L'éolienne de Vision 20 20 a été installée sans autorisation de la Ville de Victoriaville.
Victo coincée par l’éolienne «contrevenante» de Vision 20 20
Aux prises avec deux «cas d’espèce», comme les appelle le maire Roger Richard, le dossier des éoliennes domestiques sur le territoire de la Ville de Victoriaville n’est pas encore rendu sur la table du conseil municipal.
Le maire s’attend à ce que, dans deux semaines, le conseil ait à prendre une décision concernant l’éolienne dérogatoire de Vision 20 20 et la demande «originale» - a dit le maire - qu’a formulée Steve Lamontagne, résidant du 99, rue des Andes (voir autre texte).
«La solution la plus simple et la plus bête serait de dire à Vision 20 20 d’enlever cette éolienne et d’interdire au résidant d’en implanter une!»
Sans blâmer qui que ce soit, précise M. Richard, la Commission scolaire n’a effectivement pas demandé de permis pour ériger son éolienne et qu’il s’agit d’un «imbroglio».
«Elle était assimilée au projet de développement de nouvelles sources d’énergie et à la mission éducative du centre ; elle devenait un outil pédagogique au même titre que le CFER.»
Le maire laisse entendre que la Ville n’a pas très envie de demander à la CSBF de déboulonner son éolienne. Il faudra plutôt amender l’actuel règlement municipal pour autoriser, après coup, l’implantation de la Skystream dans la cour de Vision 20 20.
Et tant qu’à amender le règlement, le conseil pourrait profiter de l'occasion pour en réviser les dispositions, explique le maire. «À ce moment-ci, il n’y a pas encore de recommandation politique sur le dossier des éoliennes domestiques.» Ni pour celle de Vision 20 20, ni pour celle du citoyen de la rue des Andes, précise-t-il.
Le maire poursuit en disant que le conseil a demandé que le Comité consultatif d’urbanisme procède avec «jugement et célérité» dans ce dossier.
Il rappelle que si on avait appliqué les règlements à la lettre à l’époque où des élèves du CFER «ouvraient des canisses de peinture» dans la cour de leur école, pas sûr qu’aurait pu se développer une entreprise comme Peintures récupérées du Québec. «Une chose est certaine, à Victoriaville, on favorise le développement durable», a conclu le maire.