Le commissaire Alain Provençal, l’agent de promotion Yves Bernier et le président Jacques Gagnon
Le tourisme d’affaires, beau temps, mauvais temps
Le nouvel essor du marché des congrès à Victoriaville a largement compensé l'été touristique plutôt décevant qu'on a connu dans les Bois-Francs l'été dernier, phénomène qu'avait pressenti le commissaire touristique, Alain Provençal. Que prévoit-il pour 2008? «Tout dépend du temps qu'il fera!»
Et il ajoute que des activités comme le golf, le vélo, le plein air connaissent des saisons en dents de scie, étant toujours tributaires des conditions climatiques.
La hausse du prix de l'essence freinera-t-elle l'envie des touristes de s'attarder dans les Bois-Francs? Alain Provençal ne le croit pas, prédisant même que, pour «tout de suite», l'augmentation des prix du carburant n'aura pas d'impact sur le tourisme québécois en général.
Il croit que bien des gens, au lieu de sacrifier leurs voyages de vacances, tenteront d'économiser l'essence autrement, en allant au vélo au travail, par exemple.
Au lendemain de l’assemblée générale de Tourisme Bois-Francs, le commissaire touristique et le conseiller victoriavillois, Jacques Gagnon, réélu à la présidence pour un troisième mandat, ont tracé le bilan de la dernière année touristique. Car, en passant, le tourisme dans les Bois-Francs bat maintenant au cœur des quatre saisons, chacune alléchant sa clientèle.
À elles seules, les statistiques démontrent un renversement de la tendance, le tourisme d’affaires ayant largement dépassé le tourisme d’agrément.
Au total, 49 événements et congrès et leurs 9 139 nuitées ont généré des retombées directes de 1,5 million $, presque deux fois plus que l’année précédente.
Tourisme Bois-Francs a bien l’intention d’accentuer la prospection pour accroître ce marché. «On se peigne, on met notre cravate», a dit Alain Provençal évoquant la participation de Tourisme Bois-Francs à deux bourses de congrès et l’organisation d’une campagne de publicité. On s’attend à ce qu’en 2008, s’organisent une soixantaine de congrès générant 11 000 nuitées.
Par contre, à l’exception de ces 39 groupes (quatre de plus que l’année précédente) de touristes européens logeant au Village d’accueil – l’un des trois au Québec arborant 4 étoiles - , le tourisme d’agrément a généré moins de retombées que l’an dernier, 443 773 $ au lieu des 1,2 M $ de l’année d’avant.
Alain Provençal a rappelé que l’été 2006 avait été exceptionnel avec ces huit comédiens vedettes du Théâtre des Grands chênes, ce qui avait largement contribué à hausser le nombre de forfaits. «Cette année, il n’y a pas de vedettes à Kingsey Falls, mais on peut s’attendre à une clientèle oscillant entre 15 000 et 17 000 personnes.»
Un œil au rétroviseur de la saison touristique 2007, l'autre sur la carte touristique 2008, Tourisme Bois-Francs s’attend tout de même à augmenter la clientèle des différents forfaits, théâtre, golf, vélo, canneberge, balade gourmande, motoneige et VTT.
On espère beaucoup de la création de ce nouveau kiosque touristique qui s’ouvrira le 23 juin, à Ham-Nord (dans l’ancienne caserne des pompiers). L’emplacement est intéressant, route 161, pour cette clientèle provenant de l’Estrie, même des Etats-Unis. C’est une nouvelle porte d’accueil incitant les touristes à s’attarder dans les Bois-Francs.
À la rubrique développement, Tourisme Bois-Francs mise sur ces projets de développement du Parc Marie-Victorin, du mont Arthabaska, du réservoir Beaudet, du Centre d’interprétation de la canneberge (où l’on espère une permanence), la mise à niveau du mont Gleason (une priorité du député Yvon Vallières), la réfection du Parc linéaire (on l’attend depuis plus de deux ans), la mise en valeur du pont couvert à Warwick.
«On a déjà dit que le tourisme, c’était un produit d’exportation qui se consomme à domicile», a dit le président, Jacques Gagnon. Il a invité les sylvifrancs à se montrer agréables avec la «visite», un sourire c’est un petit geste qui peut avoir un effet considérable sur l’industrie touristique, a-t-il précisé.