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La légende de Victo remporte la palme au Festival de contes et légendes en Beauce-Etchemin

Manon Toupin par Manon Toupin
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Article mis en ligne le 11 juin 2008 à 15:37
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La légende de Victo remporte la palme au Festival de contes et légendes  en Beauce-Etchemin
Éric Mercier dans son costume de conteur
La légende de Victo remporte la palme au Festival de contes et légendes en Beauce-Etchemin
Éric Mercier a dignement représenté Victoriaville la semaine dernière. En effet, il s'est mérité le premier prix de la 3e édition du Festival de contes et légendes en Beauce Etchemin avec sa légende intitulée : La naissance de Victoriaville.
L'enseignant en mathématiques, à l'école secondaire Le boisé de Victoriaville, est un raconteur dans ses temps libres. Depuis quelques années, il fait partie des Fêtes victoriennes, en tant que comédien et d'écrivain, et il est également du groupe Contes et Légendes. Ainsi, les histoires et les légendes il connaît ça. Si bien qu'il a décidé, l'année dernière, de se mettre à l'écriture.

«J'ai voulu écrire une légende. Alors, je suis me suis inspiré du livre de la toponymie du Québec. J'ai lu ce qui s'y trouvait sur Victo», explique-t-il.

Ayant découvert que la naissance de la municipalité était attribuable à un dénommé Foisy et à un Demers, il s'est approprié ces deux noms pour ses personnages principaux, un jeune couple formé de Michel Foisy et Victoire Demers. «J'ai voulu ajouter des éléments géographiques de Victoriaville, soit le mont Saint-Michel et l'église Sainte-Victoire», ajoute le conteur.

Bien entendu, comme dans toute légende qui se respecte, le diable est en cause et passe un pacte avec le pauvre Michel qui finalement en payera de sa vie…

Un heureux mélange d'éléments réels et de fiction fait en sorte que le spectateur ne sait plus trop démêler le vrai du faux.

Il a présenté sa légende, à quelques endroits, dont aux Fêtes victoriennes l'année dernière, mais a voulu voir si son histoire trouvait écho chez des gens qui ne connaissent pas nécessairement Victoriaville. C'est ainsi qu'il l'a proposée au festival de Saint-Prospère.

Sa prestance et sa façon de raconter cette légende surprenante, ont eu l'heur de plaire au jury qui lui a donné le premier prix dans la catégorie adulte. «Avant de commencer la légende, j'ai mis les gens dans un contexte géographique et ils ont bien compris. Ça m'a permis de voir que cette histoire est exportable», souligne-t-il. Il a été surpris de la bonne réponse des gens, dont certains lui ont dit que son histoire leur avait donné le goût de venir à Victoriaville pour voir les éléments si bien décrits.

Éric Mercier adore jouer et a toujours aimé ce qui est artistique et théâtral. Sa participation à Contes et Légendes lui permet de développer ce côté artistique de sa personnalité.

«Pour faire une bonne légende, il faut un aspect fantastique, mais aussi des éléments où les gens se reconnaissent. On doit partir de quelque chose de familier pour les spectateurs et leur faire croire que l'histoire arrive pour vrai», insiste-t-il. Et bien entendu, le plus important de tout, il faut y croire soi-même pour parvenir à le transmettre aux autres. «L'interaction avec le public est primordiale, alors il faut aussi être à l'écoute. Mais la plus grande récompense, c'est quand on entend les gens rire et réagir à nos paroles», termine-t-il.

La légende de Victoriaville ne devrait pas être la seule légende «créature» d'Éric Mercier. Ce dernier a d'autres idées en tête… qu'il écrira peut-être pendant l'été.

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