Le préfet Jacques Hémond, au centre, remet un montant de 40 000 $ au maire d’Asbestos, Jean-Philippe Bachand, et au président de l’aréna, Pierre Benoît.
Pacte rural : près de 80 000 $ pour trois projets dans la MRC des Sources
L’aréna Connie-Dion d’Asbestos, le P’tit Bonheur de Saint-Camille et la Corporation des Corridors verts ont été retenus par le Comité consultatif du Pacte rural de la MRC des Sources dans le cadre du volet supralocal et se partagent une somme de 79 500 $ pour réaliser leurs projets.
Le centre récréatif Connie-Dion a obtenu la plus grosse part du gâteau, soit 40 000 $, pour aménager son centre de conditionnement physique, un projet totalisant plus de 300 000 $.
«Le projet se mettra en branle d’ici quelques semaines. Il nous fallait relocaliser le centre de conditionnement physique qui logeait au centre communautaire de loisirs de la rue Panneton, un édifice que la Ville a vendu», a rappelé le président de l’aréna, Pierre Benoît.
Pour réaliser le projet, on procédera à un agrandissement de 1 080 pieds carrés. «On y retrouvera une salle de bain et un vestiaire neufs, de même qu’une salle multifonctionnelle à l’étage pour des activités de karaté, de judo et de yoga. Une section VIP permettra l’entraînement cardio avec une vue sur la patinoire», a précisé le président.
L’implantation d’un tel centre, a-t-il ajouté, permettra une ouverture de l’aréna 12 mois par année, plutôt que 8 mois. «On souhaite augmenter le membership à plus de 500 membres. On en compte environ 400 actuellement», a souligné Pierre Benoît, un président qui ne manque pas de projets.
«On envisage l’aménagement, en saison estivale, de deux terrains de badminton et d’un terrain de tennis sur la patinoire», a-t-il dit.
Le maire d’Asbestos, Jean-Philippe Bachand, voit d’un bon œil les retombées du vaste projet. «L’aréna devient un complexe sportif venant compléter l’offre de services qui s’étend à toute la région, a-t-il signalé. J’espère que les gens s’approprieront cet équipement. Il s’agit d’une plus value permettant le maintien des emplois et la création, au départ, d’un demi emploi.»
De son côté, le P’tit Bonheur de Saint-Camille touche un montant de 25 000 $ pour la réalisation de la phase 2 de son portail Mes Sources, en ligne depuis environ 1 an. «En constant développement, le site donne de l’information sur ce qui se passe dans la MRC, il fait la promotion du territoire à l’extérieur. En fait, il assure la mise en valeur de la région et constitue un outil pour les organismes. On veut qu’ils s’approprient cet outil participatif», a expliqué le responsable Joël Nadeau.
Le portail voit régulièrement se développer de nouvelles sections. «À venir, nous présenterons les pages municipales, des sections thématiques et les offres immobilières faisant état des terrains et des résidences disponibles», a-t-il signalé.
À moyen et long terme s’ajouteront aussi des volets de collaboration et de formation à distance. «Je suis heureux de l’intérêt et de l’enthousiasme que suscite le portail», a mentionné M. Nadeau.
Le maire de Saint-Camille, Claude Larose, reconnaît l’impact important du portail. «Alors que le monde rural connaît une décroissance démographique, un portail est nécessaire. C’est un outil d’informations et de réseautage qui contribue à rassembler les gens. Il permet au milieu de se connaître et de se faire connaître. S’il n’y a pas de communication, on ne peut rendre visibles nos projets», a-t-il commenté.
Les statistiques montrent, selon Joël Nadeau, que 60% des visiteurs du site proviennent de l’extérieur de la MRC.
Quant à la Corporation des Corridors verts, elle met la main sur une enveloppe de 14 500 $, argent devant servir à l’acquisition de divers équipements pour l’entretien de la piste cyclable qui, comme ailleurs, subit les foudres des vandales.
«Chaque année, il en coûte 50 000 $ pour réparer les méfaits, a déploré le préfet de la MRC, Jacques Hémond. Et c’est l’argent des contribuables. On demande aux citoyens de faire preuve de civisme et on a demandé à la SQ d’accentuer les patrouilles.»
Trois projets auront donc été retenus pour le volet supralocal. «Mais nous avions reçu 9 projets pour des demandes totalisant 123 250 $ alors que l’enveloppe disponible s’élevait à 84 660$, a fait remarquer le préfet Hémond. Tous les projets étaient bons, mais le Comité a dû choisir les plus audacieux en fonction de certains critères, tels que la vision de développement, la mobilisation, l’autofinancement et l’absence de dédoublement des produits et services déjà disponibles.»
Dans le cadre du Pacte rural, la MRC des Sources dispose d’une enveloppe de 1 785 003 $ sur 7 ans, dont 592 622 $ destinés aux projets supralocaux et 170 340 $ pour les projets locaux.
Entre 2002 et 2007, le Pacte rural a permis la réalisation de 76 projets, dont 57 locaux. «Cet outil agit comme un levier pour aller chercher autre chose en matière de développement», a conclu le préfet.