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Le goût d’y mettre le nez

Hélène Ruel par Hélène Ruel
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Article mis en ligne le 5 juin 2008 à 11:41
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Le goût d’y mettre le nez
Le nez du sommelier, Martin Garneau
Salon des vins, bières et spiritueux
Le goût d’y mettre le nez
Ce Salon des vins, bières et spiritueux organisé par les gens du programme de Gestion et exploitation de l’entreprise agricole du cégep de Victoriaville constituait une première… mais certainement pas la dernière!
Quelques heures après sa clôture, le prof Michel Émond, un des instigateurs, bien que fourbu, était ravi des résultats de cette première expérience. «Il y en aura un second l’an prochain!», a-t-il promis.

Il estime qu’environ 500 personnes ont mis le nez au Salon où une vingtaine de maisons les attendaient pour leur faire humer, goûter, découvrir leurs produits, des vins en majorité, quelques bières et d’autres spiritueux.

Michel Émond mentionne que tant du côté des exposants que du public, on aurait apprécié l’ambiance et le caractère très «classe» de l’événement surtout attribuable au chic et à l’attitude empressée de la vingtaine d’étudiants y ayant œuvré. Les costumes d’époque que portaient les hôtesses des Fêtes victoriennes ont également donné leurs couleurs au Salon.

«Les exposants n’en revenaient pas d’avoir autant de services, les étudiants étant toujours attentifs à répondre rapidement à leurs besoins. Et ils ont parfaitement respecté le code d’éthique qu’on s’était donné, celui de ne pas boire une goutte durant toute la durée du Salon», raconte Michel Émond.

Ni le comité organisateur ni le président d’honneur, Jacques Beauchesne, président de Semican, n’avaient eu le temps de dresser un bilan complet du premier Salon et de jeter les bases du second.

Au pifomètre, il croit que le Salon devrait rapporter entre 5 000 $ et 10 000 $ pour le financement des activités pédagogiques des étudiants du programme. «Et on s’est également engagés à verser 10% des profits pour les paniers de Noël du Club Lions de Victoriaville, cette cause étant liée à l’agriculture.»

Pour le prochain Salon, dont on reverra peut-être aussi la place dans le calendrier, Michel Émond mentionne qu’il faudra réviser la disposition des stands pour présenter, d’abord, les produits des brasseries, et en augmenter le nombre. Ils n’étaient que deux cette année, Boréale et McAuslan, l'actuel Mondial de la bière ayant, paraît-il, épuisé les budgets des brasseurs pour des activités de ce genre.

M. Émond ajoute que le deuxième Salon conservera à peu près les mêmes proportions dans les produits offerts, prépondérance étant donnée aux produits vinicoles, permettant au public de goûter à des vins avant d’en acheter toute une bouteille au rayon des spécialités de la Société des alcools du Québec ou de se rendre, par exemple, au Vignoble Le Cep d’argent.
La «médaille» du sommelier
Cet accent sur les vins fera certainement plaisir au sommelier Martin Garneau, copropriétaire depuis vingt ans du restaurant Luxor, qui arrivait tout juste de sa première participation au Mondial des vins, un des dix plus importants concours sur la planète. C’était la première fois que le sommelier victoriavillois participait (avec quinze autres) à servir, durant cinq jours, 2 300 vins différents à la soixantaine de juges. «Et on avait le droit d’y goûter!», a-t-il précisé.

Pourtant, malgré cette fantastique aventure qui l’a mis en relation avec des gens de partout sur la planète pendant plusieurs jours, Martin Garneau s’est attardé au premier Salon des vins, bières et spiritueux organisé à Victoriaville, prêt à guider, à conseiller, à échanger avec le public.

«C’est étonnant que tant d’agences soient présentes pour cette première à Victoriaville! Peut-être parce que je reviens du Mondial où tant de médailles ont été décernées, j’en accorderais une à ce premier Salon», a-t-il dit.

Tous les jours, explique-t-il, le sommelier doit cultiver sa mémoire olfactive et gustative… sans nécessairement avaler tout ce qu’il se met en bouche! Des salons, il y en a tous les mois et Martin Garneau les fréquente assidument. «C’est le monde qui vient à nous! Et le monde est aussi venu à Victoriaville.»

Évoluant d’un stand à l’autre, il a commencé sa tournée par la dégustation de vins blancs et de rosés, pour recommencer son périple et, cette fois, s’attarder aux vins rouges.

Il a eu de très belles surprises, comme ce Perle rose du Vignoble De Lavoie de Rougemont, un «vin d’été» pouvant accompagner des sushis, des entrées, du poulet, conseille-t-il.

Il dit d’ailleurs être toujours étonné par ce qui se produit au Québec et au Canada. Jamais, dit-il, il ne faut comparer les produits d’ici, à ceux de la France, de l’Italie ou des pays du Nouveau-Monde, comme le Mexique, le Chili, l’Australie. «Parce qu’on ne peut pas comparer des terres, des climats.»

La carte des vins s’élargit dans tous les sens… les rosés croissent, ainsi que les produits équitables et biologiques, remarque-t-il.

Ce qui lui plaît aussi des salons en général et de celui de Victoriaville, c’est de pouvoir s’entretenir avec les vignerons et les représentants des agences. On y parle de culture, dans tous les sens du terme… même des risques d'«électrocution» des vignes, comme l'a vécu les Vignobles des Trois clochers de Dunham!

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martin

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martin garneau

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