Sarah Bilodeau (comité 12-18 de Laurierville), Céline Girard (MAMR) et Roxane Bédard-Martineau (comité 12-18 de Villeroy) ainsi que Laurent Boissonneault (président de Partenaires 12-18), Éliane Gagné (comité 12-18 d’Inverness), Audrey Bélanger (responsable de l’étude) et Gilles Després (organisateur communautaire) lors du dévoilement de l’étude commandée par Partenaires 12-18.
Une formule gagnante pour les jeunes des régions rurales
L’approche Partenaires 12-18
L’approche Partenaires 12-18 se veut une formule gagnante pour les jeunes des régions rurales du Québec selon une étude qui a été financée au coût de 50 000 $ par le ministère des Affaires municipales et des régions du Québec.
La recherche menée par Audrey Bélanger (Maîtrise en santé publique) auprès de 150 anciens membres de Partenaires 12-18, qui dessert les municipalités rurales de la MRC de l’Érable, a permis de déterminer que les jeunes qui s’engagent dans leur communauté ont une prédisposition à développer un sentiment d’appartenance plus grand à l’égard de leur milieu.
Cinq constats se dégagent d’ailleurs de cette étude : L’implication dans un comité 12-18 permet d’acquérir des connaissances, notamment sur les conseils d’administrations, de développer des habiletés gagnantes tels que le sens des responsabilités, la confiance en soi et le leadership, en plus de favoriser l’émergence de citoyens engagés dans la société et dans leur milieu. «Il s’avère que 64% de ceux qui se sont impliqués dans les comités 12-18 de l’Érable ont poursuivi une implication au sein d’organisations de diverses natures», d’indiquer Mme Bélanger.
Il apparaît également aux répondants que les comités 12-18 permettent une reconnaissance par le milieu de la place et des apports des jeunes. «Avec des taux d’accord de 99%, nous pouvons conclure qu’ils améliorent la situation des jeunes en milieu rural», de poursuivre Mme Bélanger.
Mme Bélanger ajoute également que le résultat de l’étude confirme que les jeunes, qui s’impliquent activement dans leur communauté, ont tendance à développer un sentiment d’appartenance plus prononcé face à leur milieu. «Nous avons un taux de 93% des anciens membres interrogés qui se disent attachés à leur MRC et un taux de 90% qui se disent attachés à leur municipalité alors que le taux d’attachement se situe habituellement autour de 55%».
Gilles Després, organisateur communautaire, a de son côté ajouté que le taux de rétention des jeunes ayant fréquenté Partenaires 12-18 au cours de ses 14 années d’existence dans la région de l’Érable atteint 50% alors que la moyenne se chiffre habituellement à 25%. «Il ne fait aucun doute que c’est un modèle qui favorise le retour des jeunes dans leur milieu rural».
Le président de Partenaires 12-18, Laurent Boissonneault, s’est dit fort heureux des résultats de cette étude qui se veut le coup de pouce qui permettra à l’organisme d’exporter son modèle d’intervention à l’ensemble des communautés rurales du Québec.
De son côté, la conseillère en développement régional pour le ministère des Affaires municipales et des Régions, Céline Girard, a souligné que Partenaires 12-18 représentait une belle innovation rurale et que le gouvernement versera une aide financière complémentaire de près de 60 000 $ pour que l’organisme puisse exporter son approche hors des limites de la MRC de l’Érable tout en faisant connaître les résultats de ses recherche et à poursuivre son travail quotidien de soutien aux jeunes.
Partenaires 12-18 développera d’ailleurs une trousse servant à implanter une organisation similaire dans un autre territoire rural et produira un guide qui décrira les tâches à accomplir et la séquence à suivre afin d’établir d’autres organismes jeunesse respectant la philosophie d’intervention de Partenaires 12-18. Déjà, il est permis d’avancer qu’un projet vise l’implantation d’une cellule Partenaires 12-18 dans trois municipalités de la MRC d’Arthabaska.