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La Nouvelle / L'Union
Violence à l’école
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Victoire des enfants soulignée dans toute la France

Article mis en ligne le 14 juin 2008 à 10:22
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Victoire des enfants soulignée dans toute la France
Victoire des enfants soulignée dans toute la France
Voici des extraits d'articles publiés par des journaux français à la suite de la victoire des enfants contre les écrans médiatiques.
L'Infobourg France titre : «10 jours sans écran» : défi relevé!

www.infobourg.fr

Du 20 au 29 mai dernier, 250 élèves de l’école primaire du Ziegelwasser, près de Strasbourg, ont participé au défi «10 jours sans écran». Ils devaient passer le moins de temps possible devant un écran. Résultat : le défi a été relevé haut la main!

Pour la première fois en Europe, le défi, rebaptisé «10 jours sans écran pour VOIR AUTREMENT», a été organisé par l’association Eco-Conseil. Les enfants devaient noter précisément leurs activités pour comptabiliser leurs points.

Le défi s’est terminé le 29 mai dernier avec succès : les élèves ont réussi à gagner 89% des points, soit un total de 13 149 points, «un taux de réussite excellent», selon le directeur de l'école, Xavier Rémy. Les élèves avaient beaucoup de choses à raconter en classe et l’expérience semble avoir été positive également pour les parents des élèves, obligés de jouer le jeu.

Le Nouvel Observateur. 10 jours sans écrans : Morano pour l'extension www.lejdd.fr

La secrétaire d'État chargée de la Famille, Nadine Morano, a fait part lundi de son intérêt pour l'expérience menée par une école strasbourgeoise dont les élèves tentent de vivre pendant dix jours sans télévision ni ordinateur. Elle a suggéré de l'étendre à toute la France. «Pourquoi pas transcrire votre opération au niveau national?», a-t-elle dit en conclusion d'une rencontre avec les parents de l'école élémentaire du Ziegelwasser, dans le quartier populaire du Neuhof.

«Des écrans, mais pas tout le temps» : c'est le slogan qu'a martelé tout au long de sa visite la secrétaire d'État, qualifiant de «remarquable» une expérience qui entre «vraiment» dans ses préoccupations.

«C'étaient dix jours intenses», décrit le directeur de l'école. «Des journées exceptionnelles», appuie sa collègue Cécile Zirn, enseignante dans une classe de CM1/CM2.

La bataille menée contre l'«ennemi» fut rude et les protagonistes -- équipe éducative, familles, associations et enfants -- accusent un certain contre-coup après l'expérience. «Le plus dur, ça a été pour ma plus jeune, Géna, 6 ans, qui avait l'habitude de voir une série à 8 h avant l'école», raconte Marie-France Pierson. «Maintenant, je n'allume plus la télé le matin, et c'est mieux : tous les enfants sont prêts à l'heure pour l'école !» L'une des initiatives préférées Marie-France, c'est l'atelier de couture qu'elle a dirigé avec d'autres mamans.

«On avait 30 à 40 enfants dans l'atelier, ça m'a plu, et ils m'ont demandé de continuer...» Des cours de cuisine proposés comme alternative aux écrans ont eu également un franc succès, ainsi qu'une sortie à vélo et une visite au... commissariat du quartier.

Pour Cécile Zirn, la suppression de la télé a rendu les discussions en classe bien plus riches : «Au lieu de parler du film de la télé, les élèves avaient beaucoup d'autres choses à raconter, ils avaient fait chacun des tas de choses différentes!» «Et les parents aussi ont redécouvert les discussions au bas de l'immeuble», se réjouit-elle, tandis que sa collègue Marie constate avec un grand sourire que «tous les tissus sociaux se renouent pour se substituer à la télévision».

L'aventure ne restera pas sans lendemain. Entre autres, les enfants vont très vite s'atteler à répondre aux quelque 400 lettres et cartes d'encouragement reçues de France et de l'étranger. Le Parisien, vendredi 30 mai, 11 h 37. Le Figaro : «Le but n'était pas d'interdire, mais de sensibiliser»

...explique une enseignante, Nicole Lemineur, qui a «beaucoup travaillé avec ses élèves sur la notion d'honnêteté», pour éviter que les plus accros ne trichent en remplissant leur carnet de bord.

Pour responsabiliser les familles, celui-ci devait être contresigné par les parents. «Ma fille a appris à s'occuper différemment», souligne un père, en reconnaissant «quelques loupés». «C'était difficile surtout le matin, avant l'école, car ils ont l'habitude de regarder des dessins animés», admet une de ses voisines qui se demande comment distraire ses sept enfants, elle qui «ne peut pas leur payer des activités». Certains enfants, habitués à se coucher tard, ont gagné des heures de sommeil. Le travail scolaire s'en serait ressenti, avec «moins de fautes dans les dictées».

L'Humanité : «Un écran s’éteint, un enfant s’éveille»

www.humanite.fr

Un ado à la sortie de la gare : «Vous voulez aller au Neuhoff? Mais il n’y a rien à voir là-bas!» Et, pourtant, au coeur de ce quartier populaire, c’est un véritable défilé au centre scolaire du Ziegelwasser.

De prime abord, toutefois, cette école coincée entre une petite cité et des bâtiments militaires ne paye pas de mine. Mais l’expérience menée par cet établissement en ZEP pourrait peut-être faire… école. Depuis le 20 mai, 250 élèves ont relevé un défi peu banal : se priver, dix jours durant, d’écrans. De tous les écrans : télé, ordinateur, console. Dans le hall, une banderole clame «Dix jours sans écran, un jeu d’enfant». Au mur, des dessins aux allures de tubes cathodiques barrés d’un «non» définitif ou d’un «ouf !» de soulagement.

Non loin, les minots, de 4 à 11 ans, ont dessiné, comme pour les exorciser, ces programmes qui leur font peur : les Experts, - Jurassic Park…

Le directeur, Xavier Rémy donne congé à un reporter de NRJ pour nous accueillir, - désormais rompu aux techniques de communication. Il brandit une lettre d’encouragement «venue des USA! On en reçoit une soixantaine par jour… » Organisateur du Festival vidéo scolaire, Xavier Rémy ne pouvait qu’être séduit par cette initiative s’inspirant d’expériences américaines et soumise l’an dernier à l’inspection académique par l’institut strasbourgeois Eco-conseil et la chambre de consommation d’Alsace.

«Même si, quand on en a parlé aux parents d’élèves, en décembre, il y a eu un petit moment de flottement, au final, tout le monde a accepté.» Évidemment, pour réussir, l’opération a tout sauf été improvisée : «L’idée, ce n’était pas simplement de priver les enfants de télé. Mais, au contraire, de les amener à la - regarder autrement et à réfléchir sur une activité chronophage. D’ailleurs, l’opération s’appelle «Dix jours pour voir - autrement». On a donc - commencé par leur apprendre à décrypter les images, la pub…»

Pour cette femme de ménage, à l’entrée de l’école, rigolant : «Ce sont les gosses qui ont relevé le défi, pas les adultes. Mais dans le quartier, ça se voit. Les gens sont dehors, maintenant. » Et Sam, lui, joue au foot. Sa mère l’appelle :«Viens, y a une équipe de télé à la maison, elle veut te poser des questions.»

Jacques Brodeur

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Gauquelin

Commentaire mis en ligne le 5 septembre 2008
J'ai vu un blog sympa et lu un livre marrant qui traite de ce sujet. Ceux que cela interresse peuvent aller voir :

esclavesociete.over-blog.com

bonne découverte

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