André Roy photographié là, où un jour, on pourrait construire un escalier à paliers.
Pour rester plus de 15 minutes, cet été, au mont Arthabaska
Des rendez-vous tous les jeudis et dimanches
Cet été, le Parc du Mont-Arthabaska remise son exposition sur la récupération pour, plutôt, multiplier les rendez-vous avec les amateurs de musique, de chansons, d’arts visuels, même de cinéma et de taï chi chuan.
À l’image de ce qui se vit l’été à la Place Sainte-Victoire au centre-ville, le Service de la vie active et culturelle a concocté une programmation d’activités pour animer la montagne.
L’idée, explique le directeur André Roy, c’est d’inciter les gens à s’attarder plus longtemps sur la montagne. «On a l’habitude d’aller à la montagne pour admirer le panorama… et redescendre au bout de quinze minutes.»
On trouvera, sur le site Internet de la ville
www.ville.victoriaville.qc.ca) et dans ses dépliants promotionnels toute la programmation de spectacles, commençant le jeudi 26 juin avec la formation jazz Eaubansan pour se terminer le jeudi 31 juillet avec la présentation du film
Horton entend un qui!.
Une série de rendez-vous
Retenons que tous les jeudis et les dimanches de l’été, il y a spectacles, ateliers, conférence en plein air, des activités pour tous les goûts : la musique pop/rock de Godemichet, les chansons de Danielle Leblanc et de Nathalie Lavigne, les ateliers de fabrication de chapeaux de Guylaine Walsh, d’aquarelle créative de Constance Beaulieu, de taï chi chuan de Nicole Prince, la conférence sur les insectes de Victor Vermette, une démonstration de portrait au pastel de Marie-Josée Larochelle, l’atelier de création d’un mandala avec Isabelle Massey et la présentation de deux films.
La maison du Rebut global
On pourra aussi, du 28 juin au 1er septembre (du mercredi au dimanche), profiter d’une visite guidée de la Maison des Artisans du rebut global construite à l’été 2004.
Cette maison constitue la «pierre d’assise» de cette série du Rebut global, un concept du Victoriavillois Marc St-Onge, qui en exporte d'ailleurs le concept à l'extérieur du Québec.
150 000 $ par année
Le parc du mont Arthabaska, la Ville le développe année après année. «Le plan d’ensemble, c’est un peu un <@work in progress<@$p>», dit André Roy. Et il ajoute qu’avec les investissements municipaux de 150 000 $ par année, la Ville souhaite le rendre de plus en plus attrayant.
En deux ans, la calotte de la montagne s’est considérablement meublée. Un belvédère sur lequel on peut mettre l’œil à la lunette d’approche pour scruter l’horizon, des aménagements paysagers, des tables et des chaises ont déjà transformé l'apparence des lieux.
Les plus familiers auront aussi remarqué que l’on peut maintenant, entreprendre sa randonnée dans les sentiers du mont Arthabaska partant du stationnement situé au bas de la montagne, au bout de la rue Girouard. La Ville a réaménagé et clôturé le stationnement et a aussi investi dans l’amélioration de ses sentiers.
André Roy fait, par ailleurs, remarquer ces travaux de remblai, tout à côté du belvédère, permettant d’asseoir confortablement un chapiteau.
D’autres équipements
D’autres équipements sont prévus, à court et à moyen termes.
D’ici quelques semaines, s’installera, sur le belvédère, un panneau qui guidera le regard que l’on peut poser, à travers la lunette d’approche, sur les 17 clochers d’église, les monts Orford et Sutton, les tours d’édifices perceptibles du haut du mont Arthabaska. Un concours pourrait aussi y être associé.
Une remontée mécanique
L’hiver prochain, s’ajouteront deux autres glissades (il y en aura quatre au total) non loin de la maison du Rebut global et, surtout, une remontée mécanique permettant aux jeunes… et aux plus vieux de retourner, sans s’essouffler, à leur point de départ, 450 pieds plus haut.
Des escaliers?
André Roy évoque aussi ce projet de construire un escalier à paliers le long de la «cicatrice» (ce couloir avait été pratiqué pour grimper les canalisations) de la montagne, partant de la rue Girouard jusqu’au belvédère. «On pourrait envisager la construction cet automne ou au printemps 2009.»
Et le sentier culturel?
On a finalement abandonné l’idée d’un «sentier culturel» derrière le Pavillon Arthabaska. Ce projet avait été évoqué l’an dernier. On souhaitait créer dans ces sentiers, une balade où on aurait marié nature et poésie.
«À cet endroit, c’est trop accidenté et, à certains moments, les randonneurs auraient eu l’impression d’être perdus dans la forêt, sans points de repère visuels», explique André Roy.
Le projet pourrait se déporter un peu plus loin, là, où de n’importe quel bout de sentier, on peut toujours apercevoir un rassurant pan de bâtiment.
D’autres projets d’équipements mijotent pour cet été. La «montagne» n’en finit plus de s’inventer des prétextes pour qu’on la fréquente plus assidûment… et plus longtemps.
Les ornithologues, les amateurs de géocachette, les randonneurs, les cyclistes, eux, savent que le mont Arthabaska vaut davantage qu’un détour de quinze minutes.