L’accident simulé a fait un mort et une personne blessée et coincée.
Impressionnante simulation d’une collision mortelle
Quelque 600 élèves de quatrième et cinquième secondaire de Victoriaville et de Warwick ont assisté, lundi avant-midi, au Colisée Desjardins de Victoriaville, à une simulation d’une collision mortelle visant à les sensibiliser aux conséquences de la conduite avec les capacités affaiblies, surtout en cette période de bals de finissants et à la saison estivale qui s’amène et «où on a tendance à rouler un peu vite», a noté l’agent Yannick Connolly de la Sûreté du Québec, responsable de l’activité.
«On a l’impression que nous avons, ici dans la MRC d’Arthabaska, plus d’accidents qu’ailleurs. C’est l’une des raisons justifiant l’organisation de la simulation. Nous voulons réduire le taux de mortalité», a expliqué l’agent Connolly.
Le policier avait élaboré le scénario d’une collision entre deux véhicules, causée par un jeune homme en état d’ébriété, qui sortait de son bal de finissants.
Une jeune femme, éjectée d’une voiture, a perdu la vie. Une conductrice, de son côté, s’est retrouvée coincée dans son automobile.
L’auditoire a ainsi pu voir à l’œuvre et mieux comprendre le rôle de tous les services d’urgence : policiers, pompiers et paramédics.
Le sergent Claude Le Bel de la SQ, le lieutenant Serge Carignan du Service de sécurité incendie de Victoriaville et le paramédic Philip Girouard d’Urgence Bois-Francs ont, à tour de rôle, pris le micro pour commenter chacune des étapes d’intervention.
«Une simulation de la sorte, c’est la vraie vie, c’est ce que, nous, on voit lors des collisions», a souligné le policier Connolly, impressionné, a-t-il dit, par les nombreux élèves présents.
Le représentant de la SQ a précisé qu’il ne voulait aucunement faire la morale aux jeunes. «Nous voulons vous montrer la vraie vie, les conséquences tragiques d’une collision mortelle. Si vous conduisez avec les capacités affaiblies, à haute vitesse ou de manière imprudente, vous pouvez briser votre vie et celle des autres», a-t-il prévenu.
Le permis de conduire, a-t-il renchéri, amène une responsabilité. «Avec le permis vient la responsabilité des gestes et des actes. Le véhicule peut devenir une arme et un conducteur peut faire face à des accusations criminelles», a signalé l’agent Connolly.
Prenant la parole avant le début de la démonstration, la directrice du poste de la SQ de la MRC d’Arthabaska, la capitaine Caroline Guay, a aussi insisté sur le sens de la responsabilité. «On veut vous sensibiliser au pouvoir que vous avez de changer des choses. Saisissez le pouvoir que vous avez, jouez votre rôle de citoyen en vous engageant à empêcher la conduite avec les capacités affaiblies. Vous ferez la différence», a-t-elle fait remarquer.
«Quand vous procédez à l’arrestation d’un conducteur ivre, vous arrêtez un tueur potentiel. C’est ce que je dis à mes policiers», a souligné la capitaine.
Le policier Connolly a profité de la simulation pour faire état de certaines statistiques dans le but d’une sensibilisation. «À la SQ, nous parlons d’une collision plutôt que d’un accident. Une collision implique un facteur humain. D’ailleurs, les facteurs humains jouent un rôle dans 80% des collisions», a-t-il indiqué, rappelant que les jeunes, représentant 10% des titulaires de permis de conduire, sont pourtant responsables de 24% des collisions avec blessés graves.
Cette simulation constituait une première dans les Bois-Francs, et peut-être une première au Québec pour une démonstration tenue à l’intérieur.
Le responsable Yannick Connolly tient à remercier les quatre comédiens ayant participé à l’activité sous la direction de Nathan Perreault.
Plusieurs partenaires ont permis la réalisation du projet : Fournier métal pour la fourniture des véhicules, Bouchard service routier pour leur transport, le Salon Funéraire Louis Bergeron qui a récupéré «le corps» et la Ville de Victoriaville pour le prêt du Colisée et de deux travailleurs.