quand c’est chez nous!»

Les résultats de cette enquête qu'il qualifie de «spectaculaire» s’étant soldée par une série d’accusations criminelles à l’encontre d’entreprises et d’individus de stations-service de Victoriaville, Thetford, Magog et Sherbrooke font dire au député qu’il y a urgence d’adopter le projet de loi C-454 destiné à modifier la Loi sur la concurrence.

Quelques jours avant l’annonce du Bureau de la concurrence, le feuillet du député de Richmond-Arthabaska envoyé à tous les foyers de sa circonscription concernait justement les fortes hausses du prix de l’essence. Il y résumait les revendications du Bloc québécois, dont la fin des «cadeaux fiscaux» aux pétrolières et ce projet de loi C-454 pour «mieux les encadrer».

André Bellavance garde cependant un très mince espoir que ce projet de loi passe en troisième lecture avant la fin des travaux de la Chambre, les deux autres partis ne paraissant pas chauds à l’appuyer. «Mais on ne sait jamais, un débat d’urgence pourrait être réclamé et on passerait en mode accéléré», a-t-il ajouté.

Selon lui, les pouvoirs du Bureau sont trop restreints. «Ce sont davantage des individus et des entreprises qui ont été ciblés. C’est l’ensemble de l’industrie pétrolière, les marges de profits au raffinage, qui devait être scruté.»

Dans une entrevue téléphonique à la radio de Radio-Canada, la commissaire Sheridan Scott ne paraissait pas considérer que les pouvoirs du Bureau soient si «limités», lorsque le journaliste Michel Lacombe lui a soumis la question. «En tant qu’employée du gouvernement, on peut comprendre la réponse de la commissaire», a dit André Bellavance.

Il ajoute que c’est la première fois, depuis 1955, que le Bureau de la concurrence parvient à mener une si fructueuse opération.

Depuis longtemps, le Bloc réclame d’ailleurs la création d’un Office de surveillance qui serait à même d’analyser les fluctuations des prix. Chaque fois que les prix grimpent, le député Bellavance déplore qu’on n’entende toujours qu’une seule version, celle du porte-parole, Carol Montreuil.

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